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LE JOUR DES FONDATEURS
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Nous recherchons les postes vacants qui se trouvent juste ici pour le futur du forum, et dans les intrigues à venir. Ces postes vacants ne donnent que des grandes lignes et tout reste encore à créer.
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⊰ EDGE OF NIGHT (feli) ⊱
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MessageSujet: EDGE OF NIGHT (feli)   Dim 1 Fév - 22:31


“Home is behind the world ahead and there are many paths to tread through shadow to the edge of night ntil the stars are all alight" - Billy Boyd


La journée avait était à l'image de la semaine : un calvaire. Et j'acceuillais ce vendredi soir comme un soulagement. J'étais un peu dépassée par la quantité de travail à faire que nous donnait nos professeurs, mais je n'étais pas la seule. Je voyais mes camarades travailler jusqu'au beau milieu de la nuit dans la salle commune. Moi, je n'en avais pas envie. Pas par paresse non, seulement par désintérêt. Bien sur mon cursus était passionant, mais je préférais la pratique à l'écriture de longue dissertation sur tel ou tel sortilège particulièrement technique. La seule matière où j'étais incollable s'avérait être les potions. C'était sûrement de famille. Mais ce vendredi soir promettait d'être pas comme les autres, et tant mieux. Je détestais la routine, l'ennui... Alors que ma soeur était si calme quand nous étions enfant, j'étais bien plus agité, son caractère doux contrastait étonnament avec le mien, un vrai caractère de cochon. Ce matin, j'avais prit mon petit déjeuner dans la grande salle, comme toujours, aux côtés de Felixia. Elle m'avait demandé de la retrouver à vingt-heure dans la classe de sortilège, qui serait vide à cette heure-ci. Il faut dire qu'avec nos études respectives, nous nous trouvions pas le temps de nous voir dans la journée, rarement même pour déjeuner ensemble. Si elle voulait me voir dans une salle de classe vide, c'est qu'elle avait quelque chose à me dire, quelque chose quidevait rester secrète. Mon cerveau avait tourné à plein régime toute la journée, j'étais dévorée par la curiosité. Bien sur, je m'étais tout de suite imagineait que son secret avec un rapport avec Ad-Veritas. Mais ce n'était peut-être pas ça. Peut-être qu'elle avait un problème ? Peut-être que ça avait un rapport avec ce gnom de Ramsay Gaunt ? A la reflexion, ça pouvait être n'importe quoi. Mais Cissy ne semblait pas avoir était convié. J'étais arrivé dans la salle avec un bon quart d'heure d'avance et personne ne venait. Oh Feli ne me ferait jamais faux bond, mais elle pouvait être retardée par autre chose. Si Cissy n'était pas là, ce que son secret concernait Ad-Veritas. C'était la seule chose que nous ne partagions pas avec notre amie de Gryffondor. Personne d'autre ne pouvait comprendre l'importance du secret que nous portions et que nos ancêtre avaient porté pendant des siècles.

Je ne pouvais pas m'empêcher de faire les cents pas dans la pièce, lissant distraitement mon uniforme aux couleurs des verts et argent. Je n'avais pas vu mon frère de la journée. Je tentaisd'oublier que Murtagh était un impuslif, après tout, c'est un grand garçon. Mais il passait tant de temps à l'infirmerie, que j'en arrivais à me demander s'il ne voulait pas en fait trouver un moyen de passer ses journée avec Meara. J'étais passer voir ma soeur juste après la fin de mon dernier cours de la semaine, elle ne l'avait pas encore vu aujourd'hui. Une prouesse. L'habituelle pile de livre qui penchait dangereusement sur les bureaux était là. J'en prit un au hasard et le feuilletait, sans vraiment parvenir à savoir ce que je lisais. J'avais toujours adoré cette salle, elle était toujours remplit de lumière. Puis j'aimais bien les sortilèges, même si comme toujours, j'étais bien meilleure en pratique qu'en théorie. C'est pour cela que j'avais rejoins le club de potions et sortilège de l'école. Je me retournais vivement en entendant la porte s'ouvrir.



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MessageSujet: Re: EDGE OF NIGHT (feli)   Dim 1 Fév - 22:58

Elle était assise dans la salle commune de serpentard, ses cheveux lâchés lui tombant sur les épaules, alors vêtue de son simple uniforme de la maison serpentard. Le regard concentré sur un ouvrage emprunté à la bibliothèque, ses prunelles noisettes ne semblaient guère bougé, hormis pour sauter doucement à la ligne du dessous. Elle passait le plus clair de son temps à lire des ouvrages de médicomagie, dans le but d’en apprendre toujours plus, tout le temps. Elle avait cette soif de savoir digne d’une serdaigle, mais elle avait la perfidie d’une serpentarde. Une voix la tira alors de ses pensées, « Tu viens Feli ? » C’était la voix d’Andreas, son ami, l’un de ses plus proches amis – mais aussi l’un de ses plus grands regrets, elle lui mentait à longueur de journée, et cela lui faisait plus de mal qu’elle n’aurait jamais voulu le croire. « Où comptes-tu aller ? » répondit-elle alors en levant ses prunelles brunes vers lui, tout en relevant la tête, faisant ainsi valser une mèche de cheveux. « J’ai entendu une bande de sang de bourbe de troisième année parlé d’aller se promener dans la salle des trophées. Je me disais qu’on pourrait leur rendre visite avec toi et Ramsay. » C’était une invitation à aller martyriser une bande de sang de bourbe en groupe, leur faire peur, et leur faire comprendre qui dirigeait ici. C’était coutumier du trio duquel faisait parti la sorcière, mais si d’accoutumé, elle appréciait ces genres de sorties entres amis, cette fois, elle se voyait dans l’obligation de refuser, elle avait quelque chose d’important à faire, de très important. La jeune femme esquissa alors un sourire, poli, et radieux à la fois, avec Andreas elle était bien plus douce qu’avec n’importe lequel de ses camarades masculins de serpentard, car elle avait une certaine affection de nature amicale pour lui, il la connaissait plus que n’importe lequel de ses autres camarades. « C’est une invitation alléchante, mais j’ai quelques chose de prévu tout à l’heure. » Elle esquissa une petite moue désolée avant de sourire de nouveau, s’asseyant à côté d’elle, le regard plein de malice, il dit alors : « Qui est l’heureux élu ? » Comme si elle avait rendez-vous avec un garçon, non, elle répondit alors « Màirin. » Elle était sa meilleure amie depuis leur entrée à Poudlard. Andreas aurait du s’en douter, quand elle n’était pas avec lui et Ramsay, elle était avec Màirin, et Cissy, toujours fourée dans l’un des deux trios. Ce soir, elle avait rendez-vous avec son amie dans une salle vide, il fallait absolument qu’elle lui parle d’une chose qui la tracassait depuis des jours et qui lui couterait aussi d’aller au bal avec le cavalier de son choix – tout ça parce qu’elle avait refusé de croire, de croire qu’elle pouvait plus exceptionnelle qu’elle n’aurait jamais juré l’être. « On se voit demain au petit déjeuné. » Lui adressa-t-elle avec un sourire tandis qu'il se levait du canapé, pour rejoindre Ramsay Gaunt qui attendait avec une impatience chronique à l'entré de la salle commune. Quand elle le voyait, elle ne savait pas si elle avait de lui mettre son poing dans la figure, c’était assez étrange comme sensation, après les avoir regardé quitter la salle commune, elle rangea son livre, le posant sur la table basse devant elle. Puis, elle se leva avec douceur du canapé, remettant en place sa jupe impeccablement repassée. Tout en ajustant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle quitta alors la salle commune d’un pas décidé, elle n’avait pas vu le temps passé en lisant, bon sang, elle détestait être en retard.

A grande enjambé, elle avait gravit les quelques étages qui la séparait du point de rendez-vous – tout en faisant bien attention de ne pas courir, au risque de tomber. Elle avait hâte, et en même temps, elle ne savait pas comment aborder la chose, après tout, elle brisait tout ce que sa sœur avait pu espérer être en admettant que c’était vrai. Devant la salle, elle regarda la porte une demi seconde, avant d’enrouler es doigts autour de la poignée pour la baisser doucement, tout en poussant la porte. Devant elle, elle vit la chevelure brune de sa meilleure amie voler légèrement quand celle-ci fit volteface. « Désolée, je suis en retard, ce crétin de Gaunt avait envie de massacrer des sangs de bourbes, j’ai dû dire non. » Elle n’avait pas nécessairement l’art de l’entrée en matière, et si c’était en réalité Andreas qui lui avait tenu la jambe, c’était Gaunt qui attendait sa réponse pour savoir si elle se joignait à eux qu’elle avait retenu. Elle adressa un sourire à sa meilleure amie tout en refermant la porte derrière elle. « Comme tu l’as vu, il n’y a que toi et moi, je ne pouvais pas inviter Cissy. » ajoute-t-elle alors, se hissant sur la table juste en face de Màirin, elle se sentait mieux assise, et surtout un peu plus en hauteur, car du haut de son mètre soixante, elle se sentait si petite malgré ses impressionnants talons. « C’est… assis-toi. » dit-elle alors. Elle n’avait pas envie de la voir faire les cents pas ou quelque chose du genre, le mouvement avait tendance à la rendre assez impatiente, et surtout elle n’avait pas l’impression d’être écoutée. « J’ai découvert un truc à propos de moi. Commença-t-elle alors à dire tout en avalant sa salive, parfois encore, elle avait du mal à réaliser, ma famille croit que ma sœur a des dons de voyances. » C’était un fait reconnu, même chez les autres membres d’Ad-Veritas, Trixia était l’enfant prodigue au don de voyance comme leur ancêtre Morgane le Faye – dans une moindre mesure, elle simulait des visions depuis de longues années pendant les repas de famille, et même les réunions du conseil des familles. « Je crois qu’en fait, c’est moi qui suis voyante. » Elle lâchait cela avec une mine assez décontractée, alors qu’au fond c’était assez terrifiant, elle avait ses paumes de main posées sur le rebord de la table, la serrant doucement. Elle pouvait tout lui dire, elle pouvait le dire sans jamais être jugée, elle avait besoin d’en parler, car si Gideon était au courant leurs relations étaient assez tendues, il n’était plus l’amis qu’elle avait eu, elle l’avait volontairement éloigné. Sur ce coup-là, et sur tous les autres, c’était Màirin la plus apte à tout entendre, la plus apte à la juger, la plus apte à lui remettre les idées en place.



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MessageSujet: Re: EDGE OF NIGHT (feli)   Lun 2 Fév - 0:05


Je posais les yeux sur ma main sitrée de griffure. De toute évidence, Barnabé le chat semblait penser qu'il n'y avait rien de plus amusant que de me lacérer la min chaque fois que j'écrivais la moindre ligne sur un parchemin. Mais peu importe le chat. La porte s'ouvrit et Felixia apparut dans l'embrasure. J'adressais un sourire à ma meilleure amie qui entra à son tour dans la classe de sortilège parchée, comme à son habitude, sur des talons d'une hauteures vertigineuse. Comment faisait-elle pour marcher la dessus.Désolée, je suis en retard, ce crétin de Gaunt avait envie de massacrer des sangs de bourbes, j’ai dû dire non. Je ne pu m'empêcher de lâcher un pssst méprisant. Je n'aimais pas Ramsay Gaunt. Non en fait, pour être exacte, je ne supportais pas de voir sa sale tête de fouine dans la salle commune ou dans les couloirs. M'étonne même pas. C'est pour asseoir sa position de mâle dominant tu comprend... Voilà, je ne l'aimais pas, c'était plus fort que moi. Felixia se hissa sur un bureau en face de moi en m'anoncant ce que j'avais déjà remarqué : Cissy n'était pas là. Donc ce qu'elle avait à me dire avait bien un rapport avec Ad-Veritas. Cela ne fit qu'augmenter ma curiosité et mon impatience. Feli me connaissait bien et elle le remarqua. Elle m'invita à m'asseoir. Je me hissais à ses côtés sur le bureau.

Ma famille croit que ma sœur a des dons de voyances. Je hochais la tête, jusque là, pas de scoop. Tout le monde parmis Ad-Veritas était au courant du don de double vue de Trixia Sealgair. Je l'ai déjà vu, au cours d'une réunion du conseil des familles, tombait de sa chaise, se plaindre de violent maux de tête et avoir les yeux dans le vague et être agitée de tremblement. Mais je notait pourtant la présence du verbe "croire" dans la phrase de ma meilleure amie. Donc elle pensait que tout ça était une vaste mascarade. Je me penchais un peu plus vers elle, ça commencai tà devenir intriguant. Puis elle lâcha la bombe avec une apparente transuillité qui ne me trompat pas. Je crois qu’en fait, c’est moi qui suis voyante. Il y eu une seconde de flottement dans la pièce. Si Felixia avait le donc, cela remettant en cause un certain nombre de chose, à comencait par le traitement privilégié dont avait toujours bénéficié sa soeur. Trixia devait-être "la Lumière", celle par qui jaillirait la Vérité. Si Felixia avait le don, cela signifiait que la Lumière, c'était elle, pas sa soeur... Je repris rapidement conscience. Qu'est-ce qui te fait dire ça ? Tu as eu une vision ? Ca semblait évident, mais je voulais en savoir plus. Mon rôle était d'aider, de conseiller et de toujours soutenir Felixia, et pour cela, j'avais besoin d'en savoir plus, d'avoir tous les détails. Parce que si effectivement, Felixia se réveillait avoir le don de double vue, alors elle était la véritable héritière de Morgane, et sa tâche serait considérable. Et cela  expliquait aussi pas mal de chose. Au sein d'Ad-Veritas, il se disait que l'heure approchait. Si l'héritière de Morgane était à Poudlard, cela semblait évident. Comment tu te sens ? Elle avait beau parler avec un air désinvolte et déttaché, elle ne pouvait pas me cacher ce qu'elle ressentait vraiment, elle était préoccupé, et c'était bien normal. Son rôle serait capital dans un futur proche.



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MessageSujet: Re: EDGE OF NIGHT (feli)   Lun 2 Fév - 20:21

Elle pouvait tout lui dire, elle savait que Màirin n’était pas le genre de personne qui allait porter un jugement sur elle, elle ne le ferait jamais. Elles se connaissaient par cœur, et avait vu le pire et le meilleur dans chacune, mais au fond Màirin n’avait jamais vu son amie verser une larme, jamais. Felixia n’avait pas pleuré depuis la mort de sa mère, du moins jamais en public, elle était plus forte qu’elle n’y paraissait, alors que chaque année le jour de la mort de sa mère, sa sœur fondait en larmes dans les bras de son père et de sa grand-mère, Felixia de marbre, le visage fermé ne laissait rien couler sur son visage. Si parfois elle aurait envie, cela serait devant Màirin sans la peur d’être jugée qu’elle l’aurait fait, mais l’occasion jusque-là ne s’était pas présentée. Ce jour-là, Felixia n’avait nullement envie de pleurer elle n’avait juste pas envie de subir un jugement trop sévère, mais l’avis de son amie lui permettrait de savoir comment agir, quoi faire – car son avis était si important à ses yeux. Quand elle avait décidé d’entrer dans l’entourage de Ramsay Gaunt par le biais d’Andreas, son amie avait tout de suite trouvée l’idée très mauvaise et ne se privait pas de le lui rappeler quand elle le pouvait. Elle était devenue la petite voix au creux de sa tête qui lui disait ce qu’il fallait faire ou ne pas faire, mais la question de Gaunt n’était pas réglée, elle ne voulait pas lâcher de la sorte, elle sentait qu’elle pouvait toucher au but, infiltrer le sain des sains, le cœur des sangs purs, et connaitre leurs secrets. M'étonne même pas. C'est pour asseoir sa position de mâle dominant tu comprend...  C’était un fait bien réel, il fallait toujours que Gaunt soit dans une position dominante comme s’il souhaitait être le mâle alpha de tout Poudlard. Mais, le problème était qu’avec Felixia il avait énormément à trouver cette position dominante car elle lui rendait, coup pour coup, insulte pour insulte, provocation pour provocation.

Assise sur la table, elle attendait son avis, son point de vue. Cette fois ci, elle ne pouvait pas en parler avec Cissy – c’était trop dangereux. Le don de voyance n’était pas propre à sa famille, mais ce qui y était lié, sa sœur, l’importance que cela pouvait avoir pour les siens étaient le propre d’Ad-Véritas et seule Màirin avait les connaissances nécessaires pour la comprendre, et lui exposer son point de vue. Combien de fois avait-elle voulu partager un bout de leur secret, un bout de leur histoire ave Cissy, à chaque fois Màirin lui avait fait comprendre que seul ceux né avec cet héritage, ce secret étaient pour le moment près à en comprendre toute la teneur. Parfois c’était pesant d’à peine évoquer sa famille, ou bien sa sœur, de peur d’en dire trop avec Cissy – mais qu’importe, depuis trop d’années déjà Felixia avait imposé une distance douloureuses avec les siens. Felixia avait eu du mal a construire une amitié au début, persuadé qu’elle portait malheur à ceux qu’elle aimait, persuadé qu’elle avait voulu ce qui était arrivé à sa mère, à sa sœur. Alors qu’en fait : enfant elle avait fait simplement fait un rêve prémonitoire, sans doute l’une des premières manifestations de son don de voyance, aujourd’hui cela avait un écho nouveau, si seulement elle avait compris, elle aurait peut-être pu empêcher cela.  Qu'est-ce qui te fait dire ça ? Tu as eu une vision ?  Elle avait toujours le don de s’inquiéter, mais Felixia allait plutôt bien, autant qu’elle le pouvait. Màirin avait toujours des questions, des inquiétudes, elle reconnaissait bien son amie ici, toujours à se soucier des autres. Felixia lui adressa un doux sourire, mais n’eut toutefois pas le temps de répondre avant que la troisième question de son amie fasse son apparition : Comment tu te sens ?Elle allait comme elle pouvait, elle n’allait pas mal, mais elle ne pouvait pas dire qu’elle allait bien, cette nouvelle était dérangeante, déroutante, et pouvait changer tant de chose. Une seule chose était certaine, elle ne voulait plus l’amour d’une grande mère qui l’avait trouvée trop ordinaire en comparaison de sa sœur.

Il avait fallu qu'il lui prouve dans un premier temps que les symptômes de sa sœur étaient purement imaginaires pour qu'elle commence à l'écouter. Il lui avait démontré que ses insomnies, ces quelques moments d'absence dans la journée n'étaient pas un hasard mais simplement une manifestation de son don de voyance. Et par la suite parce qu'elle était encore septique, elle ne savait pas comment, il avait réussi à lui provoquer une sorte de vision en lui pressant la main - ce n'était pas une vision à long terme juste celle d'un élève déboulant dans la salle vide où ils se trouvaient quelques secondes plus tard. Elle avait essayé d'en déclencher une pour voir, en vain. Ainsi sa sœur n'était pas la voyante de la famille - c'était elle, la fille mise de cotée par une grand-mère qui la trouvait bien trop ordinaire. Si elle savait - mais Felixia n'avait pas envie que sa sœur soit rejetée parce qu'elle avait menti, elle avait pour elle plus de considération qu'elle ne voulait bien l'admettre. « Ça va. » Répondit elle alors, je vais bien. Ce n'était pas un mensonge elle allait très bien elle était juste assez perturbée par le fait qu'elle puisse avoir des visions, pire qu'elle en avait déjà eut sans s'en rendre compte, sans agir pour les empêcher de se réaliser. Aujourd'hui elle ne pouvait s'empêcher de se sentir en partie coupable même si qu'est-ce qu'une petite fille de dix ans aurait pu faire pour empêcher sur cela ne se produise ? Sans doute rien du tout. « J'ai... » Elle marqua alors une pause, parler en bien de Gideon lui était assez difficile elle qui le dénigrait depuis si longtemps. « Gideon m'a aidée à y voir plus claire. Il a vu qu'en cours parfois j'ai des sortes d'absence de l'ordre de trois à six secondes, je ne sais pas comment ni pourquoi mais il a fait de recherche et il a réussi à me provoquer une sorte de vision. À court terme j'ai vu avec une minutes d'avance ce qui allait se passe c'est - c'est comme si quelqu'un était dans mon corps et que je me contente de regarder sans pouvoir agir, c'est... Terrifiant. » Finit-elle alors par lâcher.



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MessageSujet: Re: EDGE OF NIGHT (feli)   Lun 2 Fév - 21:57


Il y à des siècles de cela, quand les fondateurs avait décidé de mettre hors d'état de nuire Morgane et les siens, ainsi que toute ses familles vassales, ma famille avait aidé celle de Felixia. Mes ancêtres avait cachés et protégés les siens. Parfois, je me disais qu'inconsciemment, je reproduisait des gestes qui était ancré dans ma mémoire depuis des siècles. Je soutenais Felixia, je l'avait toujours fait et que je ferais toujours. Je ne voyais pas d'autre possibilité. Elle avait besoin de moi, elle était ma meilleure amie. Je mesurais rapidement l'importance de ce qu'elle venait de me dire. Nous étions tous persuadé que Trixia était celle qui avait le don, l'héritière de Morgane. Celle qui devait jouer un rôle clé dans notre histoire, ça devait être elle. Mais si Felixia se révélait en faite être l'héritière véritable, puisqu'elle avait le don, alors c'était elle, la clé. C'était pas elle qu'arriverait la Vérité. Comment sa sœur avait-elle pu mentir pendant toutes ces années ? Quelles serait les conséquences pour elle si Feli révélait au grand jour qu'elle était l'héritière de Morgane ? Et comment le prouverait-elle ? J'avais une confiance absolue en elle, mais en serait-il de même pour tout le monde ? Il pouvait être tellement compliqué de faire entendre raison à des gens qui croyait quelque chose dur comme fer depuis des années. Et en pensant cela, je vis notre combat sous un jour nouveau. Bien sur Ad-Veritas détenait la Vérité, nous savions, et nous pouvions le prouver, que les Fondateurs c'étaient débarrassés de Morgane. Mais ce mensonge était inscrit depuis des siècles dans la mémoire commune, tout le monde connaissait cette histoire. A plus petite échelle c'était identique pour Trixia. Pour tout Ad-veritas, c'était elle, la véritable descendante de Morgane. Il ne serait pas simple d'imposer Felixia. Mais je l'aiderai. Mais j'étais inquiète. J'avais peur que des jours, des semaines voire des mois difficiles n'attendent Feli. Quand je lui demandais comme elle se sentais, elle me répondu naturellement Ça va. Elle ne mentait pas, du moins il ne me semblait pas. J'acceptais cette réponse d'un hochement de tête.

Puis elle me raconta que c'était Gideon qui l'avait aidé. Je lui décochais un regard étonné. Gideon le petit Serdaigle ? Le gars que tu appel "Gideon tête de con" , on parle bien du même ? Comment avait-il pu réussir une chose pareille ? Plus elle parlait, plus je fronçais les sourcils. Je n'accordais pas facilement ma confiance, c'était un fait, et je n'aimais pas qu'il en sache autant sur Felixia. J'étais toujours très protectrice envers Cissy et elle, je ne savais pas vraiment pourquoi, c'était plus fort que moi. Je ne pouvais pas supporter qu'il leur arrive quelque chose de néfaste, je ne m'en remettrais pas. Je mettais Gideon dans un coin de ma tête pour l'instant, c'était bien secondaire. Bon, Feli avait eu une vision, c'était une évidence.Je tournais vers elle mon regard bienveillant, ce regard si rare que je réservais seulement à Cissy, à elle ou à ma famille. Qu'est-ce que tu compte faire ? Ca change beaucoup de chose Feli, il va falloir le dire... Je savais que ce ne serait pas facile pour elle, mais elle savait qu'elle pouvait compter sur mon soutien indéfectible. Mais d'abord, quoi que tu décide de faire, le dire ou le cacher, je suis avec toi, je t'aiderai. C'était une évidence, pourtant je voulais m'assurer qu'elle en était bien consciente. Felixia Sealgair avait ma loyauté pleine et entière.



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MessageSujet: Re: EDGE OF NIGHT (feli)   Lun 2 Fév - 22:48

Quand sa famille avait « découvert » par le biais d’une vision de son arrière-grand-mère que Trixia était censé avoir un don de voyance, le monde de Felixia s’était dérobé sous ses pieds, de fille aînée des descendants de Morgane, elle était passée au second plan derrière sa sœur. Aujourd’hui, elle se demandait encore comment son arrière-grand-mère avait pu croire que c’était Trixia. Avait-elle vu la plus grande ? Dans son cas, Trixia mesure presque dix centimètres de plus qu’elle, et la plus grande en taille n’était pas la plus grande, est-ce que la méprise s’est faite à ce moment-là ? Elle cherchait encore à comprendre comment cela avait-il pu être possible, mais elle se souvenait d’une personne qui ne l’avait pas laissé tomber ce jour là – il avait dit qu’avoir une sœur ça craignait grave. Il avait fait en sorte qu’elle reste le centre du monde pour au moins une personne, lui. Après, les choses avaient dégénérée, persuadée qu’elle portait malheur à ceux qui l’entouraient, elle avait coupé les ponts avec la seule personne qui avait été un réel soutien pour elle, Gideon. Bien sûr, le père de la jeune femme, Markus Selagair était loin de faire une différence entre ses deux filles, mais il n’avait jamais voulu se mêler du soit disant don de la plus jeune. Son père n’avait jamais été quelqu’un de très expansif, au contraire – mais il était le premier à laisser échapper un mot affectueux à l’égard de son aînée.

Si aujourd’hui Màirin était son seul soutien, elle ne l’avait pas toujours été, n’étant qu’une vague connaissance de Felixia durant son enfance, une gamine croisée dans un dîner. Maintenant, elle était sa meilleure amie, une sorte de mère poule qu’il ne valait mieux pas essayer d’endormir avec un mensonge à la mords-moi-le-nœud, si vous voyez ce que je veux dire. Màirin devait avoir une sorte de sixième sens qui détectait automatiquement quand vous allier mentir – et son regard noir avait tendance à vous en passer l’envie, sachant que le sermon serait pire que la vérité.  Le gars que tu appel "Gideon tête de con" , on parle bien du même ? Ce n’était pas ce dont elle était le plus fière ce ‘Gideon tête de con’, ou bien encore ‘Gideon le dindon’, elle l’avait affublé de surnom pire les uns que les autres – et pourtant. Quand elle était entrée en première année, elle avait décidée de faire une croix sur leur amitié en ayant peur de le blessée. Avec les années elle avait réellement cessée de sentir amie avec lui, elle avait aussi été réellement odieuse, et c’est quand elle a vu ô combien lui et sa sœur étaient devenue proche elle s’est sentie trahie mais résignée elle s’était dit qu’elle l’avait certainement mérité.  « Lui-même, répondit-elle alors, c’est une longue histoire. » dit-elle alors simplement n’ayant pas envie d’en dire d’avantage, elle le ferait si Màirin lui demandait d’en dire plus, si elle lui demandait de lui raconter cette histoire.  Gideon avait été son plus proche ami durant son enfance, celui qui l’avait soutenu et vu pleurer toutes les larmes de son corps à la mort de sa mère, il était comme un membre de sa famille qu’elle avait renié, comme Trixia. Tous deux appartenaient à son passé, un passé que Felixia ne voulait pas revoir, trop douloureux, trop lointain.

La sorcière balançait avec nonchalance ses pieds dans le vide alors qu’elle était assise sur la table en face de son amie. Il fallait qu’elle dise quelque chose, n’importe quoi, si Felixia avait tant tenu à lui en parler c’était parce qu’elle allait pouvoir l’aider à y voir plus clair, l’aider à prendre la bonne décision. Sa famille avait placé sa sœur sur un pied d’estale non pas parce qu’elle avait une mission à jouer grâce à son don, mais parce que chaque membre de leur famille qui héritait du don de Morgane en personne était un symbole, un espoir de voir la cause toujours vivace. Si Trixia jouissait de ce statut, Felixia n’en voulait pas.  Qu'est-ce que tu compte faire ? Ca change beaucoup de chose Feli, il va falloir le dire...  Non ça ne changeait pas grand-chose, si Trix pouvait paraitre importante par son don, c’était plus un mensonge qu’autre chose. Ad-Veritas voulait voir la vérité éclater au grand jour – voulait voir les descendants des fondateurs à genoux. Mais d'abord, quoi que tu décide de faire, le dire ou le cacher, je suis avec toi, je t'aiderai. Si Màirin n’existait pas, Felixia devrait l’inventer, son amie était si loyale, plus que n’importe qui, plus qu’elle n’aurait jamais pu l’espérer. Elles se connaissaient depuis leur première année, et pourtant, la voyante avait la cruelle impression de la connaitre depuis toujours, elle savait lui dire tant de chose au simple travers d’un regard par exemple. « Ça ne change rien Màirin, rien du tout, ce n’est qu’un don après tout, ce n’est pas le synonyme d’une quelconque réincarnation comme pourraient l’espérer certain, ça n’existe pas. » La réincarnation ça n’existait pas, Morgane était morte, bel et bien morte, et si son esprit demeurait quelque part cela serait d’avantage un esprit frappeur. Quand Felixia songeait à l’avènement de Morgane, elle songeait d’avantage à l’avènement de la vérité, et que les siens puissent enfin revenir dans la lumière, pour atteindre la vengeance murement murit pendant près d’un millénaire.  Puis, tout en baissant la tête, la jeune femme inclina celle-ci tout en passant une main nerveuse dans ses cheveux, ses doigts s’entrelaçant autours des mèches un peu folle. Jouer avec ses cheveux, c’était le signe chez elle que tout n’allait pas pour le mieux du monde, c’était un tic qu’elle essayait souvent de cacher. Elle dit alors : « Je ne sais pas quoi faire. Si je ne dis rien, je mens, encore. Si je le dis, ils vont négliger Trixia et ça va lui faire tellement de mal – je sais que j’en ai souffert, mais je ne souhaite d’être la seconde fille à personne. » Elle marqua alors une pause tout en relevant la tête vers sa meilleure amie, « Si les gens croient que c’est un don, je pense qu’ils se trompent. » Elle poussa alors un soupire, « J’ai juste l’impression que c’est une malédiction. » Elle  baissa alors les yeux, pensive.



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MessageSujet: Re: EDGE OF NIGHT (feli)   Mar 3 Fév - 12:00


Je me souviens que quand j'étais enfant, les histoires que me racontaient mes parents mêlées déjà Morgane et les fondateurs. Je savais qu'il y avait un grand secret que j'apprendrais quand je serais en âge de le comprendre. Le jour où j'ai pu connaître tous les tenants et aboutissants de la légende, j'ai eu beaucoup de mal à réaliser. Puis en grandissant et notamment en intégrant Poudlard, j'ai compris l'ampleur de la tâche. Elle serait considérable. Car ces mensonge était ancré dans l'esprit de tous depuis si longtemps. Aujourd'hui je m'interrogeais sur l'avenir. Je me demandais si Feli était bien consciente de tout ce que cela impliquait. Avait-elle peur ? Si c'était le cas, je ne pouvais pas lui reprocher. Mais il faudrait qu'elle dépasse cette peur, car la peur était bien mauvaise conseillère, elle nous poussais à faire les mauvais choix, elle empêchait la réflexion. Lui-même, c’est une longue histoire. Je hochais la tête. Elle n'avait pas envie d'en parler ça crevait les yeux. Et moi j'avais envie de savoir, elle devait s'en douter. Mais ce n'était pas le bon moment,nous avions un problème plus urgent que cette drôle d'alliance. Quand je lui dit que les choses allaient changer, elle nia.  Ça ne change rien Màirin, rien du tout, ce n’est qu’un don après tout, ce n’est pas le synonyme d’une quelconque réincarnation comme pourraient l’espérer certain, ça n’existe pas. C'est vrai que j'avais déjà entendu ces histoires. Mon frère y croyait dur comme fer. Une réincarnation de Morgane et des fondateurs. Je ne savais pas trop quoi en penser, ça me semblait un peu tiré par les cheveux. Je ne croyais pas vraiment à ces légendes de réincarnation, mais après tout, nous étions dans une école de magie, donc toute était possible. Pourtant je restais sceptique. Je ne te parle pas de réincarnation Feli, plutôt du rôle qui pourrait être le tien désormais... Je doutais qu'elle soit d'accord avec moi, mais elle voulait entendre mon avis, sinon, elle ne m'en aurait jamais parler. Mon rôle était de l'aider à y voir plus clair. Je ne pouvais rien faire ou décider à sa place, mais je pouvais la conseiller, l'aider à remettre les choses à leur bonne place. Et en dernier recours, lui dire ce que je ferais à sa place. Écoute, tout le monde dit que l’événement de Morgane est proche. Si tu es sa véritable héritière, tu aura forcément un rôle la dedans. Si c'était vrai, si je ne me trompais pas, la tâche de Feli serait considérable, bien que j'ignore encore en quoi elle consisterait. Je remarquais que Feli jouait avec ses cheveux, ce qui traduisait chez elle une grande nervosité. Je savais qu'elle était moins tranquille qu'elle voulait bien le faire croire. Je ne sais pas quoi faire. Si je ne dis rien, je mens, encore. Si je le dis, ils vont négliger Trixia et ça va lui faire tellement de mal – je sais que j’en ai souffert, mais je ne souhaite d’être la seconde fille à personne. Je n'avais jamais noué de vrai lien avec Trixia, Felixia avait été mon amie dès la première seconde. Sa sœur était une enfant gâtée, capricieuse et assez insupportable. Surement pas méchante, mais elle avait été répartit à Gryffondor à son arrivée, et l'occasion ne c'était jamais présenté de la connaître. Feli voulait encore la protéger. Elle paraissait très froide en public avec sa sœur, mais elle l'aimait tant. Alors peut-être que tu devrais en parler avec Trixia... Et au dela du mensonge dans lequel s'est enfermée ta sœur, tu auras besoin d'aide pour maîtriser et approfondir ton don. Je t'aiderai, bien sûr, mais ta famille pourrai t'être d'une aide précieuse, après tout, tu n'es pas leur première voyante... Je lui adressais un sourire encourageant. Feli était fatiguée des secrets et des mensonges, surtout aussi lourd. C'était une injustice de lui en rajouter un sur le dos. Elle n'avait pas envie de ça, je le voyais claire comme de l'eau de roche.

Felixia leva les yeux vers moi, je lui souris. J’ai juste l’impression que c’est une malédiction. Je comprenais son point de vue, même si le mien était différent. Ma place était bien plus aisée que celle de Felixia, elle se limitait à aider et conseiller. Elle, elle devait vivre jour après jour avec ça, avec le poids du secret et désormais avec ce don dont, de toute évidence, elle ne voulait pas. C'est un cadeau Feli, mais c'est un cadeau que tu dois t'approprier, tu dois l'utiliser, pas le subir. C'était une des grande philosophie de mon père : ne lutte pas contre les courants, utilise les. Ce sera difficile, mais tu n'es pas seule... Felixia avait été royalement ignoré par sa famille, au profit de sa petite sœur placé sur un piedestale puisqu'elle avait le don. Le vent venait de tourner. Si elle avouait que c'était elle qui avait le don, ils allaient se désintéressé de Trixia et accorder toutes leur faveur à Feli. Elle ne voulait pas de ça. Et je la comprenais, je n'aurais pas voulu non plus des affection opportuniste. Pourtant, ils étaient les mieux placés pour l'aider. Pour autant, elle n'était pas seule, j'étais là, et apparemment, Gideon aussi, même si je ne comprenais pas trop pourquoi... En parlant de lui, était-ce le moment de demander à Feli qui il était réellement et quel lien avaient-il tous les deux ?



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MessageSujet: Re: EDGE OF NIGHT (feli)   Mar 3 Fév - 21:54

Il y avait toujours eut cette théorie selon laquelle, le jour de l’avènement de Morgane, il y aurait une réincarnation de celle-ci, ainsi que de tous les protagonistes de l’époque, tel que les fondateur, Mordre, ou encore Merlin. C’était une théorie qui perdurait avec le temps, et qui devenait assez vivace es derniers temps, peut-être parce que l’anniversaire millénaire de Poudlard arrivait enfin. Felixia n’y avait jamais cru alors que sa grand-mère semblait y croire dur comme fer, c’était sans doute pour cela qu’elle avait placé tous ses espoirs dans la petite sœur, elle la voyait comme la réincarnation de Morgane le Faye – comme l’espoir d’une génération, alors qu’au fond il n’en était rien. C’était le même cirque à chaque apparition du don de voyance dans sa famille, son père le lui avait expliqué une fois, il y avait toujours deux trois fanatiques comme sa grand-mère pour croire qu’elle allait être la réincarnation de Morgane, celle par qui la vérité arrivera. Mais être voyant chez les Sealgair ne s’apparente en rien à être un Messi. « Je ne te parle pas de réincarnation Feli, plutôt du rôle qui pourrait être le tien désormais... »  Un rôle ? Au moins, Felixia était très rassurée de voir que son amie ne croyait pas à ses salades de réincarnation, car si c’était vrai, si elle était la réincarnation de Morgane, cela aurait fait de Gaunt la réincarnation de Serpentard étant le seul héritier mâle de cette génération, et ce n’était pas une idée qui lui plaisait, en sachant que serpentard est l’un de ceux qui avait piégé Morgane. Non, non, ce n’était que des salades que l’on raconte aux enfants pour qu’ils soient sages. Quand elle parlait d’un rôle, Felixia n’y croyait pas non plus, avoir un don ne changerait pas ce qu’elle était, ou ce qu’elle était capable de faire, sans cela, elle était très déterminée avant, et même en passe de diriger Ad-Veritas un jour – faisant preuve de bien plus de sang-froid, et de détermination que sa propre sœur, un jour son père lui avait dit que c’était à elle que reviendrait le flambeau une fois que sa grand-mère et lui seraient partis.  « Écoute, tout le monde dit que l’événement de Morgane est proche. Si tu es sa véritable héritière, tu aura forcément un rôle la dedans. » Ce n’était pas question d’être une vrai héritière ou non, elle partageait le même sang que Trixia qui au même titre qu’elle était l’héritière de Morgane. Le don de voyance est juste comme une preuve que la lignée de Morgane est bien vivante, en bonne santé, et a hérité de la magie de son ancêtre, tout simplement. Peut-être qu’à travers son don elle pourrait y voir plus clair dans l’avenir et aider à rendre les actions de Ad-Veritas plus efficaces, plus marquantes, et toucher droit au but.  « Il n’y a pas de vrai ou de faux héritiers, ce… don est juste une preuve que le sang de Morgane coule dans mes veines, rien de plus. » Elle marqua une petite pause avant d’ajouter, « J’ai déjà un rôle, ça ne changera pas, c’est dans mon sang depuis mille ans, j’aurais forcément un rôle à jouer comme chacun d’entre nous, comme toi, comme Trix, comme ta soeur, comme ton frère, comme Gideon, ça ne change rien. » Elle jouait déjà un rôle, et ce don n’y changerait rien, jamais.

Sa sœur avait menti pendant des années, car elle n’avait sans doute jamais eut l’ombre d’une seule petite vision. Souvent depuis une semaine, Felixia se demandait pourquoi elle avait fait cela, pourquoi elle avait menti ? Et elle en était arrivée à une seule conclusion, elle avait peur de décevoir les membres de sa famille qui avaient placé leurs espoirs en elle – elle avait peur de causer du déshonneur, une notion que leur grand-mère avait en horreur. Quand celle-ci avait appris que Felixia était plus ou moins amie avec Ramsat Gaunt, elle lui avait jeté un regard noir, et avait laissé échapper une remarque désobligeante que Felixia n’avait pas pris la peine de relever, elle se savait plus intelligente qu’elle de toute manière. Mais Trix dans tout ça, aujourd’hui, Felixia pouvait imaginer la stupeur qu’elle avait dû ressentir quand elle avait compris qu’elle était simplement ordinaire, juste ordinaire, juste Beatrixia Sealgair, juste la petite dernière. Quand Felixia avait ressenti cela, elle avait eu son amie pour l’encourager, et la soutenir, et encore aujourd’hui, elle était là, fidèle au poste.  « Alors peut-être que tu devrais en parler avec Trixia... Et au dela du mensonge dans lequel s'est enfermée ta sœur, tu auras besoin d'aide pour maîtriser et approfondir ton don. Je t'aiderai, bien sûr, mais ta famille pourrai t'être d'une aide précieuse, après tout, tu n'es pas leur première voyante... » Son amie lui adressa le sourire qui donna à Felixia un peu de baume au cœur, et l’envie de sourire doucement à son tour. Pourtant, son amie avait raison, il fallait qu’elle parle à sa sœur, mais elle avait tout de même une grande rancœur à son égard, celle-ci avait toujours agit comme l’enfant gâtée en faisant sans cesse des caprices à l’encontre de sa sœur. Quand Trixia s’était rapproché de Gideon, Felixia y avait vu un caprice pour s’approprier un ami de sa sœur, et il y avait bien longtemps qu’elle avait baissé les armes face à sa cadette.  « J’ai pas envie de parler à Trixia, elle va toujours trouver le moyen de ramener tout ça elle, même si elle n’est pas voyante, elle trouve toujours le moyen de tout ramener à elle, elle m’a toujours tout prix, mes anniversaires, mes parents, mes grands-parents, et même mon plus vieil ami. » Elle avait laissé échapper cela naturellement, sans filtres, sans rien, avec Màirin elle n’avait pas besoin de filtrer ses paroles, c’était la seule personne qu’elle connaissait avec qui elle pouvait être pleinement elle-même. « La dernière voyante était mon arrière-grand-mère, elle est morte quand j’avais six ans, je crois pas que l’on puisse apprendre grand-chose d’elle, le seul moyen d’apprendre, c’est les livres, tout simplement. » Elle esquissa alors un faible sourire, les livres étaient sa passion – sa vraie passion, ça ne serait pas un problème de faire des recherches, mais faire en sorte que personne n’ai d’oreille indiscrètes serait un autre problème, sans l’ombre d’un doute.

Elle avait l’impression que c’était une malédiction, c’était comme cela qu’elle le voyait, c’est pour cela qu’enfant elle n’avait jamais envié sa sœur une seule seconde, se disant que c’était un sacré poids sur les épaules de voir l’avenir. Elle ne savait pas comment cela fonctionnait, si c’était du demande ou bien à l’improviste, même si elle se doutait bien que cela devait arriver au moment opportun. « C'est un cadeau Feli, mais c'est un cadeau que tu dois t'approprier, tu dois l'utiliser, pas le subir. » Elle reconnaissait bien son amie là, optimiste et prête à faire de chaque chose qui se présentait à elle une force. « Ce sera difficile, mais tu n'es pas seule... » Quand elle dit cela, Felixia leva alors les yeux vers elle, un sourire sur les lèvres. Bon sang, dans ces moments-là elle avait une violente envie de la prendre dans ses bras jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus respirer. « Je sais, je t’ai toi, et ce n’est pas rien, mon plus fidèle soutien, ma meilleure amie. » Elle était sincère, il y avait Cissy mais elle savait encore qu’elles n’allaient rien pouvoir lui dire, même si le don de voyance n’était pas exclusif aux descendants de Morgane, la place qu’il occupait dans sa famille avait une résonnance toute particulière, unique, elles ne pouvaient pas se permettre de risquer un secret millénaire pour leur amie, c’était un prix à payer. « Mais imagine une seconde que je vois quelqu’un que j’aime mourir, et que je ne puisse rien faire pour l’en empêcher, j’aurais l’impression de l’avoir moi-même tué parce que j’ai échoué. Tu imagines ? Tu imagines une seconde que je puisse être capable de voir le pire arriver sans peut être pouvoir rien faire, c’est terrible. » C’était déjà arrivé, elle s’en rendait compte maintenant. Plusieurs semaines avant l’accident qui avait coûté la vie à sa mère elle l’avait vu se produire dans ses rêves, c’était sans doute la première fois que son don se manifestait de la sorte. A l’époque, elle ne s’en souvenait même pas, mais après l’accident, elle avait cru avoir voulu que cela arrive, et s’en était voulu, et avait été persuadée d’une chose : elle portait malheur.



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MessageSujet: Re: EDGE OF NIGHT (feli)   Mer 4 Fév - 0:09


Je savais que Feli ne partageait pas toute mes idées. Pourtant j'en avais l'intime conviction, quelque chose approchait. On parlait de l’avènement de Morgane. Je ne savais pas encore vraiment ce que ça impliquait, mais j'étais sûre et certaine que Felixia aurait un rôle important à jour. Je ne pouvais pas vraiment l'expliquer, c'était un peu comme une intuition.   Il n’y a pas de vrai ou de faux héritiers, ce… don est juste une preuve que le sang de Morgane coule dans mes veines, rien de plus. Je n'étais pas d'accord, et elle le savait. Mais Feli, tout comme moi, était têtue. J'étais persuadé que le don impliquait quelque chose, quelque chose qui s'inscrivait dans un dessein bien plus grand. Et qu'il impliquait Feli d''une manière encore plus profonde. C'était ce que j'entendais par « la véritable héritière ». On avait souvent parlé de Trixia comme de « celle par qui la Lumière arriverait ». Et ça parce qu'elle avait le don, ou c'était du moins ce que nous pensions tous. Mais de toute évidence, c'était l'aînée qui avait hérité du don. Je calais une mèche de mes long cheveux brun derrière mon oreilles. Felixia me rendit mon sourire. J'aurais voulu pouvoir l'aider plus, je le souhaitais tellement. Mais comment ? J'étais décidé à aller consulter tous les ouvrages de la bibliothèque dès la fin de notre conversation. Moi qui n'étais pas une habitué des lieux, j'espère que ça n'allait pas me refiler une crise d'urticaire...

 J’ai pas envie de parler à Trixia, elle va toujours trouver le moyen de ramener tout ça elle, même si elle n’est pas voyante, elle trouve toujours le moyen de tout ramener à elle, elle m’a toujours tout prix, mes anniversaires, mes parents, mes grands-parents, et même mon plus vieil ami. Oui, c'était plutôt son genre, du peu que je la connaissais. Le fait de l'avoir traité toute sa vie comme le messie en avait fait une fille difficilement supportable d'après ce que disait la rumeur. Je sais que tu veux pas lui parler, mais tu sais très bien que tu n'as pas vraiment le choix. Lui dis-je doucement. C'était la pure vérité, Felixia était une fille intelligente, elle le savait aussi bien que moi, un jour ou l'autre, elle devrait le dire à sa sœur, en parler avec elle, et je ne voyais pas l'intérêt d'attendre. Une fois de plus, une chose m'intrigua. Qui était le plus vieil am de Feli ? Elle ne m'avait jamais parler de cette personne. Mais elle ne m'avait jamais parlé non plus d'une éventuelle « vieille histoire » avec Gideon. Étaient-ils liés ? Ou ce vieil ami et lui était-il carrément la même personne ? Ton plus vieil ami ? De qui tu parles ? Demandais-je, curieuse, avant d'avoir pu l'en empêcher. Je n'avais pas l'habitude d'ignorer quelque chose sur Feli, après tout, elle était ma meilleure amie depuis dix ans, elle n'ignorait rien de moi, comment était-il possible que d'un coup, tout un pan de sa vie semble m’apparaître ?  La dernière voyante était mon arrière-grand-mère, elle est morte quand j’avais six ans, je crois pas que l’on puisse apprendre grand-chose d’elle, le seul moyen d’apprendre, c’est les livres, tout simplement. Je ne pu m'empêcher de sourire. Ça lui ressemblait bien, chercher toute les réponses dans les livres. Comme toute personne normale, j'aimais les livres et la lecture, mais pour Feli, c'était plus une adoration, elle était persuadé qu'ils renfermaient tout le savoir. C'était peut-être vrai, mais moi, je préférais chercher les informations directement auprès des vivants. Si celui qui avait la réponse à ma question n'avait pas encore prit la peine d'écrire un bouquin, c'était stupide d'attendre. Comme tu voudras, j'irais faire quelques recherches, peut-être qu'on pourrait trouver un bon prétexte pour avoir accès à la réserve ? Et ton père ? Il  devrait pouvoir t'aider non ? Il faudrait que je réfléchisse à ça. Ma sœur n'était pas un professeur à proprement parler, mais elle pourrait peut-être me conseiller à un prof qui me donnerait une autorisation..

En scrutant de visage de Felixia, je me pris à me demander comment je réagirais à sa place ? Je crois que ma première réaction serait de me tourner vers Merry et Feli. Puis mon frère. Je voyais parfaitement ce qu'elle voulait dire quand elle parlait de malédiction, j’imaginais le fardeau mais aussi la responsabilité que cela représentait. Mais ce ne serait un fardeau que tant qu'elle le subirait et qu'elle ne maîtrisait pas ce don. C'est pourquoi il fallait l'aider.  Mais imagine une seconde que je vois quelqu’un que j’aime mourir, et que je ne puisse rien faire pour l’en empêcher, j’aurais l’impression de l’avoir moi-même tué parce que j’ai échoué. Tu imagines ? Tu imagines une seconde que je puisse être capable de voir le pire arriver sans peut être pouvoir rien faire, c’est terrible. Immédiatement, je sautais de la table à laquelle j'étais assise et m’avançais vers ma meilleure amie. Je lui prit les mains et fixais mes grands yeux noisettes dans les siens. Feli avait peur, je le voyais. Et je détestais ça. Tout comme je détestais tout ce qui était susceptible de faire du mal à ceux que j'aimais. Je savais que ma réputation à Poudlard n'était pas immaculée : froide, indifférente, hautaine, j'en passe et des meilleures. Comme si cela pouvait m'affecter. Leur opinion m'importait peu. J'avais l'affection des gens que j'aimais, c'était tout ce qui comptait pour moi. Je ne crois pas que ça fonctionne comme ça... Je ne crois pas un destin immuable. Je pense que si tu vois les choses, c'est parce que tu peux, d'une façon ou d'une autre, les changer ou les utiliser à ton avantage. Je voulais qu'elle comprenne, je ne voulais pas qu'elle se laisse déborder par la panique, je voulais qu'elle garde son habituel sang froid qui la rendait si efficace dans tout ce qu'elle entreprenait. C'est pour ça que tu dois accepter ce don, et le maîtriser. Ma voix était douce mais ferme. Si elle se laisser dépasser, j'avais peur qu'elle ne se renferme, que ce don dont elle ne voulait pas la ronge et qu'elle ne soit malheureuse, ou pire, qu'il lui arrive quelque chose...



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MessageSujet: Re: EDGE OF NIGHT (feli)   Jeu 5 Fév - 0:19

On ne peut juger de la qualité d’une amitié que durant les coups durs, et Màirin ne lui faisait pas défection, et vice versa. Quand la sœur de celle-ci était partie épouser un sang pur dans un autre pays, Felixia l’avait un peu ramassé à la petite cuillère, connaissant le lien qui unissait les deux sœurs. Souvent, Felixia avait envié leur relation quasi fusionnelle entre elles, elle aurait tellement rêvé de pouvoir avoir une relation de la sorte. Màirin était une sœur pour Felixia depuis sa première année elle passait chaque jour de son année scolaire avec elle – les vacances elles se voyaient aussi premièrement sous prétexte d’Ad-Veritas, puis simplement parce qu’elles étaient inséprables. « Je sais que tu veux pas lui parler, mais tu sais très bien que tu n'as pas vraiment le choix. »  La relation entre sœurs pouvait être très problématique, tout comme les relations entre amies. Même si elles semblaient d’apparence très liée, et inséparables, il leur arrivait de se prendre très violemment la tête, de se disputer parfois, et simplement de ne pas se parler quelques fois, car même si cela ne durait jamais bien longtemps – cela arrivait. Il y a des sujets de discorde qui ne changeait jamais, comme le fait qu’elle soit « amie » avec Ramsay Gaunt – même si la raison était simplement Ad-Veritas.  Mais elle savait qu’elle allait devoir confronter sa sœur, et contrairement à sa relation avec Màirin à chaque fois la conversation finissait mal, à chaque fois l’une des deux partaient en claquant la porte et Felixia ne comptait plus les fois où elle avait réussi à la faire partir en pleurant.  Mais elle avait tant de rancœur vis-à-vis de sa sœur – tellement. « Ton plus vieil ami ? De qui tu parles ? » C’était un sujet sensible pour Felixia, son plus vieil ami, elle l’avait abandonné comme une vieille chaussette, et comme à son habitude, sa sœur s’était jetée sur lui pour lui voler quelque chose à quoi elle tenait. Trixia avait voulu nouer un lien avec Gideon comme son aîné, mais elle avait échoué, elle le savait jamais personne n’avait pris la place de Gideon, et elle avait l’intime conviction que personne n’avait pris sa place à elle. Màirin était aussi sa meilleure amie, tout comme Gideon l’avait été. Elle n’avait pas eu de meilleur ami masculin, même si Andreas approchait de cette définition, mais le mensonge dû à son ascendance l’empêchait de rejoindre ce poste.  

« Flamel. » dit-elle alors en avalant sa salive marquant une pause, les yeux se baissant doucement vers ses pieds. « On était amis quand on était enfant, c’était mon meilleur ami. » Elle esquissa un sourire triste en repensant à cette époque qui lui manquait terriblement, l’époque où elle était terriblement insouciante ou sa seule préoccupation était de sortir jouer avec son meilleur ami, même si la pluie était battante, attraper froid pour avoir une bonne raison de se gaver de chocogrenouille au coin du feu. Elle aurait tout donné pour revivre cette époque où sa mère était encore vivante et la première à la réprimander quand elle refusait de jouer avec la petite, quand elle revenait les pieds pleins de boue de dehors – rien qu’une fois, Felixia aurait voulu subir les réprimandes de sa mère, c’était qu’elle était encore vivante, et pour cela elle aurait tant sacrifié. « Je ne lui parlerais pas, ça peut attendre. » dit-elle simplement à propos de sa sœur, il était incroyable de voir à quel point la sorcière désormais voyante pouvait être bornée, et ce depuis sa tendre enfance, c’était un trait de caractère qui n’avait pas changé, qui restait constant. « Comme tu voudras, j'irais faire quelques recherches, peut-être qu'on pourrait trouver un bon prétexte pour avoir accès à la réserve ? Et ton père ? Il  devrait pouvoir t'aider non ? » Elle connaissait la quais phobie de sa meilleure amie pour les livres – elle était tout le contraire que Felixia qui vouait une adoration quasi divine aux livres. Elle avait l’impression que tout trouvait une réponse quand elle ouvrait un livre, et elle espérait que cela serait de même pour son don, elle devait pouvoir trouver des réponses dans des livres, il le fallait. Pour ce qui était d’avoir accès à la réserve, cela risquait de s’averer un peu plus compliqué que prévu, mais elle avait sa petite idée sur la question.  « J’ai ma petite idée pour la réserve, je vais avoir besoin de faire quelques recherches pour le prochain évènement organisé par le comité, je devrais pleurer dans le bureau d’un ou deux professeurs, mais je l’aurais. » Elle esquissa un sourire, oui, elle allait avoir besoin de faire quelques recherches pour la prochaine « fête » organisée par le comité des élèves, en tant que présidente, elle avait légitimement le droit de faire ce genre de demande aux professeurs, et userait de talent d’actrice pour parvenir à ses fins comme toujours. Elle était toujours très douée pour arriver à obtenir ce qu’elle voulait des gens. La veille, elle avait réussi à obtenir de Ramsay ce qu’elle avait apparenté à une sorte de reddition, il avait laissé exploser sa colère, et tourné les talons, cela avait été la petite satisfaction de Felixia même si elle avait été un peu secouée sans savoir pourquoi. Elle savait pousser tout le monde à bout, sauf son père devant qui à chaque fois elle faisait mine que tout allait bien, pour arrondir les angles, depuis la mort de sa mère il n’était plus le même, préférant se noyer dans son travail. « Mon père, dit-elle alors marquant une petite pause, à part la conception d’un nouveau balai volant, y’a pas grand-chose qui l’intéresse tu sais. » C’était faux, il était extrêmement présent pour ses filles, mais Felixia faisait toujours en sorte de rester dans sa forteresse de solitude.  « Je verrais, peut-être qu’il sait quelque chose. » Elle esquissa un sourire.  

Elle avait l’impression d’avoir un poids sur les épaules, un terrible poids. Cela venait s’ajouter à l’épée de Damoclès qui trônait au-dessus de sa tête, à cause de son ascendance de Morgane – tôt ou tard la vérité finirait par se faire connaitre,  cela aurait des conséquences et la jeune femme n’était pas prête de vouloir les subir trop tôt, cela pourrait être dangereux. Felixia n’était pas une personne apte à faire part de ses craintes et de ses émotions, elle avait tendance à les garder pour elle la plupart du temps, jusqu’à ce que cela devienne inconfortable.   Avec Màirin elle avait l’impression de pouvoir être elle-même – elle n’avait pas besoin de se cacher derrière un quelconque masque, car quand on aime vraiment quelqu’un, il ne sert à rien de cacher ses émotions et ses sentiments. Elle savait percevoir sa détresse, à chaque fois. Quand elle eut fini de parler, son amie se précipita vers elle pour lui prendre les mains, et plonger son regard dans le sien. Màirin était bien plus humaine que pouvait le laisser prétendre les apparences, « Je ne crois pas que ça fonctionne comme ça... Je ne crois pas un destin immuable. Je pense que si tu vois les choses, c'est parce que tu peux, d'une façon ou d'une autre, les changer ou les utiliser à ton avantage. »  Peut être que rien n’est gravé dans le marbre, mais cela reste très effrayant. « C'est pour ça que tu dois accepter ce don, et le maîtriser. » Elle avait raison, il fallait l’accepter, et sans l’ombre d’un doute c’était ça le plus dur. Elle n’arrivait pas encore à l’accepter, c’était trop lui en demander. Elle esquissa un sourire se voulant rassurant à son amie, à sa meilleure amie, mais elle se sentait triste au fond. Elle dit alors, en serrant fort les mains de Màirin : « Je vais essayer, ça prendra du temps. Trixia a été considéré comme voyante depuis qu’elle est née, elle est préparé, moi pas. » C’était vraie, sa sœur avait été conditionnée pour avoir ce don, pas elle, elle n’avait jamais ouvert un livre sur la voyance, et avait même refusé de prendre divination en option trouvant cela absolument stupide comme matière. Elle dit alors, avec une certaine ironie, « Moi qui ai toujours refusé de lire dans les marres de café, j’vais devoir étudier la divination, la barbe. » Il fallait qu’elle fasse un peu d’humour pour se détendre, cela lui faisait du bien.



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MessageSujet: Re: EDGE OF NIGHT (feli)   Jeu 26 Fév - 21:40


Quand elle me parla du Serdaigle, je restais un peu étonnée. Je connaissais Feli depuis onze ans maintenant et jamais elle n'avait évoqué son amitié passé avec lui. Ils se connaissaient donc depuis l'enfance. Gamine, je n'avais vu les sœurs Sealgair que de loin, au cours des réunions, jamais je ne leur avait adressé un mot avant mon entrée à Poudlard. C'était stupide de dire ça aujourd'hui, mais elles m'intimidaient, surtout Felixia, elle semblait si distante. C'était bizarre de découvrir qu'il y avait donc tout un pan de sa vie que j'ignorais. Je vis que parler de Flamel lui faisait mal et je me mordis les lèvres, regrettant d'avoir posé la question. J'aurais voulu la consoler, mais je ne trouvais rien à dire qui aurait pu lui remonter le moral. De toute évidence, son ancienne amitié avec le Serdaigle lui manquait. Que faire pour remédier à ça ? Que faire pour renouer après plus de dix ans de silence ? Parler à nouveau. Mais c'était à travail long et difficile que de recréer des liens, nous le savions toutes les deux.  Je ne lui parlerais pas, ça peut attendre. Je savais que ce n'étais pas gagné. La relation entre Feli et Trixia était plutôt conflictuelle, et c'était un euphémisme. Pourtant une discussion entre les deux sœurs me semblait un passage obligé. Mais tant pis. Felixia finirait par entendre raison, c'était une fille intelligente. En attendant, on ferait sans. J’ai ma petite idée pour la réserve, je vais avoir besoin de faire quelques recherches pour le prochain évènement organisé par le comité, je devrais pleurer dans le bureau d’un ou deux professeurs, mais je l’aurais. Je ne pu m'empêcher de sourire, Miss Sealgair savait s'y prendre quand elle voulait quelque chose, c'était une certitude. Elle était extrêmement persuasive, comme ce soir de deuxième année où je n'avais pas spécialement envie d'aller explorer le château à la recherche d'un passage secret. Elle avait tant insisté que sans savoir comment, je me retrouvais à chercher des murs factices dans le château. C'est aussi ce soir là que nous avons trouvé une petite Gryffondor apeurée dans un placards à balai, Cissy. Quand elle accepta à contre-coeur d'envisager de parler à son père, je me dis que c'était déjà une petite victoire. Je savais que mon amie avait un rapport particulier avec sa famille depuis la mort de sa mère quand elle était enfant. Felixia était du genre solitaire, plutôt silencieuse, et très secrète. Difficile de l'en blâmer, le secret faisait partie de nos vie, depuis toujours. C'était le poids de l'héritage que nous avions à porter et que d'autre avait porté avant nous. Mais un jour où l'autre, nous n'aurions plus à nous en soucier et nous pourrions vivre au grand jour. Je le savais. En attendant, il fallait encore supporter. Je comprenais que Feli se mure dans la solitude, c'était parfois plus simple de ne rien dire que d'avoir à cacher quelque chose. C'était parfois plus simple d'être seule que de s'attacher aux autres, je le savais. Mais il était impossible de porter seule un tel fardeau, elle aurait encore besoin de l'aide des gens qui l'aimait.

Je vais essayer, ça prendra du temps. Trixia a été considéré comme voyante depuis qu’elle est née, elle est préparé, moi pas Mais elle y arriverait. Je n'avais aucun doute la dessus. Feli était à la fois têtue et brillante. Le mélange parfait quand il s'agissait d'apprendre quelque chose. Je sais que tu y arrivera Feli, j'en suis sûre, t'es tellement têtue, tu serais bien capable d'apprendre à voler sans balais. De toute façon, elle n'avait pas le choix. Si elle n'apprenait pas à maîtriser son don, j'avais peur que les choses prennent une mauvaise tournure. On racontait des histoires horribles sur les voyants qui ne maîtrisait pas leur don, on disait qu'ils devenaient fous, qu'ils se déconnectaient complètement de la réalité et qu'ils finissaient pas perdre la raison. Je ne savais pas si ces histoires étaient vraies, c'était peut-être une de ces légendes qu'on se racontait tard le soir, pour se faire peur. En tout cas, j'étais suffisamment préoccupé par l'état mental de ma meilleure amie pour ne pas prendre à la légère ce qui n'était peut-être qu'une vaste plaisanterie. Quoi qu'il en soit, je ne laisserais pas tomber Feli et je l'aiderai coûte que coûte à maîtriser ses visions. Bien que j'ignorais encore comment. Je n'avais jamais étudier la divination, j'étais plutôt terre à terre comme fille, et j'étais plutôt dubitative à l'idée de me pencher sur une boule de cristal en essayant de déceler les signes d'une quelconque attaque de sauterelles géantes. J'avais toujours pensé que, comme pour beaucoup de chose, c'était quelque chose qu'on avait en soit. Comme le Quidditch, les duels, les potions ou la cuisine. J'avais dans l'idée qu'on ne pouvait pas tout apprendre dans les manuels, il y avait une part d'inné. Moi qui ai toujours refusé de lire dans les marres de café, j’vais devoir étudier la divination, la barbe. J'esquissais un sourire. Peut-être que tu pourrais parler avec une voix d'outre-tombe et prendre un air mystérieux en permanence... Je suggérais avec un sourire un peu moqueur. Ca faisait du bien de rire et de tourner au ridicule quelque chose de si sérieux, ça permettait d'alléger un peu les choses.

Je me détournais de Felixia pour me diriger à nouveau vers la pile de livre qui penchait dangereusement sur le bureau d'un professeur. J'en prit un que je feuilletais un peu au hasard sans vraiment prêté attention aux mots écrit sur les pages. Mon esprit était concentré ailleurs. Une chose me tournais dans la tête sans relâche depuis des jours, depuis le bal de Noël de Poudlard en fait. L'attaque. Au Bal, j'avais était légèrement blessée durant l'attaque, quelques égratignures et contusions, rien de bien sérieux et j'avais été rapidement autorisé à quitter l'infirmerie. Mais dès que ma sœur m'avait autorisé à sortir de mon lit, je m'étais précipité au chevet de Felixia, nettement plus amochée. Au fait, tu te sens mieux, tu n'as plus mal du tout après ce qui s'est passé le soir du Bal ? Ma sœur m'avait affirmé à de multiple reprise que Feli était guérie, comme neuve. Et je lui faisais confiance à 200%, pourtant je ressentais le besoin de m'en assurer une fois de plus auprès de la principale intéressée, bien que je lui ai déjà posé la question une dizaine de fois. Je crois que je culpabilisais énormément en fait. Nous avions était séparé pendant l'attaque, je m'étais retrouvé bloquée dans la grande salle, en plein combat et j'avais perdu toute trace de Feli. J'avais la sensation de l'avoir abandonné, d'avoir échouée, comme si mon rôle était de la protéger. Je crois qu'inconsciemment,e n rencontrant Feli, j'avais grandit avec cette idée selon laquelle mon travail était de protéger Felixia, ma meilleure amie. Et je prenais ce job très à cœur. L'attaque de ce fameux soir était encore au cœur de tous les débats à Poudlard. Et j’attachais une immense importance à cette phrase qu'avait prononcé un des hommes masqués. En me précipitant vers Feli, j'avais trouvé le fameux Gideon à ses côtés, je n'avais donc pas pu lui parler immédiatement de ce qui me tracassait. A ce sujet, je voulais te parler de quelque chose... Je m'interrompais une seconde avant de reprendre. Quand j'étais dans la grande salle pendant l'attaque, un des hommes masqués à dit quelque chose de bizarre, il à dit qu'il faisait ça « pour la gloire, pour l'Histoire, et pour la vérité qui éclatera tôt ou tard ». C'était curieux de voir que j'étais capable de me souvenir exactement mot pour mot de ce genre de phrase alors que j'avais tant de mal à retenir l'emplacement des planètes dans notre système solaire. A ton avis, qu'est-ce que ça peut vouloir dire ? Je ne savais pas ce que ça signifiait, pourquoi des gens avait-il attaqué des élèves ? Qui pouvait en vouloir au château ? A ce sujet, j'avais bien ma petite idée...



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MessageSujet: Re: EDGE OF NIGHT (feli)   Lun 2 Mar - 12:25

S’il y avait une personne déterminée à Poudlard, c’était Felixia. Depuis son entré à Poudlard elle avait articulé ses amitiés dans le but de servir Ad-Veritas ; puis elle avait trouvé Màirin. Elle s’était approché de Ramsay Gaunt dans le but d’infiltrer l’entourage de cette famille, sans aucun mal car la famille Sealgair bénéficiait du statut de sang pur au même titre que d’autres familles, et rien ne pouvait laisser présager son ascendance avec Morgane le Faye – rien du tout, sinon toutes les familles écossaises seront alors suspectée. Comment sa famille aurait-elle pu être suspectée ? Elle n’avait aucune animosité apparente avec les autres familles, sauf une vieille querelle avec les Gaunt au temps de son grand père, mais qui n’avait pas de querelle avec les Gaunt ? Rien ne les suspectait, et rien ne leur en donnerait l’occasion. Parfois elle craignait le jour de la révélation, mais elle savait que le visage de Gaunt ce jour-là n’aurait pas de prix.  « Je sais que tu y arrivera Feli, j'en suis sûre, t'es tellement têtue, tu serais bien capable d'apprendre à voler sans balais. » La jeune femme laissa alors échapper un rire, ce qui était rare. Mais sa meilleure amie avait le don de la faire rire en toutes circonstances, tout le temps. Sans Màirin, Felixia n’aurait pas été bien loin ce soir, elle se serait sans doute effondrer car elle n’aurait pu en parler à personne. Car en parler avec Gideon ce n’était pas comme en parler avec elle, où elle savait qu’elle ne serait pas jugée, avec son ancien ami elle marchait encore sur des œufs ne sachant pas réellement ce qu’il restait encore de leur lien.  Mais parler de voler sans balais pour les Sealgair cela relevait du sacrilège car depuis deux générations maintenant, sa famille fabriquait les plus célèbre balais du monde : nimbus 2000, éclair de feu. « Si je vole sans balai, mon père va vouloir me tuer pour avoir fait faire faillite à son entreprise ! » dit-elle en riant alors d’un rire doux, et lumineux. Chez les Sealgair, Felixia avait souvent été assimilé à l’obscurité par sa grand-mère à cause de sa naissance au solstice d’hiver – mais Felixia était bien plus lumineuse que cela. « Peut-être que tu pourrais parler avec une voix d'outre-tombe et prendre un air mystérieux en permanence... » Cette fois, ce fut un rire franc qu’elle laissait alors échapper. Elle détestait la divination depuis toujours, elle avait toujours refusé de prendre cette matière empirique en option, trouvant les professeurs absolument chiant à mourir. « Je vois… je vois… » dit-elle en essayant d’imiter une voix d’outre-tombe, avant de finir par rire de bon cœur.

Màirin avait ce don de la faire se sentir mieux, après avoir réussi à la faire rire par je ne sais quel moyen. Elle lui adressa un sourire quand celle-ci se dirigea alors vers une pile de livre posé juste là, qu’elle feuilleta alors. Felixia était un peu perdue dans ses pensées, depuis le bal de Noël tout était assez confus dans sa tête, tout se mélangeait, elle avait même parfois encore mal à la blessure, il ne restait pas de cicatrice, mais Meara lui avait dit qu’une blessure de sortilège pouvait duré plusieurs semaines après, et que la douleur s’estomperait avec le temps. « Au fait, tu te sens mieux, tu n'as plus mal du tout après ce qui s'est passé le soir du Bal ? » Felixia laissa un petit sourire se dessiner sur ses lèvres, car c’était au moins la dixième fois que sa meilleure amie lui posait la question, au moins. Elle avait même été demandée à Meara, son infirmière de sœur, comment elle allait. Mais elle allait bien, elle le savait même si ce n’était pas la grande forme, elle allait très bien.  « Ca va, ne t’inquiète pas, j’ai plus rien. » Elle se voulait rassurante, car elle allait bien, la douleur apparaissait parfois mais elle était rapide, et brève, rien qui ne justifie de se plaindre, elle n’était pas comme Gaunt qui à peine égratigné avait failli faire un scandale à l’infirmerie alors que certaines personnes étaient encore inconsciente. « A ce sujet, je voulais te parler de quelque chose... » Felixia releva alors la tête, laissant doucement disparaitre le sourire sur son visage ce qu’avait à lui ire son ami semblait important et grave à la fois. « Quand j'étais dans la grande salle pendant l'attaque, un des hommes masqués à dit quelque chose de bizarre, il à dit qu'il faisait ça « pour la gloire, pour l'Histoire, et pour la vérité qui éclatera tôt ou tard ».  Cette phrase avait un écho tout particulier dans l’esprit de la jeune femme – elle avait déjà entendu ce genre de formulation, et cela lui rappelait Ad-Veritas. « A ton avis, qu'est-ce que ça peut vouloir dire ? » Elle savait ce que cela voulait dire, elle ne le savait que trop bien, et dans tout ça, elle n’arrivait pas à comprendre ce qui les avait poussé à faire cela.

Elle poussa un petit soupire avant de confesser, « Ça me parait évident c’est Ad-Veritas, sans doute nos parents et… leurs amis. » dit-elle alors simplement. Elle avait du mal à concevoir que sa famille ait pu laisser fomenter une attaque qui l’avait plutôt gravement blessé. Elle leur en voulait, assez gravement même si cela faisait partie du plan, depuis son enfance on lui avait parlé des sacrifices qu’il fallait faire pour attendre la vérité. « Pour la gloire de Morgane, pour que l’Histoire soit enfin révélé, et pour que la vérité éclate enfin, c’est notre devise, soit c’est des personnes très bien renseignée, soit on ne nous a pas mis au courant et c’est nos familles. » Elle avait du mal à l’admettre, mais elle était intimement persuadée que bientôt les leurs leur donneraient les réponses qu’ils attendaient tant. Pour Felixia il n’y avait qu’une solution, ils avaient voulu semer le trouble dans les esprits en s’attaquant à Poudlard, mais aussi aux sangs purs. Peut-être avaient-ils ciblés spécifiquement certain sang pur, comme les familles de fondateurs ? Mais dans quel but une attaque isolée est-elle sensé déstabiliser qui que ce soit. A moins que cela soit une ruse, attaquer d’autre personne pour ne pas en faire des cibles. Mais une chose chiffonnait la jeune sorcière, les quelques mots qu’elle avait vaguement entendu alors qu’elle sombrait dans l’inconscience,  « un peu de sang en plus », pourquoi du sang ? Cela dépassait la sorcière qui pourtant avait l’esprit très affuté en matière de réflexion. « Je suis sûre que nous connaitrons le fin mot de tout cela prochainement, il doit y avoir une raison, une bonne raison pour qu’ils… pour qu’ils m’aient blessé. » Elle essaya d’esquisser un sourire rassurant au possible.



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MessageSujet: Re: EDGE OF NIGHT (feli)   Lun 2 Mar - 19:22


C'était bon de rire un peu de tout ça et surtout de voir Felixia rire. J'oubliais un peu tout ces soucis auxquels venait s'ajouter le nouveau statut de voyante de mon amie. Pourtant, mes soucis ne tardèrent pas à me rattraper, et je repensais à l'attaque du bal. Je ne l'admettrais sûrement jamais, mais j'avais eu peur, ce qui était plutôt rare chez moi. Parfois la nuit je me réveillais en sursaut, et j'avais du mal à chasser de ma vision les éclairs de lumières des sorts qui fusaient dans la pénombre de la Grande Salle. Je n'avais jamais encore été en danger dans ma vie, du moins pas en réel danger. L'épée de Damocles, la menace de l'attaque d'un loup-garou planait en permanence au dessus de ma tête et de ma famille, mais c'était une menace sournoise. Jamais je n'avais était confronté à un sorcier qui me visait et qui semblait vouloir m'éliminer, m'écarter de son chemin. Au club de duel, nous savions que l'adversaire ne voulait pas nous éliminer, par Merlin ! Ce soir là, pour la première fois de ma vie, j'avais eu peur de ne pas connaître de lendemain. Et c'était une sensation dérangeante. J'adressais mes questions à Feli sans barrières, sans avoir peur de passer pour une idiote, ou pire, une trouillarde. Dès notre première rencontre, j'avais pu lui parler de tout, et elle comprenait. Elle comprenait ce que je ne pouvais dire à personne d'autre. Que parfois, j'avais peur quant à notre rôle au sein d'Ad-Veritas. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas être capable d'assumer le rôle qui devrait être le mien, pour de ne plus en avoir envie. Feli connaissait tous mes doutes, toutes mes peurs et mes inquiétudes, toutes les questions que j'avais pu me poser un jour. C'est pourquoi je tournais mon regard noisette vers elle quand elle me répondit. Ça me parait évident c’est Ad-Veritas, sans doute nos parents et… leurs amis. Elle confirma ce que je n'osais pas formuler à voix haute. Cette pensée était effrayante. Cela signifiait que nos parents savaient que nous serions attaqué, et que personne n'avait jugé bon de nous tenir informé. Si tu as raison c'est très grave Feli, les choses auraient pu vraiment mal tourner... Dis-je d'un ton sombre. Nous avions eu de la chance de n'être que blessée, d'avoir pu être soigné si vite, de ne pas avoir aujourd'hui des séquelles irrémédiables. Avaient-ils prit ça en compte en préparant l'attaque ? Avait-il  compté sur la chance ? Sur notre intelligence ? Dans tous les cas, c'était dangereux. J'avais le vague sentiment qu'on bradait nos vie, parce que le jeu en valait la chandelle. Pour la gloire de Morgane, pour que l’Histoire soit enfin révélé, et pour que la vérité éclate enfin, c’est notre devise, soit c’est des personnes très bien renseignée, soit on ne nous a pas mis au courant et c’est nos familles. Je baissais les yeux, un peu misérables, il n'y avait que devant Feli que je pouvais me montrer si faible. Nous savions toutes les deux que ça ne pouvait être personne d'autre qu'eux. Mais pourquoi ? Je lâchais dans un murmure d'incompréhension. Je suis sûre que nous connaitrons le fin mot de tout cela prochainement, il doit y avoir une raison, une bonne raison pour qu’ils… pour qu’ils m’aient blessé. Une étincelle de colère passa dans mon regard qui s'assombrit. Il vaudrait mieux, en effet, que l'on nous donne rapidement des explications pour avoir blessé comme ils l'ont fait Felixia Sealgair.

Pour être parfaitement honnête, je ne pensais pas qu'il y ait de bonne raison. J'étais intimement persuadée qu'ils étaient prêt à tous pour « la cause », la « vérité », ou peut importe comme ils l'appelaient. Et l'attaque du bal de Noël en était la preuve. Mais je ne voulais pas prononcer ces mots devant Feli, je ne voulais pas l'inquiéter, ni lui faire de la peine, c'était suffisamment dur de penser que nos famille avait compté sur la chance pour qu'il ne nous arrive rien -calcul raté concernant Felixia... Tout comme mon amie, j'avais grandit dans l'idée d'un bien commun, d'un intérêt suprême qui valait la peine que l'on se sacrifie, comme l'avait fait nos ancêtres 1000 ans plus tôt. Sur ce point, je n'étais pas d'accord. Ils ne s'étaient pas sacrifiés, ils avaient été assassinés. Mais les générations suivantes avaient œuvré dans l'ombre, c'était leur sacrifice. A croire que notre tour venait, lentement mais sûrement. Tu sais, je ne serais pas étonné qu'il n'y ai pas de « bonne raison », tu sais comment ça fonctionne, je ne vais pas t'apprendre qu'ils placent... ''la cause'' avant tout. Avant nos vie ? Je ne le savais pas, et peut-être qu'il faudrait mieux ne pas savoir. Je notais aussi que je disais « ils », pas nous. Feli et moi, comme les autres membres encore étudiants, ne faisions pas réellement partit des membres au même titre que nos parents ou les adultes. La preuve, ils se passaient bien de notre avis quand ils fomentaient les plans. J'étais surprise de me trouver si en colère, pas seulement d'être exclus des affaires d'Ad-Veritas comme une gamine stupide, mais aussi de constater que notre vie valait le prix qu'ils lui donneraient. Tu te rend compte de tout ce qui aurait pu mal se passer ? Des conséquences que ça aurait pu avoir sur nous mais aussi sur les autres ? Et si des élèves avaient été tués ? J'émettais cette dernière hypothèse à voix basse, un peu effrayée. Si les nôtres avaient été responsable de la mort de nos camarade ? Pas forcément des amis, mais des sorciers, comme nous, encore étudiants, qui, pour la plupart, n'avaient jamais fait de mal à une mouche ? Je crois que je n'aurais pas pu le supporter. Je ne comprenais pas. Ad-Veritas luttait pour la liberté et pour la vérité. Pour que la contribution de Morgane soit reconnue, qu'elle ne soit pas une oublié de l'histoire, qu'on rende justice à ces innocents massacré pour avoir comme seul tord d'être membre de famille vassale de celle de Morgane. Nous ne tuons pas. Je ne tuerais pas. Se comporter comme les monstres que l'ont veut punir, c'est devenir soit même un monstre, je ne réclamais que la justice, pas la vengeance.



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