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⊰ boulevard of broken dreams (leonie) ⊱
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MessageSujet: boulevard of broken dreams (leonie)   Sam 24 Jan - 21:51

BRYNDEN & LEONIE ▽ boulevard of broken dreams






« Je pense que vous le savez déjà, mais vous êtes un peu plus nazes chaque jour. Remballez vos affaires et améliorez-vous avant que je change de joueurs. » annonça brutalement Brynden, ramassant lui-même son propre Eclair de Feu flambant neuf et se dirigeant à grandes enjambées vers le vestiaire des garçons sans ajouter un mot. Ce fut sans un regard vers ses coéquipiers qu'il se débarrassa de ses vêtements trempés par la neige - il avait imposé un entraînement de plusieurs heures sous la neige à son équipe, comble du malheur pour eux - jetant ses vêtements dans un sac de sport. Ses joueurs ne semblaient pas avoir envie de rester davantage et s'éclipsèrent rapidement en direction du château. Rabastan fut le dernier à partir, jetant un coup d'oeil étrange à Brynden. Son meilleur ami porta la main sur la poignée de la porte, avant de se raviser et de se tourner vers Brynden. « Tu devrais vraiment te calmer, mon pote. Les autres ne prennent même plus plaisir à venir aux entraînements. » Le McKintyre lui lança un regard noir en guise de réponse, que Rabastan ne se retint pas de lui rendre. Ce fut en claquant la porte que Rabastan quitta le vestiaire.

Serviette enroulée autour de la taille, Brynden se dirigea vers les douches, allumant l'eau le plus fort possible. Une bonne douche allait sans aucun doute lui faire le plus grand bien. Savourant la chaleur, il ferma les yeux. Il était huit heures du matin et Brynden ne s'était pas retenu pour réveiller ses camarades à cinq heures tapantes. Brynden venait de gâcher leur samedi mais son égoïsme le poussait à penser qu'il n'en avait strictement rien à faire. S'ils voulaient gagner une nouvelle fois la coupe, c'était une très bonne chose ! Malheureusement, ses coéquipiers ne l'entendaient pas de la même façon dès qu'il s'agissait de faire une grasse matinée. Ashling lui avait reproché avec mépris d'être devenu fou. Brynden ferma lentement l'eau via le robinet de douche, se passant une main soucieuse sur son visage une fois séché grâce à sa serviette. S'il était réputé pour être un nerveux de première, Brynden avait atteint le summum depuis un moment. Il était à une période sombre et perdue de sa vie. Hailey n'était plus là et il ne pouvait s'empêcher de penser à elle, tout autant que Morrigan ne cessait d'hanter ses rêves. Songer à Morrigan ne fit que le rendre encore plus furieux qu'il ne l'était et il s'empressa de se vêtir.

Adossé contre le mur du vestiaire, Brynden se laissa glisser le long du mur jusqu'au sol. Il avait la sensation de perdre les pédales et il ne comprenait pas pourquoi il se comportait de cette manière. Perdre une amie, c'était horrible. Mais cela ne signifiait pas que le jeune homme se devait d'être de plus en plus détestable. Ce n'était pas une excuse, sur le long terme. C'était plutôt lamentable, il le savait. Sauf qu'il ne se contrôlait plus. Son impulsivité s'était accentué et il ressentait comme le besoin d'être exécrable pour se sentir mieux. Mais se sentait-il réellement mieux après ça ? Brynden n'avait pas réponse à la question et n'avait pas envie d'y répondre non plus. Agacé par ces réflexions intérieures, il se leva brusquement du sol. Le Gryffondor attrapa avec violence son sac de sport, le balançant sur ses épaules et ouvrant la porte du vestiaire... pour se retrouver face à Leonie Pevensie. Leonie, Leonie. Sa poursuiveuse mais aussi son amie et accessoirement son ex petite-amie. « Qu'est-ce que tu fiches à m'attendre ici ? Je croyais t'avoir entendu te plaindre du froid, à tout à l'heure. » lança-t-il abruptement, frôlant la méchanceté gratuite dans son ton. Elle ne bougea pas d'un poil et Brynden semblait avoir oublié à quel point il l'affectionnait lorsqu'il la décala de son passage en la bousculant d'un coup d'épaule. Brynden se rua vers le stade, s'installant sur les gradins, ses yeux sombres rivés dans le vide. Blasé, en colère, abandonné. Voilà comment il se sentait. Abandonné mais avec l'envie d'être seul, bien qu'il savait que Leonie ne partirait pas d'aussi tôt. Il la savait présente, là. Partout, là-bas, ailleurs. Leonie Pevensie était éternellement présente pour lui. « Va donc me haïr avec les autres à l'intérieur, ça vaudrait mieux pour toi si tu ne veux pas qu'on dise que t'es aussi dingue que moi. »
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MessageSujet: Re: boulevard of broken dreams (leonie)   Sam 24 Jan - 23:22


La journée commençait merveilleusement bien. Brynden McKintyre nous avait tiré du lit à cinq heures du matin. J'étais tellement endormie en m'habillant et en quittant le château que je ne remarquais qu'une fois arrivée sur le terrain de Quidditch que nos pieds s’enfonçaient dans près de 30 centimètres de neige et qu'il tombait encore d'énorme flocons avec une telle force que je ne voyais pas Ashling, qui marchait à deux mètres devant moi. S'ajoutait à ça le vent glacial qui m'entaillait les joues, et le tableau était parfait. Trois heures plus tard, complètement trempés, frigorifiés, les muscles endoloris et à bout de force, Brynden nous autorisait à prendre congé d'une remarque des plus aimable. Je pense que vous le savez déjà, mais vous êtes un peu plus nazes chaque jour. Remballez vos affaires et améliorez-vous avant que je change de joueurs. Mes mâchoires se contractèrent, mais je ne répondis rien. Brynden était d'une détermination sans faille, et sur le terrain de Quidditch, puisqu'il était le capitaine de l'équipe, cela se traduisait par une vitalité excessive et parfois par une agressivité exacerbée. Mais jamais, ô grand jamais, il n'avait poussait le bouchon aussi loin. Toute l'équipe était au bord de la crise de nerf. Monsieur le capitaine avait passé tant de temps à hurler sur tout le monde qu'il en avait loupé un cognard qui m'avait percuté l'épaule de plein fouet. C'est passablement énervée que toute l'équipe regagnait le vestiaire afin de se changer. Je m'affalais sur un banc au côté des autres, épuisée mentalement comme physiquement, le bras endoloris mais soulagé que la séance soit terminé. Je gagnais le vestiaire des filles et me rhabillait après une douche rapide mais brulante. En sortant, Placid me jeta un coup d'oeil. Ça va ton bras ? Je hochais la tête, regardant mon épaule qui avait virée au violet. Je serais quitte pour un bel hématome. Je souris à mon coéquipier, second batteur de l'équipe. C'est rien, juste un coup, ça passera. Mes coéquipiers quittèrent le vestiaire sans demander leur reste, pas moi. Je crois qu'il était urgent que j'ai une petite discussion avec notre capitaine. En parlant du loup... Il ouvra la porte et s'arrêta net en me voyant. Je ne bougeais pas, immobile face à lui. Il savait que j'allais lui demander des explications. Et je savais qu'il ne me les fournirait pas rapidement. Qu'est-ce que tu fiches à m'attendre ici ? Je croyais t'avoir entendu te plaindre du froid, tout à l'heure. C'était vrai. J'avais demandé à plusieurs reprises de mettre fin à ce ridicule entraînement. Et j'avais finis par cesser de remonter quand Brynden m'avait dit de remonter sur mon balai et de me la fermer, sans quoi il trouverait une autre poursuiveuse. Et il en était bien capable... Je ne bougeais pas. Il aurai du s'en douter. J'étais têtue, bien plus que lui.

Il me dépassa avec un coup d'épaule rageur, heureusement pour lui dans mon épaule valide. Je me retins à grand peine de le coller au mur du fond et de lui faire regretter son geste. Quand il quitta le vestiaire pour se diriger vers les gradins, je le suivis comme son ombre. Je me positionnais face à lui, il ne me regardait pas. De toute façon, depuis la mort d'Hailey, il ne voyait plus rien ni personne. Va donc me haïr avec les autres à l'intérieur, ça vaudrait mieux pour toi si tu ne veux pas qu'on dise que t'es aussi dingue que moi.  Mon visage s'assombrit encore un peu plus, mes grands yeux noirs lancant des éclairs. Ne me dis pas ce que j'ai à faire McKintyre. Brynden et moi avions toujours eu une relation un peu houleuse. Pas uniquement du temps où nous sortions ensemble. Mais depuis toujours. Il faut dire que nous avions deux forts caractères. Mais c'est peut être aussi pour ça que notre amitié avait tenu le coup toute ces années. Malgré tout, j'avais confiance en lui, une confiance aveugle, ça avait toujours été le cas. Et en ce qui concerne le Quidditch, c'était pareil. Il était mon capitaine mais aussi un jeune homme extraordinairement doué. Je l'avais suivit les yeux fermés, des années durant. Mais c'était mon rôle -ça l'avait toujours été- de le remettre à sa place.  Peu d'entre nous osait lui tenir tête, moi je ne m'étais jamais laissé impressionné, même quand j'ai intégré l'équipe alors que j'avais seulement 13 ans. Il pouvait criait aussi fort qu'il voulait, je répondrais toujours plus fort. Je peux savoir ce qui t'as prit aujourd'hui ? Ma voix était dure, je ne le ménageais pas, il n'entendait pas les mots doux, les consolations, les cajoleries. Il était comme moi. Brynden était plein de rage, et la seule chose qu'il entendait, c'était la colère, la provocation... On sait que tu es exigeant, et on l'accepte. Mais aujourd'hui tu étais irrespectueux et presque violent. Tu te rend compte qu'ils vont finir par te lâcher ? C'est ce que tu cherche, te retrouver sans équipe ? Je restait immobile face à lui, indifférente cette fois-ci au froid et à la neige. J'étais en colère, ce qui chassait tout le reste. Tu empruntes un chemin dangereux Brynden, le connard torturé et imbuvable ça va bien deux minutes... Oui c'était violent. Mais il semblait évident que mon ami avait besoin d'un bon coup de pied au... Enfin un bon coup de pied. Et puisque personne ne semblait volontaire, je me dévouais.



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MessageSujet: Re: boulevard of broken dreams (leonie)   Dim 25 Jan - 0:17

Leonie Pevensie était une élève de Gryffondor âgé d'un an de moins que Brynden. C'était une très jolie demoiselle qui ne laissait en général pas insensible grâce à son sang de Vélane ainsi que sa belle frimousse. Leur intérêt pour le Quidditch avait rapproché les deux élèves, qui sortirent ensemble durant une petite période avant qu'il ne rompe sous un prétexte absolument ridicule. Cela ne les avaient pas empêché de devenir de très bons amis par la suite. Leonie et Brynden se querellaient fréquemment, sans doute à cause de leurs tempéraments emportés respectifs. C'était des disputes néanmoins différentes de celles qu'il avait avec Morrigan. Leonie, c'était une autre affaire. Une réelle complicité et amitié existait entre eux, ce qui n'était pas le cas avec Morrigan. C'était pour cette raison que Leonie n'ignorait pas que Brynden n'allait pas très bien, qu'il n'était pas au meilleur de sa forme. Les amis, ça se comprenaient mutuellement sans forcément avoir besoin de causer trop loin. Les quelques secondes de silence qui s'étaient installées après qu'il eut bousculé Leonie et qu'il se soit éloigné pour s'asseoir sur les gradins lui rappelèrent à quel point il appréciait Leonie et qu'il n'avait aucunement de la blesser. Comme si sa raison revenait à la vie, l'espace d'un temps. « Ne me dis pas ce que j'ai à faire, McKintyre. » Et comme d'habitude, c'était trop tard pour se rattraper. Brynden avait heurté Leonie. Elle était en colère et ne comptait pas se faire marcher sur les pieds. Car Leonie, ce n'était pas le genre de fille qui abandonnait aisément. Leonie, c'était la ténacité et le courage de faire face à ses proches. « Je peux savoir ce qu'il t'a pris, aujourd'hui ? » Je sais pas, Leo. Y a des jours où tu perds les pédales. Mais moi c'est à chaque instant, maintenant. Putain, si tu savais... Il se racla la gorge, fuyant le regard de Leonie. C'était sa réaction de lâche à chaque fois qu'on le confrontait à ses défauts, à ses erreurs, à lui-même. « On sait que tu es exigeant et on l'accepte. Mais aujourd'hui tu étais irrespectueux et presque violent. Tu te rends compte qu'ils vont finir par te lâcher ? C'est ce que tu cherches, te retrouver sans équipe ? » Le coeur de Brynden fit un saut dans sa poitrine. Non, pas du tout. Ce n'était pas ce qu'il cherchait. Il ne le faisait pas exprès, autant qu'il était incapable de dire à quel point il était désolé de sa conduite. La fierté l'emportait éternellement sur ses émotions. Mais n'était-ce pas également ses quelques émotions, sa compassion et ses encouragements qui faisaient que ses coéquipiers l'admiraient et le respectaient ? S'il continuait sur cette voix, oui. Brynden allait perdre. Se retrouver seul, à l'instar de Morrigan qui n'avait jamais su s'acheter l'affection sincère d'autrui hormis celle d'Hailey et Rabastan. Ce n'était pas ça qu'il voulait. « Tu empruntes un chemin dangereux Brynden, le connard torturé et imbuvable ça va bien deux minutes... » Brynden ne put cette fois-ci s'empêcher d'esquisser un léger sourire, ce sourire qui avait jadis tant plu à Leonie et Daenerys. Ce sourire de tombeur qu'on ne voyait peu mais qui ne laissait personne de marbre. Le Gryffondor ouvrit son sac de sport, sortant deux bouteilles de Bièraubeurres dont une qu'il lança à Leonie. Brynden en but une gorgée, allumant ensuite une cigarette dont il prit une longue bouffée avant de de l'expirer vers son amie. « J'suis pas une mauviette pour être torturé, madame la psychologue. » Typiquement Brynden. La torture, c'était pour les faibles. Il était juste... juste pas lui-même. C'était inquiétant, selon certains. Sauf que ces gens n'osaient pas venir lui en parler. Dans cette foule, Leonie faisait parti de ceux qui sortaient du lot. Mais Brynden ne savait pas par quoi commencer. Le fait était qu'il n'avait jamais eu de problèmes jusqu'ici. La vie de Brynden avait été un long fleuve tranquille, parsemé de rires et de conneries. Hailey partie, il avait maintenant l'impression qu'une partie de lui s'était envolé autant qu'il était rongé par la culpabilité. « J'aurais vraiment voulu qu'elle sache... » Brynden s'interrompit, se trouvant pathétique de se confier ainsi. « Elle m'aimait et j'ai fais le con. » Leonie pouvait certainement deviner qu'il parlait d'Hailey Blackstorm. Cela ne pouvait qu'être Hailey. La Pevensie n'était néanmoins pas au courant de ce qu'il s'était passé entre Hailey et lui, ou encore des sentiments qu'éprouvaient Hailey pour Brynden. « J'me sens paumé, Leo. J'pensais pas qu'elle me manquerait autant. Ou que je regretterais autant. Et ça m'énerve, de ressentir ça. Ca m'énerve, de sentir qu'elle m'épie même de l'au-delà. » Parce que c'était exactement ça, qu'il ressentait. Une ombre invisible au-dessus de son crâne. Une épée de Damoclès. Peut-être que Leonie le prendrait pour un cinglé paranoïaque, mais mieux valait être sincère et allait jusqu'au bout de ses propos.
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MessageSujet: Re: boulevard of broken dreams (leonie)   Dim 25 Jan - 13:28


Je remarquais qu'une fois de plus, Brynden fuyait mon regard. Comme d'habitude. Ce détail m'énerva un peu plus qu'à l'accoutumé. Je détestais ça. Il y avait des choses que je ne pouvais pas pardonner, et en tête de liste, la lâcheté, et la trahison. J'aurais voulu lui coller une bonne gifle, dans l'espoir de le réveiller, mais quelque chose me disait que le frapper n'aurait pas changé grand chose, hormis soulager mes nerfs. Je vis son sourire comme une lueur d'espoir, l'espoir que mon ami était encore quelque part, en dessous, sous cette carapace de colère et d'amertume qu'il était devenu. Et cela me conforta dans l'idée que je n'abandonnerai pas. Il me lança une Bièraubeurre que j'attrapais au vol. Il alluma une cigarette et me souffla son immonde fumée à la figure. Je la dissipais de la main, le regard impérieux mais toujours fixé droit dans les prunelles sombres de mon ami. J'suis pas une mauviette pour être torturé, madame la psychologue. Bin voyons. Je connaissais trop bien Brynden. Pas une mauviette. Bien sur, il aurait préféré mourir que d'avouer que comme nous tous, il avait ses faiblesses, que parfois il avait peur et que parfois il était perdu. Si tu ne veux pas qu'on te prenne pour une mauviette arrête de te comporter comme un lâche. Assenais-je d'un ton sec. C'était aussi ça, être un Gryffondor. J'étais très fière de ma maison, on ne faisait pas plus fiers, pas plus courageux que les Gryffondor. Et l'intransigeance que j'avais à mon égard, je l'appliquais aussi aux autres. J'avais bien conscience que ce n'était pas forcément juste et souvent très insensible, mais c'était plus fort que moi. Et le comportement de Brynden m'énervait d'autant plus, j'aurais voulu le voir faire face dans la tempête, j'aurai voulu qu'il se tienne encore debout, je ne voulais pas qu'il baisse les bras. Je ne le regarderais pas se transformer en loque, c'était hors de question.

J'aurais vraiment voulu qu'elle sache...  Elle m'aimait et j'ai fais le con. Ses phrases étaient entrecoupées, il avait du mal à parler. Pour la première fois de ma vie, je n'avais plus envie de rien dire. Hailey. Encore et toujours Hailey. Elle avait laissé un drôle de vide dans le cœur de Brynden. Et je savais qu'il avait mal, mal à en crever. Donc Hailey était amoureuse de Brynden. J'encaissais la nouvelle en silence. Ça expliquait pas mal de chose, par exemple sa haine pour moi, les regards noirs qu'elle me lançait en permanence... Ne ressasse pas le passé, ça ne sers qu'à te faire un peu plus de mal. Tu dois continuer à vivre, puisque tu ne peux pas changer ce qu'il s'est passé. C'était d'un banal à pleureur, mais c'était la pure vérité. J'aurai voulu pouvoir faire plus pour lui, mais il n'y avait rien d'autre à faire, j'en avais bien peur. Simplement être là, encore et toujours, comme je l'ai toujours été. Je m'asseyais à ses côtés, un peu frissonnante mais tant pis. J'me sens paumé, Leo. J'pensais pas qu'elle me manquerait autant. Ou que je regretterais autant. Et ça m'énerve, de ressentir ça. Ca m'énerve, de sentir qu'elle m'épie même de l'au-delà. Hailey n'en avait donc pas finit de nous pourrir la vie. Ce n'était un secret pour personne, elle et sa copine Morrigan, n'avaient jamais été mes amies. C'était presque physique, on ne s'aimait pas. Mais je ne dis rien de tout ça, ça n'aurais pas aidé Bry. Peut être que tu devrais lui dire tout ce que tu n'a pas eu le temps de lui dire avant... Quand j'étais gamine, mon père est partit, et j'ai finis par me dire qu'il était mort. J'avais admis cette réalité après plus de 10 ans sans nouvelle. J'avais en quelque sorte fais mon deuil, mais j'avais eu du mal, parce que j'avais tant de chose à lui dire, à lui reprocher. Puis je pensais qu'il était sortis définitivement de ma vie, et un jour j'avais vu sa photo en Une de la Gazette du Sorcier. Il était vivant et de retour en Angleterre. Comme par réflexe, j'attrapais la main de Brynden. Nous étions glacés, mais peu importe. J'ai pas l'habitude de dire ça, mais tu es trop dur avec toi même. Tu vas vivre des jours difficiles, accorde toi un peu plus d'indulgence. Laisse toi le temps de faire ton deuil. Deuil. Le mot de l'horrible réalité de la mort d'Hailey. Cependant quelque chose raisonnait dans ma tête. J'pensais pas qu'elle me manquerait autant. Ou que je regretterais autant. Regretter quoi ? Quel regret rongait Brynden à ce point ? Qu'est ce qu'il avait fait ou au contraire n'avait pas fait ? Une lueur d'interrogation nouvelle brillait dans mon regard noisette. Je scrutais son visage pâle et dur sans toutefois oser lui poser question. Peut être plus tard, pas maintenant.



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MessageSujet: Re: boulevard of broken dreams (leonie)   Lun 2 Fév - 12:58

« Sale garnement. » lui disait sa mère à chaque fois qu'il orchestrait un sale coup ou qu'il n'adoptait pas l'attitude du parfait petit ange. Brynden se souvenait de ces instants où sa mère lui ébourrifiait les cheveux, utilisant le terme de "garnement" sans savoir que son fils serait réellement dans le palmarès des idiots arrogants et magnifiquement doués pour faire du mal à autrui. A vrai dire, Brynden ne savait pas pourquoi il se comportait de cette façon. C'était devenu pire lorsqu'il était entré à Poudlard. La nature avait choisi de le rendre plus mauvais que sa soeur, qui en comparaison, était un modèle de loyauté. Brynden, c'était autre chose. La vérité était que le concept de loyauté n'existait qu'envers sa famille et le peu d'amis réels qu'il avait. Triste chose. Hormis cela, Brynden McKintyre n'était qu'impulsivité, mensonge et lâcheté lorsqu'il s'agissait de se sauver la mise. La remarque dure de Leonie ne fit que confirmer davantage son état d'esprit. « Si tu ne veux pas qu'on te prenne pour une mauviette arrête de te comporter comme un lâche. » La lâcheté n'était pas une qualité propre aux valeurs de Godric Gryffondor. Brynden se savait courageux lorsque c'était nécessaire ou lorsqu'il était question de combattre un ennemi, ou même braver les dangers histoire de ressentir l'adrénaline lui monter au cerveau. Mais le jeune homme n'ignorait pas qu'il aurait largement eu sa place chez les perfides Serpentard. Car si on y regardait d'un peu plus près, il n'était pas si différent de son ennemi héréditaire qu'était Ramsay Gaunt. La connerie humaine était une partie intégrante de leur quotidien. La connerie humaine typiquement Bryndienne, Hailey l'avait goûté à ses dépens. « Ne ressasse pas le passé, ça ne sert qu'à te faire un peu plus de mal. Tu dois continuer à vivre, puisque tu ne peux pas changer ce qu'il s'est passé. » Peace and love quand tu nous tiens, pensa-t-il avec amertume. Leonie était plus jeune que lui et surtout, ayant le même âge qu'Ashling, Brynden avait toujours tenu à la préserver d'une certaine façon. Il tenait à être un modèle, en quelque sorte. Ou un mec que Leonie pourrait admirer. C'était peut-être pour ces raisons qu'il n'avait jamais raconté à la Pevensie son histoire avec Hailey. C'était un secret qu'ils avaient gardé pour eux. Morrigan - trop intelligente pour se faire duper - avait fini par l'apprendre, tandis que Rabastan avaient émis quelques soupçons sans en demander plus. Quant aux autres, Brynden et Hailey étaient juste de meilleurs amis selon eux. Leonie faisait partie de ces "autres". C'était pour cela qu'elle ne comprenait pas l'ampleur des regrets de Brynden. Si elle l'aurait su, sans doute l'aurait-elle insulté ou frappé. « Peut-être que tu devrais lui dire tout ce que tu n'as pas eu le temps de lui dire avant... » C'était un bon conseil et geste de la part de Leonie quand on savait qu'elle n'éprouvait jadis aucune sympathie pour Hailey. Brynden se demanda comment il allait bien pouvoir s'y prendre pour ça. Il n'était pas le genre de personne à écrire dans un journal intime à destination du vide ou à parler seul. Leonie lui attrapa la main. Celle de Pevensie était glacée, autant que celle du McKintyre. Ils n'en tinrent pas rigueur. « J'ai pas l'habitude de dire ça, mais tu es trop dur avec toi même. Tu vas vivre des jours difficiles, accorde-toi un peu plus d'indulgence. Laisse-toi le temps de faire ton deuil. » Brynden eut un soupir. C'était l'instant idéal pour se livrer un peu plus, sans pour autant larguer la bombe atomique qui risquerait de créer une dispute entre lui et Leonie. Pour la première fois depuis qu'elle était venue à sa rencontre après cet entraînement rude, Brynden lui fit face. « J'ai fais mon deuil. J'ai accepté la réalité très tôt. Pour moi, quand quelqu'un meurt, c'est qu'elle est morte et qu'elle ne reviendra pas. » Il s'interrompit, s'interrogant sur la démarche à suivre par la suite. « Le truc, c'est qu'on se rend compte trop tard de nos erreurs et de la façon dont on aurait pu se comporter. C'est quand la personne n'est plus là qu'on s'en rend compte. C'est ça qui m'embête, Leo. Je veux arrêter d'y penser, sauf que ça vient seul. Parce que cette prise de conscience, je viens de l'avoir. Quand c'est récent, ça ne s'en va pas aussi facilement que ce qu'on espérerait e... » Nouvelle interruption. Sauf que cette fois, ce n'était pas parce qu'il cherchait ses mots.

C'était certes loin, mais une jeune femme aux longs cheveux bruns et à la dégaine unique en son genre venait de débarquer sur les gradins qui se trouvaient à l'opposé d'eux. C'était Morrigan Black, magnifique et sauvage. Elle était seule et s'était assise, ouvrant un bouquin dans lequel elle s'était mise à écrire. Morrigan, le dernier énergumène qu'il tenait à voir. N'y avait-il pas d'autres endroits où écrire dans ce fichu château ? Le sang de Brynden ne fit qu'un quart de tour, tandis que ses poings s'étaient resserrés automatiquement. Il la fixait avec une animosité peu commune, tandis que Morrigan les ignorait royalement. La Serpentard les avait vu, c'était une certitude. Cette vipère silencieuse ne pouvait pas être aveugle ou étourdie. Brynden ne la connaissait que trop bien. « Qu'est-ce que ce serpent fiche ici ? » siffla-t-il, furieux. Il se tourna vers Leonie, comme pour être sûr qu'elle détestait tout autant Morrigan ou qu'elle allait approuver sa remarque.
Brynden et Morrigan ne s'adressaient plus la parole, pas même pour se chamailler et se disputer. Depuis les funérailles d'Hailey, il n'y avait plus eu une réelle confrontation. Ils s'évitaient et ne le cachaient pas. Le quatuor n'existait plus, il n'y avait que Rabastan et Brynden. C'était très bien ainsi. Il prétendait la haïr - oui, oui et oui, il la méprisait et haïssait - et pourtant, Brynden ne put s'empêcher de songer à la fois où il avait embrassé Morrigan de force quelques années plus tôt. Il avait ressenti en cette soirée une forme d'euphorie étrange, qu'il n'arrivait même pas à expliquer. De manière bien contradictoire également, voilà qu'il était en furie. Et Merlin savait à quel point Brynden était impulsif quand il était en colère. « Dire que je l'ai embrassé. » lâcha-t-il avec haine sans faire attention à ses paroles. Sans faire attention à Leonie, qui ignorait tout et qui devait certainement être estomaquée. « Et en pl... » Ce fut alors la "coupure de courant". Brynden avait repris ses esprits, jetant un coup d'oeil oblique à Leonie avant de se détourner immédiatement. Il essaya de se rattraper de façon naturelle, évitant soigneusement le bégaiement. « Et si on partait ? Il commence à faire froid et je n'ai pas du tout envie de la voir. » Mais encore une fois, c'était trop tard. Brynden avait le pressentiment qu'il n'allait pas sortir indem de la situation dans laquelle il venait de se fourrer.
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MessageSujet: Re: boulevard of broken dreams (leonie)   Lun 2 Fév - 19:23


Je savais, dès que j'avais apprit la mort d'Hailey, qu'elle allait bouleverser Brynden. Elle était sa meilleure amie. Mais ça avait fait plus que ça, ça l'avait complètement terrassé. Brynden n'était plus vraiment l'homme que j'avais connu. Il était devenu brusque, froid, injuste. Pourtant, j'étais sûr que mon ami n'avait pas complètement disparu, et qu'il lui suffisait d'un peu d'aide et de temps pour revenir. Je l'aiderai. C'était inimaginable pour moi d'imaginer le laisser tomber, après tout, il avait beau être un insupportable prétentieux, c'était aussi un de mes meilleurs amis. Le truc, c'est qu'on se rend compte trop tard de nos erreurs et de la façon dont on aurait pu se comporter. C'est quand la personne n'est plus là qu'on s'en rend compte. C'est ça qui m'embête, Leo. Je veux arrêter d'y penser, sauf que ça vient seul. Parce que cette prise de conscience, je viens de l'avoir. Quand c'est récent, ça ne s'en va pas aussi facilement que ce qu'on espérerait e... Il s'interrompit, mais une fois de plus, une partie de sa phrase restait dans ma tête. Quelles erreurs avait-il bien pu faire avec Hailey ? Je fronçais légèrement les sourcils. En plus de la peine que j'avais pour lui, désormais, je m'interrogeais aussi. Brynden était rongé par la culpabilité. Mais pourquoi par Merlin, qu'avait-il fait ? De quelles erreurs tu parles ? Mais il ne m'écoutait plus. Je suivis son regard vers une silhouette que je ne reconnus pas tout de suite. Puis je finis par comprendre qui elle était et pourquoi sa présence perturbait tant le Gryffondor. Du moins je le croyais. Morrigan Black. Elle avait était l'inséparable d'Hailey, du temps où je sortais avec Brynden, je les méprisais toutes les deux, elles et leur prétendu pureté, leur prétendu supériorité. Et elles me le rendaient bien. Qu'est-ce que ce serpent fiche ici ? Brynden se tourna vers moi, comme si je pouvais approuver quoi que se soit. Je haussais les épaules, indifférente. Cette fille m'importait peu, tant qu'elle ne se trouvait pas sur mon chemin.

Je commençais à grelotter, et mon teint pâle contrastait encore plus fortement avec mes lèvres que le froid rendaient rouge vif, j'aurais voulu rentrer au château, mais pas question d'abandonner mon capitaine ainsi dans la tempête et à plus forte raison maintenant que la Serpentard était là. Je n'avais jamais trop compris cette alliance un peu bizarre qu'il formait avec Rabastan, Hailey et Morrigan. Avaient-il un jour était véritablement amis, elle et lui ? Je n'en savais rien, et je ne voulais même pas savoir. Puis Brynden dis une phrase qui sembla éclater comme un coup de canon. Dire que je l'ai embrassé. Il y eu une seconde de flottement. Je ne répondis rien, j'essayais de savoir si j'avais bien entendu ou non. Après tout, j'étais malentendante, peut-être que ça me jouait des tours. Mais Brynden avait l'air un peu ailleurs, les yeux dans le vague. J'avais la conviction d'avoir bien entendu. Et en pl... Puis il s'arrêta net. Il allait dire autre chose. Et il en avait déjà trop dit. Il tenta en vain de noyer le poisson en me proposant de rentrer. Je n'avais plus froid d'un coup. Il y avait quelque chose de bizarre la dessous. Je fixaut mes grands yeux noisettes dans les siens, sans ciller. Tu as embrassé Black ?! J'étais choquée, pas encore énervée ou scandalisée. Pourquoi me l'avait-il caché ? Mais pourquoi ? Et surtout quand ? J'aurais voulu le bombarder de question, mais la question prioritaire était de savoir quand il l'avait embrassé. S'il ne m'en avait pas parlé, c'est qu'il ne voulait pas que je sache. Mais pourquoi ? J'avais pourtant prouvé que j'étais digne de confiance et que je serait toujours à ses côtés.



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MessageSujet: Re: boulevard of broken dreams (leonie)   Mar 10 Fév - 18:48

Le sang lui était automatiquement monté au cerveau. Elle le fait exprès, pensa-t-il avec fureur tout en ne cessant de dévisager Morrigan. Cette dernière leva enfin les yeux vers les deux Gryffondor. Au niveau inexpressive, un sourire quelque peu sournois et insolant se dessina sur les lèvres de la Black. Comme si la vipère se satisfaisait réellement de l'effet qu'elle parvenait à produire sur Brynden à chaque fois qu'elle était dans la zone de danger. Et quand Morrigan était dans les parages, le McKintyre ne songeait plus à grand chose... quitte à en perdre toute raison et conscience. La machoire et les poings serrés, Brynden n'avait pas entendu Leonie lorsqu'elle l'avait interrogé à propos de ce qu'il avait bien pu faire à Hailey. Satan l'avait rendu sourd et peu prudent sur les mots qui étaient sortis de sa bouche quelques instants auparavant. Par la barbe de Merlin, c'était la première fois qu'il avouait avoir embrassé Black ! Ce n'était absolument pas ce qu'il avait voulu, non, non, et re-non. Mais un jour tout s'apprend, Bry, souffla la petite voix avec délice. Va te faire foutre, aurait-il répondu si cette voix existait bel et bien. Brynden dévia instantanément le sujet. Si Rabastan n'était pas au courant de cette formidable erreur, hors de question que Leonie le soit d'une quelconque manière. Ce serait un scandale et il était important que Leonie ne se vexe pas : premièrement, Morrigan avait toujours été dans la liste rouge de Leo. Deuxièmement, ils sortaient ensemble à la période où il avait embrassé Morrigan. Il faut constamment protéger ses intérêts, mon garçon ! s'était un jour exclamé son père dans le living-room lors d'un tête à tête père-fils. Alors, c'était ce que Brynden allait faire. Il ressortirait de cette malheureuse situation gagnant et Leonie également, car elle ne serait pas blessée si il avait l'intelligence de lui mentir. Brynden se détesta à la seconde où il songea que Leonie n'entendait parfois pas bien à cause de son handicap et qu'il espérait que ce soit le cas. Le problème était que son amie avait parfaitement entendu. « Tu as embrassé Black ? Mais pourquoi ? Et surtout quand ? » Le jeune homme se mordit la lèvre inférieure, indéniable signe de défaite. Il cherchait une issue de secours inexistante, daignant même jeter un coup d'oeil vers Morrigan alors que c'était la dernière personne au monde qui lui tendrait la main à l'heure actuelle. « C'était pendant une soirée et je ne sais pas pourquoi j'ai fais ça. » L'idée qu'on l'ait piégé avec un Amortentia lui vint à l'esprit, sauf que sa bouche ne semblait plus avoir la volonté de prononcer des mensonges. Il mentait trop, peut-être était-ce le moment de se repentir. Brynden se tourna vers Leonie, s'emparant fermement des poignets de la belle comme s'il prévoyait déjà la réaction explosive de la Pevensie. « Ecoute Leo, ça fait maintenant longtemps. Je devais quoi... avoir dix-sept ans ! Il y a des fois où je ne me comprend pas. Tu sais que je la déteste, j'ai fais ça uniquement dans le but de l'humilier. » Ce n'était pas vrai. Brynden était réaliste et il avait embrassé Morrigan après une dispute ridicule parce qu'il avait désiré la faire taire. Puis aussi parce que cela avait été dans ses fantasmes et que dans une autre vie, Brynden aurait recommencé.
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MessageSujet: Re: boulevard of broken dreams (leonie)   Ven 20 Fév - 18:35


J'avais toujours était instinctive. J'avais une sorte de sixième sens. Je voyais arriver les mensonges, les disputes, ou les catastrophes avant qu'ils ne soient véritablement là. Et là, je pressentais bien plus qu'une tempête, mais un véritable ouragan. Quelque chose n'allait pas. Brynden me cachait quelque chose, je le sentais, et ce n'était pas normal. Notre relation était basée sur la confiance, ça avait toujours était le cas. Nous étions francs l'un envers l'autre, nous n'avions rien à caché, et c'était bien plus sain comme ça. Je n'avais pas peur de lui, je lui disais toujours dès qu'il allait trop loin, et il n'hésitait pas à me remettre à ma place quand il trouvait que le dépassais les bornes. La confiance était un élément primordial pour moi. J'avais une confiance pleine et entière en mes amis, je n'avais pas pour habitude de faire les choses à moitié. Et j'attendais des autres qu'ils agissent comme moi j'agissais. Je n'en demandais pas des tonnes. Le courage, l'honneur, la loyauté, ça me suffisait. C'était ce qui comptait pour moi, et c'était ce que je faisais primer chez mes amis et ma famille. C'était aussi la raison pour laquelle j'avais refusé le retour de mon père. En partant sans se retourner quand nous étions enfant, en nous abandonnant, il avait manqué de ces trois valeurs essentielles. Et s'il y avait bien deux choses que je ne pouvais pas pardonner, c'était la lâcheté et la trahison.

Je remarquais sans mal que mon ami avait le regard fuyant et qu'il avait l'air tout d'un coup très mal à l'aise. C'était pendant une soirée et je ne sais pas pourquoi j'ai fais ça. Pas de ça avec moi, il me mentait et je le savais. Donc il me cachait vraiment quelque chose, donc je devais absolument savoir quoi. Je fronçais légèrement les sourcils. Il me saisit les poignets comme s'il voulait éviter que je ne m'emporte. Très mauvaise décision. Je me raidis, je n'aimais pas ça. J'avais toujours eu un problème avec le... Contact humain. Je n'étais pas du genre tactile, je n'aimais pas vraiment qu'on me touche, et encore moins qu'on m'agrippe de cette façon. Je ne craignais rien de plus que l'enfermement. Mis à part les inferi. Ne fais pas ça Brynden. Je tirais sur mes poignets mon pour dégager. Ecoute Leo, ça fait maintenant longtemps. Je devais quoi... avoir dix-sept ans ! Il y a des fois où je ne me comprend pas. Tu sais que je la déteste, j'ai fais ça uniquement dans le but de l'humilier. Il n'était pas sûr ou il était délibérément vague ? Et je détestais ça. J'avais l'impression que quelque chose m'échappais, et j'étais du genre maniaque du contrôle, je n'aimais pas cette sensation de perdre un peu le fil des événements et le contrôle des choses. Je sais quand tu me mens, et là je peux te le dire que ça se voit comme le nez au milieu de la figure. J'avais la vague impression qu'il se moquait de moi, ce qui ne faisait qu'augmenter encore un peu mon irritation. La journée avait très mal commencé, et surtout très tôt, et j'avais l'impression que les choses n'allaient pas s'arranger. Qu'est-ce que tu me cache ? Ma voix était plus douce. Je voulais savoir la vérité, parce que j'avais le sentiment de la mériter. Lui avais-je déjà fait défait de loyauté ? N'avais-je pas déjà prouvé à de multiple reprise qu'il pouvait compter sur moi, que j'étais une de ses amies les plus loyales ? Je ne comprend pas Brynden, toi et moi on est amis depuis des années, tu sais que tu peux me faire confiance, alors pourquoi tu ne veux pas me dire la vérité ? Ça pourrait te soulager, qui sait... Je ne voyais pas ce qu'il pouvait me cacher ni pourquoi, après tout, nous étions amis, nous devrions pouvoir tout nous dire, comme nous l'avions toujours fait.



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MessageSujet: Re: boulevard of broken dreams (leonie)   Sam 28 Fév - 19:50

La situation avait l'effet d'une douche froide. C'était la première fois que Brynden se faisait prendre de cette façon, la première fois qu'il se montrait aussi stupide. Le jeune homme se rendait ainsi compte qu'il n'était absolument pas l'ami à avoir. Lui-même exigeait de son entourage une attitude irréprochable alors qu'il n'était même pas à la hauteur. C'était peut-être la célébrité et le fait d'être tant aimé qui l'avait fait devenir si sûr de lui, sans oublier cette parcelle impitoyable qui le noircissait. Il avait le mérite d'être un ami avenant, mais pas celui d'être honnête. Brynden n'était pas assez fiable, en tout cas pas pour une jeune femme telle que Léonie. Même si il lui avait caché ses cachoteries des années durant pour ne pas la perdre - ce n'était pas un mensonge, cette fois - elle méritait largement d'avoir affaire à vérité. Peut-être dure, mais réelle. C'était ce qui importait. Sauf qu'il ne se sentait pas prêt pour ça, ni suffisamment courageux. Léonie se dégagea de l'étreinte pressante de Brynden, qui se rappela soudainement que Léonie n'était pas la plus tactile des femmes. La toucher n'avait pas été évident lorsqu'ils sortaient ensemble, inutile d'imaginer cela dans une relation amicale. Ne fais pas ça, Brynden. Perspicace et assez instinctif, Brynden sentait que les choses allaient se compliquer. Largement. La tension montait. Léonie était loin d'être stupide et devait même se sentir humilier d'être prise pour une demoiselle naïve qu'on devait rassurer par de grandioses esquives. Je sais quand tu me mens, et là je peux te le dire que ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Auparavant, Brynden avait déjà menti à Léonie... dans un autre but : celui de plaisanter, de la divertir, de la taquiner. La Pevensie avait toujours su déceler ses mensonges, le rouant parfois de coups sur le bras parce qu'elle détestait être menée en bateau. Mais c'était différent, en cette heure matinale. L'histoire était plus grave et malsaine. Qu'est-ce que tu me caches ? La voix de la Gryffondor s'était faite plus douce, comme pour l'inciter à parler davantage. Il lui en était reconnaissant, lui qui haïssait les crises d'hystérie. Je ne comprend pas Brynden, toi et moi on est amis depuis des années, tu sais que tu peux me faire confiance, alors pourquoi tu ne veux pas me dire la vérité ? Ça pourrait te soulager, qui sait... Malencontreusement, un rire nerveux s'échappa des lèvres du beau brun. Le soulager ? C'était une plaisanterie. S'il avait dissimulé ses actes, c'était justement dans l'objectif d'être débarrassé d'une certaine forme de responsabilité : celle d'assumer ses actes et en contrepartie, perdre la confiance de Léonie. Brynden jeta un nouveau coup d'oeil vers l'estrade opposée à la leur. Morrigan avait disparu. Un regard circulaire sur le stade confirma que les deux Gryffondor étaient bien seuls. Ses yeux se posèrent finalement sur Léonie, qui attendait toujours une réponse avec une grande sérénité qui n'allait pas durer longtemps. La connaissant, peut-être devait-il songer à préparer sa tombe ou un éventuel testament. Parce qu'il devait lui dire. J'ai embrassé Morrigan pendant qu'on sortait ensemble et bien d'autres trucs, mais pas avec elle, lança-t-il précipitamment comme si cela allait éviter à Léonie de mieux l'entendre. C'est du passé, Léo. On ne sort plus ensemble, de toute façon et... voilà. Brynden se mordit la lèvre inférieure, se décalant de quelques centimètres et s'éloignant de Léonie. Ses bras étaient préparés à contrer les coups de la demi-Vélane. Ou à contrer un maléfice.
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MessageSujet: Re: boulevard of broken dreams (leonie)   Sam 28 Fév - 22:17


Je ne sentais plus le vent glacial qui m'entaillait les joues. Cette conversation occupait toutes mes pensées et je n'avais pas de place pour le froid, la fatigue ou encore l'engourdissement de mes doigts. Quelque chose n'allait pas dans les confidences décousues et à mi voix de Brynden. Il m'avait toujours parlé très franchement, parfois même un peu trop. Je ne comprenais pas qu'il se détourne comme ça, qu'il fuit. C'était ça, j'avais la sensation qu'il prenait la fuite face à moi, face à mes questions. Je détestais ça. J'aurais voulu qu'il honore un peu plus notre blason, le blason de sa maison mais aussi de sa famille, qu'il fasse preuve de courage, qu'il soit droit, comme tout bon Gryffondor. J'adorais ma maison, elle était une seconde famille pour moi, j'étais fière de son prestige, de ses mil ans d'histoire et de ses nobles qualités, et je ne supportais pas que qui que se soit y porte préjudice. Manquer au respect des valeurs des rouges et or, c'était un peu un crime de guerre. Je portais haut nos valeurs, je m'attendais à ce que mes camarades en face autant, personne ne pouvait salir impunément notre noblesse, j'y veillais. L’orgueil des lions. Mes deux parents étaient avait été répartis à Gryffondor, comme leur propre parents avant eux, et leurs parents avant, en fouillant dans les archives de ma famille au domaine familial de Tintagel, j'avais pu remonter jusqu'à la création de l'école. Que des Gryffondor, ce n'était pas vraiment étonnant. Je revins brusquement à la réalité en remarquant l'hésitation et les tics nerveux de mon ami et capitaine. Mais je décidais de m'armer de patience, j'avais la sensation qu'il allait finir par me dire ce qu'il avait sur le cœur. Je ne fus pas déçu. Il me fixa droit dans les yeux, et je ne cillais pas, comme à mon habitude. J'ai embrassé Morrigan pendant qu'on sortait ensemble et bien d'autres trucs, mais pas avec elle. Il parlait vite, comme si en attendant ses mots à un débit rapide, ce serait plus facile. Ce ne le fut pas. C'était la douche froide. Je restait interdite, je sentais qu'un nœud commençait à se former dans mon ventre et dans la gorge. La colère. Et la peine. La première question qui me vint en tête fut « pourquoi ? » mais je ne la posais pas. Je n'étais pas sûre de vouloir savoir. J'avais était heureuse avec Brynden, et j'avais était sincère avec lui. En retour, il semblait avoir jugé bon de me cracher dessus. C'est du passé, Léo. On ne sort plus ensemble, de toute façon et... voilà. Le mot de trop. Le mot qui entraîna l'explosion d'une rage que je n'avais même pas conscience d'avoir en moi. Voilà ?! Je marquais une pause, comme pour me laisser le temps de saisir l'ampleur de la bêtise du Gryffondor. Je ne hurlais pas, non, ma colère était bien au dessus des cris. Je parlais d'une voix froide, dure, implacable, une voix qu'il ne me connaissait pas. Cette voix chargé de colère et qui grondait de menace, cette voix dure comme le métal que j'avais adressé à mon père. Voilà ? C'est tout ce que tu trouve à dire ? Tu me trahis, tu me mens pendant des années et tout ce que ça t'inspire, c'est « voilà » ? J'étais partagé entre l'envie de lui coller ma main sur la joue, celle de m'en aller sans dire un mot et celle de lui jeter un sort. Je choisis de ne rien faire. Pas encore. Il y avait autre chose. Je remarquais que Brynden avait reculé de quelque centimètre. Sage décision. C'est quoi ces « autres trucs » ? Et avec qui ? Ma voix était toujours aussi tranchante. Il balançait la vérité par bride, c'était insupportable. Je te déconseille de me mener encore en bateau. Je les mérite, ces confessions. Si tu as encore une once de respect pour moi, dis moi la vérité, entièrement. De toute façon, maintenant, il pouvait y aller, se confesser de tous ces égarements, je ne voyais pas comment il aurait pu faire pire, il venait déjà de perdre ma confiance, mon estime. Peut-être que j'accepterais de lui laisser mon amitié, quand, dans quelque jours, je me serais calmé et que j'aurais relativisé par rapport à toute cette histoire et à un innocent baiser.



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