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Nous sommes fiers de vous présenter les deux membres les plus actifs du mois, il s’agit de Gideon Flamel et de Megara Harkness, nous les félicitons et les remercions pour leur activité !








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⊰ I will never forget (Cedrella&Cole) ⊱
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MessageSujet: I will never forget (Cedrella&Cole)   Mer 18 Fév - 21:01

« Vous pouvez sortir, Morgenstern ». Les mots magiques. Il ne se le fait pas dire deux fois. Ses jambes ne sont pas très assurées tandis qu’il se met debout en se tenant au lit, son enfer personnel depuis qu’il est entré à l’infirmerie. Il a su, au moment où il a passé les portes, qu’il n’y passerait pas du bon temps. Sa jambe le lançait terriblement avec pour seul soulagement qu’au moins il avait encore des terminaisons nerveuses pour ressentir la douleur. Et ça avait été une succession d’images sans aucun rapport les unes avec les autres, il ne se souvient pas de tout, loin de là. Il ne se rappelle pas dans quel ordre remettre les heures, les nuits. Il revoit Arista qui lui parle, Vesper qui est venu voir comment il allait, Hope qui sourit en se moquant de son état pitoyable mais sans aucune cohérence. Les tranquillisants avaient été efficaces, pour sûr. Et par-dessus tout, une douleur abominable. Il a serré les dents, Cole, il a attendu que ça passe. Finalement, il est de nouveau dans la partie. Petite allégresse personnelle, il a presque envie de serrer l’infirmière contre lui. Personne n’est là pour l’aider à sortir mais il s’en fout, il ne restera pas une minute de plus ici. Légèrement hyperactif sur les bords, il n’a pas envie d’attendre.
Dans le couloir, il regrette légèrement. Parce qu’il a l’impression de traîner son propre poids plus qu’il ne se porte. Certes, il tient debout, mais très près du mur pour éviter de tomber. Ça ne tourne pas, ça ne tangue pas mais ça flageole quelque peu. Il a comme l’impression que ses jambes sont en coton et son sourire déchante quelque peu sur son visage. Il jure à voix basse tandis qu’il croise des élèves qui le regarde de travers. Il est dans les derniers à quitter l’infirmerie, ils ont dû oublier qu’il restait encore des pauvres bougres là-bas. Il n’a rien oublié, lui. Et il veut laisser autant les souvenirs que la douleur derrière lui, parce que le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’était pas agréable. Au détour d’un couloir, il se retrouve essoufflé comme s’il avait couru un marathon. Il a la gorge qui brûle un peu, les jambes en coton et il a la frousse que sa blessure recommence à lui faire mal. Effets secondaires, il paraît. Et il jure encore. Foutus inconnus, assassins qui l’ont cloué au lit. Et hurler des phrases incompréhensibles avant de disparaître. Un mystère dont il n’avait pas parlé, ne sachant pas qui d’autre avait entendu mais définitivement, il n’était pas tranquille.
Il trouve un coin de fenêtre, non loin de la bibliothèque. Il n’a pas repris les cours, paralysé qu’il était. Il n’aurait pas pensé que ça lui manquerait mais il faut se rendre à l’évidence : il préfère la tonne de devoir, l’acharnement professoral à l’obligation d’être alité. Il se cale le dos contre le mur, la fenêtre à sa droite, le couloir à sa gauche, tourne le dos à l’entrée. Les autres lui passent à côté et c’est agréable de retrouver une vie un tant soit peu normal. Et tandis qu’il regarde à l’extérieur, vient se refléter face à lui un visage qu’il connaît bien. Il ne se retourne pas, la dévisage sur la fenêtre même, esquisse un petit sourire. Elle a l’air d’aller bien, Cedrella. La dernière fois qu’il l’a vu, elle quittait l’infirmerie, le nez en l’air, princesse qu’elle était. Mais étrangement, il est soulagée de la voir, de voir qu’elle va bien. Quand ils sont sortis de la Grande Salle, il s’est assuré que tout le monde allait bien, elle en faisait partie. « Hello sunshine. Tu rayonnes aujoud’hui, fais attention tu vas faire fondre ta carapace de glace ». Il se retourne pour la regarder, dans les yeux cette fois. Son sourire n’est plus aussi vaillant qu’auparavant, il est un peu fatigué mais il tient le choc. Et ce n’est pas un séjour à l’infirmerie qui lui fera perdre son franc parler et son amour inconditionnel pour faire sortir la serdaigle de ses gonds. On ne change pas les bonnes habitudes.



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MessageSujet: Re: I will never forget (Cedrella&Cole)   Jeu 19 Fév - 16:46

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Tu te faisais l'effet d'un canard boiteux, depuis ta sortie de l'infirmerie. Ta cheville était toujours quelque peu douloureuse, mais rien d'insupportable. Les bleus s'étaient résorbés et la potion de l'infirmière avait fait un miracle pour ressouder les os de tes côtés. Tu étais désormais quasiment guérie. Physiquement, du moins. Car à l'intérieur, c'était une autre histoire. Ton esprit d'ordinaire si fier et supérieur en avait pris un sacré coup, après que tu ais été projetée – non pas une mais deux fois – dans les airs. Vous aviez été attaqués, vous aviez été visés, vous autres sorciers purs. Ainsi, cette idée de sécurité parfaite dans laquelle tu te croyais vivre avait, elle aussi, éclatée en milles morceaux. Toutes tes convictions avaient vacillé. Tu étais perturbée, perdue. Plus que l'ombre de toi-même, à l'intérieur. Cependant, tu t'efforçais de toujours te conduire comme une petite princesse arrogante et hautaine, la fille psychorigide qui adorait tout contrôler. Et tu étais toujours cette personne, au fond. En quelque peu brisée, simplement. Mais tu n'étais pas prête de l'avouer, oh ça non. Tu préférais que les gens te croient sans failles, invulnérable. Ainsi, ils ne s'attaquaient pas à toi. Ils te laissaient tranquille, se contentant de ricaner lorsque tu montais sur tes grands chevaux si tu avais le malheur de dénicher un élève étant en infraction avec le règlement de Poudlard. Tu venais te réfugier, la plupart du temps, dans la bibliothèque. Le temple suprême de la tranquillité et de la connaissance. Tu n'avais jamais été sociable mais tu étais quasiment devenue une ermite, ces derniers temps. Bien entendu, tu trouvais encore le temps de te chamailler avec tes sœurs et d'enquiquiner les petits délinquants qui n'échappaient jamais à tes yeux de lynx de préfète. Tu terminas alors, avec un petit soupir de satisfaction, un long devoir qui t'avait occupé la plupart de l'après-midi. Tu ne vivais plus que pour les cours et pour tes activités extra-scolaires qui faisaient jolies dans ton dossier. Une ermite asociale obsédée du travail. Pas étonnant que les propositions d'amitiés ne se bousculent pas. Et puis, la seule personne qui pouvait rythmer un peu plus tes journées était actuellement indisponible, alitée dans un des lits de l'infirmerie. Non, bien entendu, tu ne t'inquiétais pas pour lui. Tu ne l'aimais pas. Et puis, tu n'avais pas le temps pour ce genre de choses stupides. Cependant, les cours étaient quelque moins drôle, depuis que tu n'avais plus aucune concurrence. Tu rangeas rapidement tes affaires, te dirigeant alors vers le couloir, désireuse de te rendre le plus rapidement possible dans ta chambre. C'est alors que tu l'aperçus, appuyé contre un mur, regardant par la fenêtre. Tout son poids était déplacé sur sa jambe gauche, signe qu'il devait toujours souffrir, même si on l'avait autorisé à quitter l'infirmerie. Tu te dirigeas alors vers lui, mû par un instinct irrépressible. « Hello sunshine. Tu rayonnes aujourd'hui, fais attention tu vas faire fondre ta carapace de glace. » Finalement, tu allais peut-être regretter plus tôt que prévu de t'être approchée de lui. Il se retourna, plantant ton regard dans le tien. Son sourire suffisant est toujours plaqué sur son beau visage mais, cependant, il ne semble plus aussi affirmé qu'auparavant. « Seigneur, tu es toujours aussi insupportable. La science n'a donc pas encore trouvé de remède contre la suffisance personnelle et les egos surdimensionnés ? Ou bien c'est ton rôle de pseudo-héro pendant le bal qui t'es monté à la tête ? » Tu le foudroyas du regard, peu amène. Si tu n'avais pas eu un minimum de savoir vivre, tu aurais enfoncé ton talon dans sa jambe. Cole était absolument insupportable, tant et si bien que tu ressentais beaucoup trop souvent l'envie de tordre son petit cou de joueur de Quidditch. « Je t'ai pris les devoirs pour la semaine, histoire que tu n'ais pas d'excuse pour ta prochaine note minable, ajoutas-tu avec un sourire de garce. »


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MessageSujet: Re: I will never forget (Cedrella&Cole)   Jeu 19 Fév - 18:40

Étonnant de constater que le monde tourne toujours. Que la vie continue, presque comme avant, malgré les évènements. Il y a eu des blessés, de la peur, des cris mais il n’y en a plus trace. Ils sont là, les élèves, à travailler sagement. Se demandent-ils un instant si tout ça pouvait recommencer ? Se réveillent-ils aussi la nuit, la trouille au ventre, une brûlure impossible dans la jambe, avec l’infirmière qui lui assure que tout est dans la tête ? Parce qu’il a eu peur, il a senti la morsure glacée de l’adrénaline qui court dans les veines. Il a vu ses amis blessés, il a tremblé de les voir fermer les yeux pour ne jamais les rouvrir. Ce sont des souvenirs un peu trop vifs pour lui. Et si son acte de bravoure était encore un mystère pour lui, qui n’a jamais soupçonné avoir autant de ressources en lui, c’était aussi le pur fruit du hasard. Mais la vie continue, ça bourdonne et ça vibre. Il y a même des sourires sur les lèvres, même sur les siennes. Comme quoi, l’Homme est un être adaptable : il a beau avoir mal, il se relève toujours. Quand il a vu Cedrella voler dans les airs, par deux fois, il a ressenti bien plus de peur que ce qu’elle lui inspire réellement. Quand il la voit, en général, ce n’est pas pour s’inquiéter d’elle mais pour la faire sortir de sa carapace, tenter de percer son armure qui ne le dupe pas une seule seconde. Il y a quelqu’un d’autre sous le masque de glace. Et toutes ces tentatives, ces piques et taquineries ne sont destinés qu’à voir ce véritable visage. Le pire, dans tout ça, c’est qu’il apprécie de plus en plus ce petit manège, partie intégrante de sa vie au château. Ne pas la voir lui a presque manqué. Il rejette cette pensée au loin en constatant qu’il a pu y faire allusion une seule seconde : ils ne sont pas faits pour s’entendre, un manque n’est pas possible. Impossible. . « Seigneur, tu es toujours aussi insupportable. La science n'a donc pas encore trouvé de remède contre la suffisance personnelle et les egos surdimensionnés ? Ou bien c'est ton rôle de pseudo-héro pendant le bal qui t'es monté à la tête ? » Les choses n’avaient définitivement pas changées. Le regard qu’elle lui lance vaut mille morts mais son sourire ne décroît pas. Comme quoi, les bonnes habitudes ne s’oublient pas aussi facilement. Il est face à la princesse des glaces, de nouveau. Celle qui le traite comme un moins que rien, qui est en constante compétition avec lui, qui ne cherche qu’à l’écraser. Mais il n’y croit pas une seule seconde, parce qu’elle était avec lui ce soir-là et qu’ils ont vus les mêmes choses. Elle cache bien ses blessures, la Harkness. Soit, il en fera de même. Il peut jouer aussi. « La science n’a malheureusement pas réponse à tout et mon cas est désespéré, tu devrais le savoir mieux que personne. » Leurs petites rixes qui reprennent comme avant l’attaque. Un instant il a cru à une paix, un mirage plutôt. Pas de répit pour les guerriers et Cedrella en est une. Bien qu’elle ait eu, elle aussi, peur durant l’attaque. Peur au point de vouloir laisser Cole en première ligne pour essayer de faire diversion, prétextant un mal de poignet. « Et pseudo-héros, peut-être, n’empêche que quelque chose me dit que ton poignet allait certainement très bien. Trop de pression ? Je comprends cela dit. Je ne te mentirais pas en te disant que j’étais pas mort de trouille aussi ». Autant être honnête. Parce que le premier qui se vante de n’avoir pas eu peur est un imbécile, tout bonnement. Devant quelqu’un qui met au tapis la directrice en personne et menace avec des sortilèges de mort, il n’y a pas vraiment de quoi se vanter. Il hoche la tête quand elle lui annonce avoir pris ses devoirs, fait mine de réfléchir pendant quelques secondes. Elle lui accorde même son sourire de garce satisfaite. Quelle chance. «  J’espère que tu as rattrapé ton retard pendant mon absence, il te fallait au moins ça pour me rattraper. » Et puis, il s’approche d’elle, son sourire toujours sur le visage. Sourire qui se fait de plus en plus vaillant. A croire qu’il retrouve des forces, derrière ses cernes et ses cauchemars. Toujours appuyé sur sa jambe valide, il lui murmure presque sur le ton de la confidence en regardant à droite et à gauche « Personne en vue, tu peux le dire, maintenant. Je t’ai manqué à quel point ? »



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MessageSujet: Re: I will never forget (Cedrella&Cole)   Ven 20 Fév - 18:42

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« La science n'a malheureusement pas réponse à tout et mon cas est désespéré, tu devrais le savoir mieux que personne. » Tu grognas quelque chose d'inintelligible en te retenant de lui tirer la langue, comme une gamine de quatre ans. Cole avait cet espèce de don, pour te mettre dans tout tes états et te faire réagir comme une fille idiote et dépourvue de la moindre intelligence. Ce qui était tout, sauf toi. Après tout, n'étais-tu pas la première de la classe, la fille au cerveau incroyable et à l'esprit d'une logique imparable ? Et d'une humilité à toute épreuve, également. « Pour la première fois de notre vie, nous sommes donc d'accord sur un point. Ton cas est désespéré, fis-tu avec un grand sourire. » Et c'était peu de le dire car vous n'étiez jamais, ô grand jamais d'accord sur quoi que ce soit. D'ailleurs, tu faisais exprès, la plupart du temps, de le contredire, même si tu étais d'accord avec lui. C'était un petit jeu malsain dans lequel vous vous étiez tout les deux embourbés depuis quelques années déjà. Et, même si jamais tu ne l'avouerais, il t'avait quelque peu manqué, ces derniers temps. Tu t'étais surprise à le chercher, aux détours des couloirs et dans les salles de classe. Tu t'étais même inquiétée pour ce petit idiot d'impur, roi des transcendeurs de règles. Tu ne comprenais pas vraiment ce qui t'avait pris, mais ce devait être un effet secondaire des multiples cachets que tu prenais pour terminer de te guérir. Oui, c'était certainement cela et pas un pseudo-attachement ridicule à cet être méprisable qui n'aimait rien plus que sa propre personne. « Et peudo-héros, peut-être, n'empêche que quelque chose me dit que ton poignet allait certainement très bien.  Trop de pression ? » Tu le fusillas alors du regard, plissant les lèvres de colère. Bien entendu, tu t'étais défilée comme une mauviette devant l'affrontement, c'était vrai, mais tu nierais la vérité jusqu'à ta mort. Ton poignet n'avait rien, absolument rien, mais tu arguerais le contraire – toujours. Après tout, tu représentais l'autorité, tu étais préfète de Serdaigle, tu ne pouvais être une simple petite froussarde. Pourtant, tu avais toujours su gérer les situations de crises et tu n'avais jamais eu peur du danger. Mais cette fois, pourtant, tu avais laissé la terreur s'emparer de toi. « Je comprends cela dit. Je ne te mentirais pas en te disant que j'étais pas mort de trouille aussi. » Tu fronças les sourcils, plutôt surprise par cette révélation. Cole n'était-il pas censé être le sauveur de ces dames, le preux chevalier en armure blanche valeureux et sans peur ? Cette révélation écaillait quelque peu son image lisse de tombeur bout-en-train. Visiblement, lui aussi avait été affecté par cette soirée cauchemardesque. Cependant, tu n'allais pas abaisser pour autant tes défenses devant une preuve d'humanité, si grande soit-elle. La méfiance était ta meilleure alliée. « C'est faux, je n'avais pas peur. Bon d'accord, peut-être un petit peu mais rien de bien méchant. Je suis préfète, je te rappelle, je sais gérer les situations délicates. Et j'avais mal au poignet, vraiment. Quant à toi, tu ne semblais pas vraiment avoir peur quand tu t'es dressé face à ces hommes. » Ta tirade était pleine de mensonges et tu étais une si piètre menteuse que tu ne doutais pas, un seul instant, que Cole allait déceler la vérité. Tu t'étais toujours battue pour prouver que tu étais la plus forte, notamment avec tes sœurs et, surtout, avec Cole. Tu voulais que le monde entier te croit invulnérable, un véritable roc. Ainsi, les autres te craindraient et n'oseraient pas t'attaquer. Tel était ton plan de vie. « J'espère que tu as rattrapé ton retard pendant mon absence, il te fallait au moins ça pour me rattraper. » Tu ouvris la bouche pour l'envoyer sur les roses, mais aucun son n'en sortit. Pour la première fois, tu n'avais rien à dire. Rien à répliquer. Tu l'avais attaqué, il avait répondu. Et tu te sentais si lasse, que tu n'avais pas vraiment l'envie de te chamailler avec lui jusqu'à ce que tu finisses par hurler comme une démente au beau milieu du couloir avant de tourner les talons, en furie. Et tu osais encore t'étonner que les gens te traite de mégère. En vérité, tu en étais une, mais refoulée. Et puis, alors que tu allais tourner les talons, Cole s'approcha de toi, un regard mi-carnassier, mi-séducteur toujours plaqué sur les lèvres. Tu ne pus t'empêcher de faire un pas en arrière, alors qu'il murmurait à ton oreille : « Personne en vue, tu peux le dire, maintenant. Je t'ai manqué à quel point ? » Et c'est alors que tu perdis le contrôle de ta personne, te rendant ridicule et montrant à quel point tu pouvais te montrer nerveuse et stupide. « Mais qu'est-ce que tu racontes ? C'est … Enfin, c'est n'importe quoi. Que moi … Que … Que quelqu'un comme toi me manque ? » Tu allais probablement mourir de honte et Cole allait se faire un plaisir de t'y aider. Tu aurais mieux fait de t'arrêter là et de décamper pourtant, tu persistas à t'enfoncer. « C'est … T'es ridicule Morgenstern ! Je ne t'aime pas, alors, je ne vois pas comment tu pourrais me … manquer ou quoi que ce soit. » Tu croisas les bras sur ta poitrine, comme dans une attitude de défense, enfonçant tes ongles dans la paume de ta main pour te punir de réagir ainsi. On aurait dit une des groupies du jeune homme, ces filles que tu détestais tellement.


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MessageSujet: Re: I will never forget (Cedrella&Cole)   Mar 24 Fév - 19:03

Elle grogne, la serdaigle. Elle râle de voir qu’il lui répond, qu’il lui tient tête et qu’il ne baisse pas les yeux. Il est celui qui déteste courber l’échine, qui regarde au loin en se foutant du regard des autres. Et ça peut énerver, il en a bien conscience. Elle lui retourne des paroles inintelligibles qu’il se contente de balayer d’un revers de la main. Elle serait presque à court d’argument, la sang-pure qui est bien au-dessus de tout être humain sur Terre. Presque puisqu’elle vient quand même visser un grand sourire sur son visage pour lui répliquer que pour une fois ils sont d’accord sur quelque chose. En effet, il faut dire que pendant les cours, hors des cours et… presque tout le temps, elle s’arrange pour réfuter chacun de ses arguments un par un. Logique imparable pour le mettre dans l’embarras. Il s’en sort, toujours, par une pirouette plus ou moins gracieuse, évite la discréditation et louvoie entre les écueils qu’elle place habilement. C’est qu’elle est forte, Cedrella. Au moins aussi forte que lui, et ce n’est pas peu dire. Il est le roi des grandes gueules, Cole. Personne ne lui a jamais appris à se taire, à garder pour lui ce qu’il pense. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il va commencer. « Ce jour est à marquer d’une pierre blanche, je ne pensais pas t’entendre dire une chose pareille un jour. Comme quoi les miracles existent ». Et il sourit encore, l’impertinent. Il la cherche, la titille pour qu’elle sorte de sa coquille, qu’elle vienne le trouver. Petit jeu malsain dont il ne se souvient même plus comment il commencé. Qu’importe. Maintenant, il continue. Ou plutôt ils continuent puisque mine de rien, elle le lui rend bien, cette bizarre relation teintée d’ambigüité. Ils ont beau crier sur tous les toits qu’ils ne peuvent pas se voir, elle a été l’une des premières personnes qu’il a recherchées dans l’infirmerie. Ils ne sont pas proches, ils ne sont pas ennemis. Ils n’ont pas d’étiquette parce qu’ils les brisent toutes. Même concurrents ne leur conviendrait pas. Il ne sait pas mais les faits sont là : une semaine sans la voir et il jubile de pouvoir recommencer son petit manège, de pouvoir avoir le loisir de la voir se fâcher contre lui. Il hausse les épaules quand elle nie d’un bloc avoir eu mal au poignet, il hausse les épaules quand elle murmure du bout des lèvres qu’elle a eu un peu peur. Ils sont tous dans le même panier, ils ont tous eu la trouille de leur vie. L’impression que l’adrénaline envahit tout, elle brûle et elle hurle, elle liquéfie les entrailles. Qui ne le serait pas face à des baguettes qui ne demandent qu’à assassiner des inopportuns. Un fou. Et elle n’est pas folle. « Tu aurais pourtant pu me faire une formidable représentation de ta gestion de situations délicates. Je regrette de ne pas pouvoir y assister c’est presque comme si tu m’en parlais sans jamais me le montrer… Oh mais attends, c’est exactement ce que tu fais ! » Il se moque, il rit mais en douceur. Il ne veut pas lui faire mal, seulement la taquiner un peu. Mais elle prend tout très au sérieux, la serdaigle. Rien n’est prétexte à rire, apparemment, et surtout pas avec lui. « Et crois-moi, c’était un simple concours de circonstance. Me retrouver face à eux ne m’a pas particulièrement réjoui ». Il fait une petite grimace en se rappelant l’horreur de la situation et le moment exact où il se retourne pour se rendre compte qu’il est dans la ligne de mire des assassins. Il ne s’y attendait pas, il ne voulait pas être là. Mais il y était. Alors il avait juste prit son courage à deux mains et s’était levé, n’entendant plus aucun son sinon celui de son cœur qui tambourinait. Toujours plus fort. Il chasse cette vision parasite. N’y pense plus, mon gars. C’est fini maintenant.
Et tout à coup, c’est un revirement de situation auquel il ne s’attend pas le moins du monde. Parce qu’il n’a jamais vu Cedrella perdre ses moyens à ce point. Il n’a jamais voulu pousser le bouchon trop loin mais il a dû le faire malgré lui puisqu’elle devient hésitante, elle bredouille. Dans son ventre à lui, ça fait comme une myriade de couleurs qui explosent toutes en même temps, comme les feux d’artifice moldus. Quelle sensation étrange que de la voir trébucher de son piédestal, la Harkness. Il fronce un peu les sourcils et reste interdit. Toujours appuyé sur sa jambe valide, il ne bouge pas et le temps semble être suspendu. Elle balbutie quelque peu, confuse. Etrangement, cela a le même effet sur lui. Ça palpite quelque peu pour finir par brûler et il sent un feu étranger l’envahir. Il n’a jamais ressenti pareille chose. De la honte, peut-être, de l’avoir mise dans l’embarras. Mais il y a autre chose. Et malgré que ce soit le moment parfait pour en profiter, il n’en fait rien. Il se contente de la regarder, sans un seul sourire cette fois. Il laisse un blanc passer, comme un ange qui prendrait un peu son temps et il lui répond « Je m’en doutais, de toute façon. Je n’attendais pas d’autre réponse. » Sec et bref, presque froid. Parce qu’au fond de lui, il aurait sûrement préféré autre chose mais il se voile la face. Impossible de le lui dire. Il ne peut pas et d’ailleurs, il n’y a rien d’autre qu’un jeu sans fin entre elle et lui. « Remarque, encore une fois nous sommes d’accord. Il faut faire attention, Harkness. On va finir par s’entendre. »




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MessageSujet: Re: I will never forget (Cedrella&Cole)   Jeu 26 Fév - 11:58

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« Ce jour est à marquer d'une pierre blanche, je ne pensais pas t'entendre dire une chose pareille un jour. Comme quoi les miracles existent. » Et il sourit encore, de façon impertinente. Il a cette façon incroyable, de peindre sur son visage des expressions qui te donnent des envies de meurtres. Pourtant, tu as toujours été une personne calme et savant garder le contrôle sur ses émotions. Mais Cole bouleversait tout cela. Il s'insinuait dans ton esprit comme une vague meurtrière, balayant tes défenses et tes certitudes. Et tu détestais cela. Tu t'étais toujours sentie en sécurité dans ton palais de glace intérieur, placée sur un piédestal, persuadée d'être un esprit supérieur. Mais lui n'était qu'un simple petit impur, sans rien de particulier et, pourtant, il te surpassait en classe. Cela te rendait dingue. « Tu aurais pourtant pu me faire une formidable représentation de ta gestion de situations délicates. Je regrette de ne pas pouvoir y assister c'est presque comme si tu m'en parlais sans jamais me le montrer … Oh mais attends, c'est exactement ce que tu fais. » Tu rongeais ton frein, histoire de ne pas lui sauter dessus pour lui arracher les yeux. Tu n'avais rien à répondre, les mots se mélangeaient d'une façon étrange et inutile, dans ton âme. Tu n'arriverais pas à aligner deux mots sans te mettre à bafouiller et à dire des choses sans queue ni tête, avant de mettre à hurler. Ce qui arrivait pratiquement tout le temps, lorsque tu étais avec Cole. Tu perdais tout sang-froid et, une fois la scène terminée, tu avais envie de disparaître de honte. Tu devenais une autre, en face du jeune Morgenstern. Une autre que tu n'étais pas certaine d'apprécier, car elle se comportait de façon étrange et stupide. Surtout stupide, en réalité. Son rire te ramena à la réalité et tu lui adressas un énième regard noir. Si tu avais eu des yeux capables de mort, voilà bien longtemps que Cole ne serait plus de ce monde. « Et crois-moi, c'était un simple concours de circonstance. Me retrouver face à eux ne m'a pas particulièrement réjoui. » Tu secouas la tête en émettant, à ton tour, un ricanement moqueur. « Tu te la joues humble ? Voyons Morgenstern, cela ne te va pas du tout. » Tu étais persuadée d'avoir rapidement cerné le jeune homme, dès le premier regard que tu avais posé sur lui. C'était un petit idiot imbu de sa propre personne, ne s'intéressant à rien d'autre qu'aux filles et aux joies d'enfreindre le règlement. Il était tout ce que tu détestais. Il représentait ta parfaite antithèse. Et pourtant, malgré tout cela, il y avait quelque chose qui te poussait, irrésistiblement, à aller vers lui. A lui mettre des bâtons dans les roues et à le rabrouer. Voilà quel était ton activité favorite.

Le blanc entre vous s'éternisa quelque peu, après que tu ais balbutié comme une débutante. Et tu savais que tu aurais du tourner les talons pour te réfugier dans ta chambre. Mais tu en étais incapable. Alors tu te contentais de te tenir là, droite comme un I, les bras croisés sur la poitrine et les yeux se posant partout sauf sur la personne qui te faisait face. « Je m'en doutais, de toute façon. Je n'attendais pas d'autre réponse. » Sa voix est glaciale, claquante. Tu fronças les sourcils, quelque peu surprise. Jamais Cole n'avait encore employé ce ton avec toi. Il se bornait d'ordinaire à plaisanter, avec son petit sourire plaqué sur le visage. Quelque chose ne tournait pas rond – enfin encore moins que d'habitude. « Remarque, encore une fois nous sommes d'accord. Il faut faire attention, Harkness. On va finir par s'entendre. »  Tu grimaças à l'énonciation de cette seule idée. Lui et toi, amis ? Autant parler de coloniser la lune. Vous étiez faits pour disputer, pas pour vous entendre. « Je te prierais de ne pas énoncer de telles idioties. Être d'accord sur le fait que nous ne nous soyons pas manqués ne fais pas de nous des alliés pour autant. » En vérité, il t'avait manqué. Mais tu n'allais certainement pas l'avouer. Jamais tu ne te dévoilais et cela n'allait pas commencer avec Cole. C'était écrit sur son visage qu'il était dangereux, nocif, pour toi. Tu pouvais le sentir, jusqu'au fond de ton âme, sans vraiment pouvoir l'expliquer pour autant. « Et ne passe pas tes nerfs sur moi, je ne suis pas une de tes groupies sur qui tu peux défouler en toute impunité. Ton ton froid, tu peux le garder pour d'autres. » Sa façon de te parler t'avait serrer quelque peu le cœur, de façon étrange. Tu avais toujours eu une sainte horreur que l'on te parle ainsi. Cela te donnait l'impression d'être en danger et surtout, bien seule. Ce que tu étais en vérité, même si tu vivais dans l'illusion d'avoir des amis. « De toute façon, comment quelqu'un comme toi pourrait-il me manquer ? Tu t'intéresses à rien d'autre qu'à toi-même et les seules choses que tu aimes sont celles que j'exècre. Nous sommes faits pour ne pas entendre. Sans dérogations possibles. » Etait-ce un petit soupir, qui venait de passer dans ta voix ?  Tu n'en étais pas certaine mais tu espérais que le jeune Morgenstern ne le relèverait pas.


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MessageSujet: Re: I will never forget (Cedrella&Cole)   Ven 20 Mar - 20:36

Ils avaient repris leur chemin habituel, tous les deux. Routine dans laquelle ils étaient tombés sans même le vouloir. Parce que malgré tout, à chaque fois qu’ils se croisaient, ils ne pouvaient s’empêcher d’avoir un mot pour l’autre. Un regard de princesse satisfaite, un sourire moqueur. Des petites attentions qui faisaient tout le piquant de leur situation dévastatrice. Ils ne mâchaient pas leurs mots, tous les deux. C’est ce que Cole se dit tandis qu’elle rit de sa dernière phrase, ouvertement. Non, il n’est pas le plus humble, c’est certain, mais à chaque fois qu’il se souvient de ce qu’il a fait, il ne peut s’empêcher de frissonner. Spontanément, il a volé au secours de quelqu’un avant de se rappeler que des personnes malintentionnées voulaient les tuer. Mais ça elle ne le gobera jamais, c’est certain. Elle est ancrée dans ses convictions, Cedrella. Elle doit certainement, comme beaucoup, penser qu’il a montré toutes ces facettes, le Morgenstern. Que rien d’autre que cette carapace de charme ne peut sortir de lui. Il ne dément pas. Elle verra en temps voulu. Après tout ils ont encore le temps de se chamailler. Tout le temps du monde. . « Tu te la joues humble ? Voyons Morgenstern, cela ne te va pas du tout. » Il hausse les épaules. « Tout me va voyons. Ce serait mentir que de dire le contraire ». Et il sort le grand jeu, sourire charmeur et œillade en coin. Qu’elle fonde, sa princesse préférée. Il sera au premier rang pour voir le spectacle. Pas pour en rire, pour admirer ce qu’il y a dessous. Il part du principe que tout le monde, quelque part est un peu comme lui, Cole. Qu’en dessous, si on prend la peine de gratter la surface, il y a des merveilles cachées, qu’on n’ose pas montrer. Lui, il veut voir ça. Il veut qu’on lui montre les merveilles qu’un humain peut cacher en lui. Plus elles sont profondément enfouies, plus intéressantes elles sont. Les merveilles de Cedrella doivent en valoir la peine, il en est persuadé. Alors l’ingénieux creuse, pour découvrir tout ça. Il faut bien que quelqu’un le fasse. « Et tu n’es pas une menteuse Cedrella ». Il la regarde dans les yeux, veut la déstabiliser avec son petit numéro. Mais il déchante, le poufsouffle un peu trop orgueilleux. Quand de son ton hésitant elle vient cingler méchamment son ego. Il ne pensait pas qu’elle pouvait avoir cet effet-là sur lui. Infortune, elle touche là où ça fait mal, presque sans le savoir. Parce que lui-même ne savait pas qu’il pouvait avoir mal à cet endroit là. Et il reste stupéfait devant lui-même qui se braque aussitôt, se renferme. Ce n’est pas lui, ça. Et il fronce les sourcils, ne comprend pas. Il n’a pas l’habitude, de ne pas comprendre. Cedrella et lui sont ceux qui comprennent, sont ceux qui analysent le plus vite. Ils sont les meilleurs mais n’arrivent pas, parfois, à se comprendre eux-mêmes. Ironie du sort, certainement. . « Je te prierais de ne pas énoncer de telles idioties. Être d'accord sur le fait que nous ne nous soyons pas manqués ne fais pas de nous des alliés pour autant. » Il reprend ses esprits, Cole. Il laisse la froideur qui s’est emparé de lui se déliter. Il oublie et devant lui ce n’est bientôt plus que la sang-pure sans cœur qui lui parle. Rien de plus. Une situation qu’il a l’habitude de gérer et avec brio. Avec humour. Avec bonne humeur. Il se colle son masque de populaire, celui qui aime taquiner, qui va chercher la petite bête, et c’est reparti. On oublie. Moment d’égarement. Il réajuste sa position, sa jambe le lance un peu mais tant pis. Il se tient plus droit et il répond tout simplement « Qui a parlé d’allié en premier lieu ? J’ai juste parler de s’entendre, c’est tout. Disons que ça nous changerait » Et pour cause, il ne se rappelle pas une seule fois où ils aient pu être d’accord sur un point. Que ce soit en classe ou ailleurs. Et visiblement le ton qu’il a employé ne lui a pas échappé puisqu’elle lui en fait la remarque et qu’il soupire, encore. Elle lui colle tous les maux du monde, à Cole. Ils sont le jour et la nuit, elle et lui. Et pourtant ils sont là, à se parler. Deux aimants qui s’attirent mais se repoussent invariablement. Un peu plus et ce ballet deviendrait fatiguant. A regarder et à danser. « Les autres n’ont pas le plaisir de parler avec moi comme je le fais avec toi. Tu es un cas à part Harkness. Pas mal non ? » Un clin d’œil quelque peu suffisant et un air moqueur. Tout ce qu’elle aime, en temps normal. « Et je te remercie pour tous ces compliments ça me va droit au cœur, vraiment ». Il porte la main à sa poitrine en hochant la tête gravement. « Même si on sait tous les deux que tu ne le penses pas vraiment je veux dire… regarde-nous. On passe notre temps ensemble à se houspiller. On dirait presque un vieux couple ». Il glisse sur le mot couple sans le vouloir parce qu’une image s’impose à lui au moment où il le dit. Eux deux en couple serait la chose la plus bizarre possible. Et si au début il ne pensait à eux qu’en tant que deux personnes passant leur temps à se hurler dessus, ce n’est pas vraiment ce qu’il voit en cet instant. C’est autre chose. Comme un élan qui le pousserait vers la serdaigle soudainement. Elle le trouble de plus en plus, la jolie Harkness. Et il ne comprend pas. Il n’aime pas ça. Et quand quelque chose qui ne lui plaît pas survient, il fait comme beaucoup, il se recroqueville dans sa carapace en mordant ceux qui s’approchent. S’il a le don de la faire sortir de ses gonds, elle a le don de toucher des parties de son âme dont il ne soupçonnait pas l’existence. Il n’aime définitivement pas ça. Alors au moment où il prononce sa phrase, il se met sur la défensive, subtile changement d’attitude. « On serait le pire pour l’un comme pour l’autre ». ça grince dans sa gorge, dans sa poitrine. Rouage défectueux. Ça ne tourne pas rond, en ce moment, chez le poufsouffle. Il se perd tout seul.



These violent delights
have violent ends. And in their triump die, like fire and powder which, as they kiss, consume.
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I will never forget (Cedrella&Cole)

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