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⊰ creatures of the night ∞ ascentia ⊱
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MessageSujet: creatures of the night ∞ ascentia   Jeu 22 Jan - 0:00



Soupirant devant ce qui s'était transformée en une terrible routine, tu te relevas sur tes oreillers et attrapas un livre que tu laissais sur la commode, en prévision de ces insomnies. Inutile de chercher le sommeil plus longtemps et de tenter le diable. Cela faisait déjà vingt fois que tu te retournais dans ton lit, repoussant tantôt les couvertures qui t’étouffaient pour les reprendre aussitôt en frissonnant. Tu ignorais complètement pourquoi, Morphée t’avait oubliée quand elle était passée dans le dortoir recueillir les âmes de tes camarades. Pas plus que tu n’avais la moindre idée de la raison pour laquelle ça t’arrivait de plus en plus souvent. Éclairant les pages du bout de ta baguette, tu ouvris ton livre et t'y plongea entièrement, seule occupation possible à cette heure-là. Absolument pas passionnée par la question des droits des bêtes, tu te forçais à la tâche, plus qu’autre chose à moitié que le livre des plus ennuyeux à ses yeux l’endorme. Baillant à t’en rompre la mâchoire, tu réalisas pourtant que ce n’était pas faute d’être fatiguée que tu ne dormais pas. Tu feuilletais distraitement le livre y cherchant en vain un passage intéressant, quand un bruit soudain te fit sursauter sur ta couche. « Elle se fout de moi. » marmonnas-tu. Toujours la même, à ronfler comme le plus obèse des hommes. Trouvant impossible de te concentrer sur un sujet qui t’attirait déjà si peu, tu refermas l’ouvrage et t’extirpas de ton lit. Endormie, ayant le sommeil lourd tu étais rarement dérangée par ta camarade même durant les pires de ses nuits, mais là tu t’imaginais mal rester cinq minutes à subir cette nuisance sonore. Rapidement elle tu enfilas donc ta robe de chambre – en soie plaît-il – pour couvrir ton pyjamas, et ta paire de chaussons. Machinalement tu vérifias sur ton passage que Daenerys n’était pas elle aussi éveillée. Cela aurait relevé de la chance pure et bien sûr comme tu n’avais jamais connu les faveurs du sort, tu la trouvas endormie à poings fermés et tu n’eus pas le cœur à la réveiller. À pas de loup, tu sortis de ton dortoir, ton livre en main persuadée de trouver un peu de calme dans la salle commune. Celle-ci était sombre, mais ça n’avait rien de surprenant, elle l’avait toujours été de part sa décoration verte et argent sobre et surtout son emplacement sous le lac. Ca faisait partie de son charme.

T’approchant du feu qui frémissait doucement dans l’âtre tu remarquas néanmoins que tu n’étais pas seule. Une silhouette était assise nonchalamment sur l’un des fauteuils les plus proches de la cheminée. Pensant que la personne était probablement endormie vu qu’elle ne bougeait semblait-il que pour respirer tu t’assis à proximité et t’éclairant d’une chandelle attrapée sur le passage, tu repris ta lecture. Néanmoins, la silhouette bougea et à nouveau tu sursautas fixant tes iris céruléens sur elle, percevant cette fois grâce à la chandelle à tes côtés les traits de son visage. Et alors que jusque-là ta propre expression était surprise, mais pas désagréable, ton visage se referma soudain, tes yeux se plissant imperceptiblement. Dans ta tête tout se joua en quelques secondes. Ou tu partais ou tu restais. Chaque choix avait ses avantages et ses inconvénients. Décidant que quitter la pièce serait signe de faiblesse et signifierait en quelque sorte qu'il avait plus de droit sur la salle commune que toi, tu levas le menton et ton air devint plus assuré. « T’aurait-on enfin viré de ton dortoir ?  » Cela aurait été, selon toi, une décision bien admirable de la part des garçons de ta maison, bien que tu doutes fortement qu’ils aient eu cette jugeote. « Ou bien c’est l’image de ta nouvelle fiancée qui te fait faire des cauchemars ? » fis-tu avec une fausse moue désolée. Évidemment tu avais entendu les rumeurs sur les futures fiançailles d’Ares. Tu ignorais encore qui était la malheureuse élue, mais tu avais déjà décidé que tu ne l’aimais pas. Question de principe bien sûr, aucune fille n’aime sa remplaçante. Malgré toi, tes yeux s’assombrirent en y pensant. Si tu étais au courant c’était aussi que tu laissais d’autant plus traîner tes oreilles dans les couloirs quand les ragots étaient à son sujet. Tu ne l’aurais admis à personne – et tu espérais bien que Daenerys n’était pas allée fouiner dans ta tête à ce sujet -, mais de toute évidence tu n’étais pas aussi désintéressée que tu aurais aimé l’être.


Dernière édition par Crescentia Gaunt le Jeu 22 Jan - 14:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: creatures of the night ∞ ascentia   Jeu 22 Jan - 1:41


Ton regard tourné vers le ciel, tu ne prêtais pas vraiment attention à ce qui se passait autour de toi. Tu t’en fichais pas mal, à dire vrai. Tes yeux étaient fixés sur le croissant de lune, et rien n’aurait pu t’en détourner. Pas même Isaak, alors que tu l’entendais à tes côtés dire le plus grand mal d’un né moldu dont le nom t’avait échappé. Non, le croissant de lune était la seule chose qui t’obsédait. Presque hypnotique. Même lorsque la lune n’était pas pleine, elle restait pour toi une source d’inquiétudes qui surpassait tout le reste. En la voyant ainsi, inoffensive, tu pensais irrémédiablement au moment où à nouveau elle se ferait menaçante. Ta malédiction ne se manifestait qu’une fois par mois, mais elle ne te laissait aucun répit le reste du temps. Lorsqu’Isaak haussa le ton, pour te rappeler sa présence, tu détournas ton regard de l’astre lunaire, déniant enfin revenir parmi tes congénères. Il te fit son au revoir, s’en allant se coucher. Ce ne fut qu’alors que tu réalisas l’heure tardive. Autour de toi, la salle commune était presque déserte. Le feu dans la cheminée était désormais le seul bruit qui se faisait entendre. Doucement, tu allas t’installer dans le fauteuil qui s’en trouvait le plus proche. Savourant la douce chaleur qui se dégageait du foyer.

Quand le dernier élève qui occupait encore la salle commune décida de rejoindre les dortoirs à son tour, il ne vit même pas ta présence. Installé tout contre le dossier du fauteuil, dans le silence le plus complet, tu étais à peine visible. Alors, vidant les lieux, il éteignit la lumière en partant. Tu ne bougeas pas. Ne manifesta aucun agacement de te retrouver ainsi plongé dans les ténèbres. La mince lueur produite par le feu de cheminée te suffisait amplement. Inlassablement, le temps continua de défiler. Une heure, deux heures. Et combien d’autres encore. Tu étais seul avec tes pensées. Le sommeil te fuyant comme la peste. Alors tu n’avais nulle raison de monter dormir. Tu n’aurais pas pu, même avec la meilleure volonté du monde. Tes insomnies, voilà trois ans que tu les trainais. Tu n’avais aucune idée de l’heure, aucune idée du temps qui s’était écoulé depuis que le dernier occupant de la pièce avait tiré sa révérence. Tu voyais le feu de cheminée s’éteindre peu à peu. La pièce s’endormirait bientôt complètement, lorsque le feu ne trouverait plus de bois pour le nourrir. Et puis, un bruit se fit entendre. Tu ne bougeas pas d’un pouce. Pensant qu’il ne s’agissait là que d’elfes de maison venus accomplir leur besogne. Ils te connaissaient, à force, et avaient appris à ne plus s’étonner de ta présence. Tu les laissais accomplir leurs tâches tant qu’ils ne te dérangeaient pas dans tes réflexions. Alors, tandis que les pas s’approchaient, tu n’y prêtais pas plus attention que cela. Peut-être que tu aurais du, ceci dit. Car tu aurais probablement remarqué que la démarche concernée n’était pas celle d’un elfe. Trop gracieuse pour cela.

Ce ne fut que lorsqu’un éclair de lumière vint s’abattre dans la pièce que tu te décidas enfin à prêter attention à ce qui se passait autour de toi. Crescentia. De toutes les âmes qui peuplaient cette maison, il avait fallu que tu tombes sur la seule sorcière qui te donnait l’impression d’avoir vendu la sienne. En tout cas en ta présence. Tu ne pouvais pas vraiment lui en vouloir. Car si elle était comme ça, c’était ta faute et non la sienne. Mais elle n’en comprenait pas les raisons, et tu avais toujours estimé préférable de ne pas les lui divulguer. Parce que fut un temps où tu l’aimais trop pour lui infliger ta présence.

Aujourd’hui, la question ne se posait plus. Elle avait tourné la page. Tu aurais voulu pouvoir en dire autant. « T’aurait-on enfin viré de ton dortoir ?  » Elle aurait pu fuir la confrontation. Mais ça ne lui ressemblait pas. Elle, jadis complice de tes gestes tendres, avait désormais pour toi des mots aiguisés comme des couteaux. Tu préférais cela, ceci dit, entretenant toi aussi la haine qu’elle avait pour toi, te disant qu’il était mieux pour elle qu’elle soit loin de toi, qu’elle te maudisse. « Ou bien c’est l’image de ta nouvelle fiancée qui te fait faire des cauchemars ? » Elle enchainait, touchant là où ça faisait mal. Tu n’avais aucune idée de qui pouvait être cette fiancée. La rumeur avait été lancée telle une trainée de poudre. Ton père ne l’avait pas contredite, et tu savais l’annonce imminente. Comme Crescentia, à l’évidence. « A l’évidence, c’est toi qu’elle obsède. J’imagine que ça doit faire mal, de me savoir bientôt marié. Alors que toi, tout semble te destiner à devenir une vieille fille aigrie. » Ton regard sombre plongé dans le sien, tu laissais deviner un mince sourire aimable. Répondant ainsi à cette moue désolée qu’elle affichait sur ses doux traits. Elle était belle, avait un visage angélique. Mais sa personnalité de feu se chargeait de vous remettre à votre place. En tout point inférieure à la sienne. C’était aussi pour cela que tu l’avais quitté. Jamais un lycan n’aurait été assez bien pour elle. « Attention, Crescentia. En plus de parler aux vipères, tu leur ressembles de plus en plus. » Elle aurait mieux fait de tourner les talons. Car tu le savais, vous veniez tous deux de vous engager dans une joute qui ne prendrait fin que lorsque l’un des deux aurait eu son compte. Et vous aviez tous les deux une remarquable façon d’encaisser les coups.



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MessageSujet: Re: creatures of the night ∞ ascentia   Jeu 22 Jan - 15:20



Ton insomnie aurait difficilement pu mener à une pire confrontation. Tu t’efforçais d’ordinaire d’éviter Aries le plus possible sachant que malheureusement aux vues de votre maison commune c’était difficile. Et quand cela devenait impossible, tu étais prête à tout pour montrer que rien de ce qu’il pourrait faire ne te touchait. « A l’évidence, c’est toi qu’elle obsède. J’imagine que ça doit faire mal, de me savoir bientôt marié. Alors que toi, tout semble te destiner à devenir une vieille fille aigrie. » Visiblement ton hypocrisie était contagieuse, un sourire faussement aimable répondant à ta moue. Tu encaissas le coup en silence. Oui tu trouvais ça bas, mais tu ne pouvais t’attendre à beaucoup mieux de sa part. Il était vrai que ton père prenait son temps pour t’organiser de nouvelles fiançailles, mais pour être honnête tu n’avais aucune intention d’aller lui forcer la main. Le mariage ne t’offrait plus de perspective très intéressante et tu étais bien contente de ne pas y être poussée. Et Aries exagérait puisque, évidemment, une héritière Gaunt ne serait pas laissée célibataire à vie. La clémence de ton père avait des limites. Malgré ton dégoût tu devais admettre que c’était une bonne chose. Tu n’avais pas envie de finir ta vie seule. Même si tu n’avais envie de la partager avec personne, non plus. « Attention, Crescentia. En plus de parler aux vipères, tu leur ressembles de plus en plus. » Tu ouvris la bouche faussement offusquée, avant d'esquisser un mince sourire. Tu leur avais toujours ressemblé, tu faisais partie d’une famille de serpents et si, exception à la règle, ton patronus ne prenait pas la forme d’un reptile, tu n’en étais pas moins une Gaunt à part entière. Tu étais née vipère à part entière, la preuve en était ce don auquel il faisait référence et qui faisait ta fierté. Il croyait peut-être t’offenser, mais ton vague haussement d’épaule désintéressé n’était pas feint. Il se serait plus agit d’un compliment qu’autre chose. Surtout qu’avec lui plus qu’avec d’autres tu faisais des efforts pour encore plus piquante. Non, ce qui te fit frissonner dans ses propos c’était ton prénom prononcé comme un vulgaire mot de liaison, contrastant lourdement avec la douceur et la tendresse - voire même la passion - avec laquelle cette même bouche l’avait tant de fois proféré. Ca ne te touchait pas, ça ne te touchait plus. Tu t’efforças de te dire que ta réaction n’était due qu’à la surprise. Après tout, toi son nom tu l’évitais comme la peste, à croire que tu ne l’avais même jamais connu. « Et c’est un problème parce que…? Tu as de la chance tu n’auras pas besoin de me supporter. » Ton effort d'ironie ne pu masquer le pincement dans ta poitrine, tu pris toutefois soin de l’ignorer, cet organe traitre. C’était pour préserver ce dernier, quoique tu ne l’admettes pas, que tu concentrais ton regard sur ses yeux aussi bleus que les tiens et tout aussi sombres. Tu ne voulais pas t’attarder sur ses traits certes fatigués, mais n’ayant rien perdu du charme qui avait à une époque rendu ton cœur hyperactif. « Tu peux peut-être apprendre quelque chose de mon venin. » Il n’avait pas manqué de venin quand il avait refusé de t’expliquer pourquoi vos fiançailles s’étaient interrompues abruptement, pas plus qu’il ne prenait des gants aujourd’hui, hors de question cependant pour toi de l’admettre. Il fut un temps tu aurais aimé connaître les raisons de ce revirement de situation, comme celles de son changement d’attitude, mais tu avais fini par renoncer. Il ne t’avait surtout pas laissé le choix. Peut-être qu’il n’avait jamais changé. Peut-être qu’il avait toujours été comme ça, que tout ce qui avait pu se passer n’avait été qu’une imposture. Dans ce cas, il avait su te surpasser dans ta fausseté. Tu comptais toutefois bien faire pencher à nouveau la balance de ton côté.

« Ca me fait mal pour la malheureuse élue surtout. » tu hochas la tête et lui offris un sourire innocent. En un sens c’était sincère. Vu ce qu’il était devenu, tu pouvais bien offrir ta pitié à la future madame Lascius. Du moins, tu aurais pu si tu ne la maudissais pas d’avance. « Je bénis le ciel tous les jours de m’avoir fait échapper à ce triste sort, alors je compatis pour la pauvre enfant. » Passant ta langue sur tes dents, essayant de détendre ta mâchoire un rien tendue, tu parvins finalement à étirer tes lèvres en un vague rictus. Ta remarque aurait pu être cruelle, s’il avait eu un cœur. Elle l’aurait été s’il avait été touché comme tu l’avais été par les évènements qui avaient marqué la fin de votre destin commun. Comme ce n’était pas le cas, tu pouvais piquer en toute impunité. Du moins s’il y avait un blessé ça ne serait pas lui car qui tes mots amochaient-ils plus que ta propre personne ? « Et oui ça fait si mal tu ne sais pas à quel point ! » fis-tu au summum du sarcasme, enfonçant le couteau dans la plaie. Tu redevins soudain sérieuse, ton visage de glace. « Il vaut mieux être mal accompagnée que seule…n’est-ce pas ? Oups ah non c’est l’inverse. » Tu secouas la tête en roulant des yeux devant ta prétendue bêtise. Jouant du bout des doigts avec la couverture de ton livre ouvert sur les genoux, tu laissas échapper un petit rire. Tu arquas l'un de tes sourcils un rien broussailleux. « Mon père préfère en effet faire attention à ne pas choisir n’importe qui cette fois-ci. » Et tu découvris tes quenottes dans un sourire carnassier. Trouver mieux que lui ne devait pas être bien difficile. Bien sûr son nom serait difficile à surpasser, mais n’importe qui ferait un meilleur mari que lui. Ca t’avait pris du temps de le réaliser, mais tu en étais désormais convaincue. Réussir à te berner toi-même, bel accomplissement que tu avais là achevé. « Oh et Lascius évite le ton condescendant avec moi. Tu as beau en avoir l'air convaincu, j'attends encore la preuve que tu vaux mieux que moi. » siffles-tu sans que tes lèvres n'aient rien perdu de leur sourire. Tu n'avais pas apprécié la façon qu'il avait de te faire la leçon. Tu te devais, dans ton extrême bonté, de lui rappeler sa juste place.
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MessageSujet: Re: creatures of the night ∞ ascentia   Jeu 22 Jan - 17:57


Tu devrais partir, couper court à la conversation. Lui témoigner du même coup ton mépris affiché, ton désintérêt devant ses paroles creuses.  Crescentia n’est plus qu’insultes et mesquineries. Tu la connaissais sous un autre jour, jadis, et tu ne vois plus qu’une femme méprisante et prête à toutes les bassesses. Sous ce jour-là, tu ne regrettes presque plus de t’être défait d’elle, tant elle dévoile les pires traits de sa personnalité. Mais tu n’oublies pas, jamais, que tout ceci n’est que le résultat des horreurs que tu lui as fait subir. De ce refus systématique de lui expliquer, même un peu, sans trop en dire, pourquoi tu n’as plus voulu d’elle à ton bras. Tu sais qu’elle n’est ainsi que pour se protéger. De toi, de tes paroles, de ton désintérêt total. C’est de ta faute. Tu n’as pas besoin de l’entendre pour le savoir. Mais tu persistes à lui rendre coup pour coup, parce qu’il t’est plus facile, à toi aussi, de la repousser sans ménagement. Quitte à te montrer plus brutal encore. C’est un cercle vicieux dans lequel vous vous êtes tous les deux plongés corps et âmes. Une bataille d’égo, où l’amour n’a plus sa place depuis longtemps. « Et c’est un problème parce que…? Tu as de la chance tu n’auras pas besoin de me supporter. » Elle a ce don, rare autant qu’insupportable, de tout retourner à son avantage. Tu ne lui réponds pas. Tu penses encore à partir, à dire vrai. A te lever sans un mot et à regagner ton dortoir. Mais comme à chaque fois qu’elle est dans le coin, elle exerce sur toi une fascination sans égal. Tu ne veux pas partir comme ça. Surtout pas à présent que les hostilités sont déclarées. Maudite Crescentia, comment ne peut-elle pas voir l’effet qu’elle a encore sur toi ? Peut-être qu’à force de toujours cacher ton jeu, tu as fini par devenir une redoutable énigme, impossible à résoudre. « Tu peux peut-être apprendre quelque chose de mon venin. » Tu souris, laisse échapper un rire involontaire. « Parce que tu crois vraiment que j’ai encore des choses à apprendre de toi ? » Elle aura beau nier, tu la connais par cœur. Dans ses moments de force comme dans ses moments de faiblesse. C’est justement pour ça qu’il lui est aussi insupportable de te voir. Parce qu’elle t’a montré une facette de sa personnalité que seuls de rares élus ont pu se vanter d’apprécier. Et parce que tu l’as trahi sans un regard en arrière. Des remords, tu en as. Mais tu t’es toujours bien gardé de lui faire savoir.

« Ca me fait mal pour la malheureuse élue surtout. » A nouveau, elle repart sur cette fiancée dont tu ignores tout. Elle semble presque plus concernée par le sujet que toi. Toi, qui te contente d’attendre les consignes paternelles. Te fichant pas mal de l’épousée. Tu sais que choisie par ton père, elle ne peut pas être si terrible. Il a toujours eu tes intérêts à cœur, d’une certaine manière. Il l’a prouvé maintes et maintes fois. En te laissant te fiancer à Crescentia. En te protégeant du monde lorsqu’il découvrit ta lycanthropie. « Je bénis le ciel tous les jours de m’avoir fait échapper à ce triste sort, alors je compatis pour la pauvre enfant. » Elle ne te laisse aucun repos, comme un boxeur enchaine les coups sur le ring. Elle te provoque, attend une réaction. Que cherche-t-elle ? A te mettre hors de toi ? Elle sait pourtant qu’en ces instants, tu es imprévisible. Dangereux. Guidé par tes plus bas instincts. Et elle insiste. Encore. « Et oui ça fait si mal tu ne sais pas à quel point ! » Ton silence est lourd. Mais tu ne craques pas. Tu sens pourtant ta patience qui s’étiole à mesure qu’elle continue ses attaques. Tu n’as jamais été connu pour ta patience. Ces dernières années, ce trait de ta personnalité s’est souvent vérifié.  « Il vaut mieux être mal accompagnée que seule…n’est-ce pas ? Oups ah non c’est l’inverse. » Tu résistes, mais plus pour longtemps. « Mon père préfère en effet faire attention à ne pas choisir n’importe qui cette fois-ci. » Cette fois, ça suffit. Tu te lèves, parcours la maigre distance qui te sépare d’elle. Tu vois ton ombre éclairée par sa baguette se découper sur le mur. Tu te mets à sa hauteur. Plaque ta main sur la sienne, l’empêchant de jouer de ses ongles sur la couverture de son livre. Ton souffle tout prêt du sien. Tu veux qu’elle voie chaque syllabe que tu prononces. Qu’elle entende tes murmures pour ce qu’ils sont : un conseil avisé. Ne cherche pas la bête, trésor. Tu regretterais de t’y frotter. « Amusant de voir que pour quelqu’un qui prétend s’en moquer, tu sembles obnubilée par ce qui m’arrive, ma douce. » Ton sourire aimable de tout à l’heure a disparu. Remplacé par un visage froid et grave. Lugubre, même, tant les ombres qui se dessinent à la faible lueur de la baguette de Crescentia font ressortir tes traits d’une façon effrayante. « Tu pourras dire ce que tu voudras, les faits sont là. C’est moi qui suis parti. Et même ton père n’a rien à dire là-dessus. Mon choix. Ma décision. Et tu crèves d’envie de savoir pourquoi. » Tu t’aventurais sur un terrain dangereux. Mais tu n’étais plus tout à fait maitre de tes émotions. Elle avait titillé ta patience, et jouait avec toi. Tu voulais juste lui faire mal comme elle t’avait blessé. Juste retour des choses, en quelque sorte. Elle rigolait encore, mais toi tu ne jouais plus. « Oh et Lascius évite le ton condescendant avec moi. Tu as beau en avoir l'air convaincu, j'attends encore la preuve que tu vaux mieux que moi. » Pauvre enfant. Elle n’avait aucune idée de ce qui se jouait sous ses yeux depuis tant d’années. Tu n’avais jamais cru valoir mieux qu’elle. Au contraire. Tu l’avais mise sur un piédestal à la minute où tu avais compris que tu aimais ta meilleure amie. Et tu avais consenti à tous les sacrifices pour elle. Quitte à t’en faire détester. « Je n’ai rien à te prouver. J’ai passé ce stade il y a pas mal de temps. Tu devrais peut être en faire autant, Gaunt. » C’était bien la première fois que tu l’appelais par son nom de famille. Mais qu’importe. Te détournant d’elle, tu marchais jusqu’à l’âtre de la cheminée. Tournant le dos à Crescentia pour mieux te perdre dans les dernières flammes qui dansaient encore dans l’âtre. « Rends nous service. Fous-moi la paix. » Ces mots-là viennent droit du cœur, pour une fois.


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MessageSujet: Re: creatures of the night ∞ ascentia   Jeu 22 Jan - 22:43



« Parce que tu crois vraiment que j’ai encore des choses à apprendre de toi ?  » Tu n’étais pas sûre de bien savoir où il voulait en venir, aussi tu prêtas très peu d'attention à cette remarque. Tu étais bien trop lancée dans ta tirade pour t’interrompre pour si peu. Et lui il gardait le silence. Ca t’agaçais et t’amusais en même temps. Ca te donnais l’impression de gagner, que la balle était définitivement dans ton camp. Et pourtant ton but ultime n’était-il pas de le pousser à bout, comme lui t’avait poussée à bout ? Quand on lance ce genre de remarque, ce qu’on souhaite c’est forcément une réaction. Et tu n’étais pas prête à te contenter du silence. Alors tu allais plus loin. Et il finit par craquer. Pourquoi à ce moment-là et pas à un autre, tu n’en saurais jamais rien, mais tu étais fière de ta réussite. Toutefois sa réaction n’avait rien de ce que tu avais pu imaginer. Il se leva, rompant le peu de distance qui vous séparaient et tu sentis ton pouls s’accélérer. Tu retins ta respiration quand il se plaça à ta hauteur, ne sachant pas du tout à quoi t’attendre. Et Merlin savait que tu avais toujours détesté les imprévus. Et lui il était la définition même de l’imprédictible. Tu n’avais prévu de te battre qu’avec des mots. Tu ne pouvais pas en dire autant de lui. S’il s’approchait pour être menaçant, cela fonctionnait à merveille. Il plaqua sa main sur la tienne, stoppant sans ménagement le jeu de tes doigts sur la couverture du livre. Ton souffle rauque était prêt du sien et lorsque tu sentis ton cœur bondir à nouveau, tu avais conscience que ça n’était plus uniquement par peur. « Amusant de voir que pour quelqu’un qui prétend s’en moquer, tu sembles obnubilée par ce qui m’arrive, ma douce.  » Si tu ne cachas pas ton dégoût devant le surnom faussement affectueux, c’est au prix d’un immense effort de ta part que ton visage n’imita pas le sien, fermé et sombre. Une ombre passa néanmoins devant tes yeux, imperceptible vu le peu de lumière qui vous éclairait tous deux. Si tu refusais de l’admettre, il avait raison. Tu t’intéressais plus que tu ne le voulais, plus que n’aurais du, à sa vie. Et pourquoi ? A cause de cette absence de bague à ton annuaire gauche ? Oui, mais pas de n’importe qu’elle bague : celle que lui t’avait donné, certainement par ordre paternel tu savais maintenant. Il n’avait au moins pas eu le culot de te demander de la rendre, quoi qu’il en aurait été parfaitement capable. Ca ne t’aurait pas choqué au milieu du reste. Tu savais que tu n’aurais pas du être soulagée de pouvoir la conserver, tu ne la portais évidemment plus de toute façon. De rage, tu avais failli la jeter dans les toilettes plus d’une fois. Elle était désormais enfouie dans les tréfonds de ton vieux coffre à jouets, comme ton amour était enfoui dans les tréfonds de ton âme, et votre histoire appartenait à un passé que tu ne comptais plus revisiter. Tu pris soin de ne pas montrer de réaction malgré son ton, malgré son air menaçant. Tu étais trop en colère, autant contre lui que contre toi-même et ta sensiblerie pour être effrayée. « Tu pourras dire ce que tu voudras, les faits sont là. C’est moi qui suis parti. Et même ton père n’a rien à dire là-dessus. Mon choix. Ma décision. Et tu crèves d’envie de savoir pourquoi.  » Tu avalas avec difficulté ta salive. On en venait enfin au cœur des choses. La raison de tout, ce pourquoi aujourd’hui tu ne souriais plus quand ton regard se posait sur lui. Ce pourquoi tu l’avais maudit un bon millier de fois plus que n’importe lequel de tes ennemis. Ce pourquoi il était devenu ton ennemi. Avec cette unique réplique il aurait pu gagner. Pas seulement cette manche, mais la partie entière. Parce qu’il avait parfaitement raison, c’était lui et non l’inverse qui avait interrompu l’engagement. Lui et non l’inverse qui avait brisé un cœur. Et il en avait parfaitement conscience. Et il en jouait. Et il avait parfaitement raison, tu aurais donné beaucoup pour savoir pourquoi. Même aujourd’hui, si ce n’était que pour pouvoir utiliser cette raison contre lui d’une façon ou d’une autre.

Bien sûr, l’admettre était hors de question, tu en faisais toi-même difficilement le constat. Aussi tu poursuivis comme si de rien était, sifflant entre tes dents, souriante malgré ton regard sombre et haineux. Tu n’étais pas un ange, tu ne l’avais jamais été. Mais tu ne considérais pas mériter un tel traitement. Ce soir-là tu avais commencé, mais les hostilités avaient été mises en route bien avant, quand, comme il le disait, il avait décidé de se passer de toi. Le plus blessant à l’époque avait peut-être été de te rendre compte que tu ne comptais même pas suffisamment à ses yeux pour qu’il t’explique la chose. Les années de mensonges n’étaient rien à côté de ça. « Je n’ai rien à te prouver. J’ai passé ce stade il y a pas mal de temps. Tu devrais peut être en faire autant, Gaunt.  » Tes muscles purent enfin se détendre alors qu’il se détournait enfin de toi, s’éloignant en direction de la cheminée. Il ne put voir que tu secouais la tête, ou qu’un éclat de douleur longtemps retenu brilla dans tes prunelles d’azur. « Rends nous service. Fous-moi la paix.  » À ce stade là tu aurais pu. Mais ça aurait été s’avouer vaincue ce que tu ne pouvais pas faire. Tu te serais détestée à vie si tu l’avais laissé s’en sortir. Et s’il voulait que tu partes, la logique voulait que tu restes tranquillement où tu étais. « Et quel service ça me rendrait à moi exactement, hum ? » fis-tu d’une voix tranquille. Le laisser tranquille ça signifiait que cet échange t'affectait alors que tu étais prête à soutenir jusqu'au bout que n'était pas le cas. S'il admettait apparemment sa faiblesse avec son ton sincèrement las, toi jamais. « La conversation devient enfin intéressante. » Oui tu faisais référence aux fameux faits dont il parlait, espérant que peut-être, si tu le provoquais suffisamment, il lâcherait une information ou deux. Espoir un peu fou car si tu n’y étais pas parvenue en trois ans – dont plus d’un passé à le harceler à ce sujet -, il y avait de quoi douter que ce soir puisse faire exception. Tout aussi déraisonnablement, tu espérais qu’il ne se rende pas compte que c’était ce à quoi tu faisais référence. «  Justement ce stade tu l’as pas dépassé. Tu t’es exempté tout seul d’explication et même si je te dois une fière chandelle pour ce « choix » que tu as fait, que tu le veuilles ou non, tu me dois aussi quelque chose.  » Envolée donc ta résignation à ne pas savoir. Elle n’avait peut-être jamais existé au fond. Tu étais curieuse et déterminée de nature, laisser tomber en cours de route ne te ressemblait pas.
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MessageSujet: Re: creatures of the night ∞ ascentia   Dim 25 Jan - 21:10

Tu étais las. Fatigué par ces querelles qui ne vous menaient nulle part. Plus d’une fois, ces dernières années, tu avais pensé tout annuler. Tes plans foireux, tes belles idées pour la préserver de ton secret. Tu avais voulu la reconquérir, lui avouer ce qui t’avais poussé à t’éloigner d’elle. Mais tu avais toujours renoncé à cela, préférant t’en tenir au plan initial. Celui qui consistait à souffrir autant qu’elle, toi parce que toi tu savais, et elle parce qu’elle ignorait tout. Et à présent, c’était trop tard. Le mal était fait. Probablement irréparable. Trois ans s’étaient écoulés, tu l’avais perdu pour de bon, tu en étais certain. Les mots durs qu’elle te crachait à la figure en étaient l’illustration parfaite. Crescentia et toi, c’était du passé. Alors à présent, tu voulais juste faire ta vie loin d’elle. Parce que sa présence t’était encore difficilement supportable, éveillant en toi des sentiments contradictoires. Tantôt des regrets, de la haine, de la lassitude… Et même si tu ne voulais pas te l’avouer, tu y étais toujours autant attaché. Sa beauté te troublait, autant que cette hargne qu’elle s’acharnait à te démontrer constamment. Tout, bon ou mauvais éveillait chez toi une désolante nostalgie. Tu te refusais toutefois à écouter cette partie de ton être, que tu faisais taire la plupart du temps. Tu étais maudit, à jamais privé d’une vie normale. Tu ne pouvais pas lui imposer ton fardeau. Alors, ton regard plongé vers le feu qui crépitait dans l’âtre de la cheminée, tu espérais candidement qu’elle accède à ta requête. Qu’elle t’offre le répit tant espéré. Tu n’y croyais pas trop, bien entendu. Elle s’était déjà fait un plaisir de commencer les hostilités alors que rien ne l’y pousser. Tu doutais qu’à présent tes paroles seules suffisent à la convaincre de rebrousser chemin. « Et quel service ça me rendrait à moi exactement, hum ? » Tu n’avais pas la réponse. Tu aurais voulu lui clouer le bec, trouver l’argument imparable. Mais le fait est que dans cette guerre des nerfs, tu étais le plus usé. Tu devais toujours peser tes mots, faire attention à tout ce qui se disait. Tu étais dans la crainte permanente d’en dire trop, de te dévoiler. Pire, de dévoiler tes sombres motivations. « La conversation devient enfin intéressante. » Tu avais l’impression que ton cœur venait à l’instant de rater un battement. Cette fois, tu en avais trop dit. Toutes tes craintes passées venaient de prendre forme. Tu réalisais alors seulement que remettre sur le tapis les raisons mystérieuses de ton mutisme avait ouvert une porte par laquelle Crescentia n’avait pas manqué de se glisser. Tu n’osais pas te retourner. Tu avais peur qu’elle te sonde si ton regard croisais le sien. Tu préférais encore lui tourner le dos, encore et toujours. Donnant du même coup l’impression qu’elle ne te déstabilisait pas.

Les minutes qui s’annonçaient, tu les redoutais plus que tout. Il fallait que tu l’ouvres, Aries… Et bien maintenant, tu allais devoir la fermer, pour ton propre bien. Tu t’étais toi-même collé dans un sacré pétrin. Si tu avais été un œil extérieur, à cet instant, tu n’aurais pas manqué de critique à formuler à ton égard. « Justement ce stade tu l’as pas dépassé. Tu t’es exempté tout seul d’explication et même si je te dois une fière chandelle pour ce « choix » que tu as fait, que tu le veuilles ou non, tu me dois aussi quelque chose.  » Tu t'esclaffais, peut-être un peu trop fort. Malgré toi, tu trouvais à rire de ce qu’elle venait de dire. Elle avait raison sur de nombreux points, mais en même temps, il lui était impossible de comprendre à quel point elle était loin du compte. Une nouvelle fois, tu avais l’occasion de tout lui dire. Mais après vos échanges crus et vos remarques acerbes, tu étais plus persuadé que jamais que ton heure était passée. Désormais, tu n’avais qu’une ligne de conduite. Un rôle à jouer : celui du connard de service. Et avec le temps, tu l’avais merveilleusement bien travaillé. « Alors si c’est un service que je t’ai rendu... Contente-toi de me dire merci, et va pourrir la nuit de quelqu’un d’autre. » Ta voix était étonnement posée. Et tu ne daignais toujours pas te tourner vers elle. Le feu de la cheminée te semblait être un spectacle bien plus captivant. « Tu sembles persuadée que j’ai des comptes à te rendre. Comme si je te devais la moindre explication… Tu n’as pas compris, encore ? Je ne te dois rien. C’est terminé. J’ai blessé ton petit égo ? Et alors, en quoi ça me concerne ? » Tes mots étaient durs. Tu récitais ton discours par cœur. Tu n’en pensais pas un traitre mot, mais tu te révélais être un excellent acteur. Capable d’assener les vérités les plus crues aux uns, et d’entretenir le mal être chez les autres. « Si tu veux des réponses, essaye les feuilles de thé, tu auras plus de succès. » à présent, tu te faisais presque sarcastique. Ton ton moqueur était perceptible, cette fois ci. C’était voulu. Tu voulais qu’elle comprenne qu’en dépit de ta maladresse précédente, elle ne tirerait rien de toi… Ça avait le cas pendant les trois années qui avaient précédé. Pourquoi en aurait-il été différent cette fois ci ?


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MessageSujet: Re: creatures of the night ∞ ascentia   Dim 25 Jan - 22:47



Difficile de voir d’où te venait tout cet espoir. Tu devais être trop désespérée pour voir que ta tentative était ridicule. Au fond tu savais qu’elle était certainement vouée à l’échec, mais une partie infime de toi avait voulu y croire et tu l’avais laissé faire. Masochisme ou bêtise, un mélange des deux peut-être. L’amour rend idiot, la haine aussi. « Alors si c’est un service que je t’ai rendu... Contente-toi de me dire merci, et va pourrir la nuit de quelqu’un d’autre.  » D’un voix parfaitement contrôlée, il venait de tacler tout ton argument et tu en avais conscience. Il n’avait même pas daigné se retourner vers toi pour ce faire, accentuant ton sentiment d’offense. Le fait était que c’était sa nuit à lui que tu voulais ruiner. Déjà parce que tu n’avais pas d’ennemis contre lesquels tu t’acharnais plus que contre lui. Quelque part il était même devenu ton seul vrai ennemi, toute ta haine ayant été concentrée en sa direction depuis trop longtemps. Toutefois, et tu refusais de te l'avouer, si c'était lui que tu voulais embêter, c'était aussi parce que c’était une façon comme une autre de passer ta soirée avec. Ridicule. « Tu sembles persuadée que j’ai des comptes à te rendre. Comme si je te devais la moindre explication… Tu n’as pas compris, encore ? Je ne te dois rien. C’est terminé. J’ai blessé ton petit égo ? Et alors, en quoi ça me concerne ? » Tu te mordillas la lèvre, sentant malgré toi tes yeux se mettre à picoter. Finalement, qu’il ne te fasse pas face ce n’était pas plus mal. Tu ne pouvais décemment pas te mettre à pleurer devant lui. Tu détestais faire ça en public, même ne serait-ce que devant un ami, alors devant lui, tu préférais plutôt mourir - quoique ça non plus, parce que ça lui ferait trop plaisir. Il avait blessé bien plus que ton égo et il ne pouvait pas faire semblant de ne pas le savoir. Bien sûr, tu préférais qu'il en soit ainsi plutôt qu'il ridiculise les sentiments que tu avais eu pour lui et que tu niais aujourd'hui. Tu avalas ta salives et tes larmes avec, respirant profondément, cherchant en toi ce qu’il te restait de courage. Il t’en avait fallut pour affronter ces dernières années. « Si tu veux des réponses, essaye les feuilles de thé, tu auras plus de succès. » Tu relevas le menton bien qu’il ne puisse pas te voir. Il t’avait blessé plus que tu ne l’aurais cru possible avec sa précédente réplique, mais celle-ci ne te fit ni chaud ni froid. Il essayait de se moquer de toi. Lui. Tes dents grincèrent. Tu hésitais presque à lui dire la vérité, à savoir que quitte à employer l'occulte à son sujet, le vaudou t'intéressais bien plus que la divination. « Tu sais pourquoi ça te concerne, ne fais pas l’idiot. » fis-tu froidement, ta voix tremblant toutefois légèrement. À chacune de vos altercations tu te rendais compte un peu plus du mensonge dans lequel tu avais vécu depuis…depuis toujours. Et si ce soir-là tu voulais bien croire que non seulement il ne t’ait jamais aimé, mais qu’en plus il ne te considérait même pas comme une amie, tu estimais qu’il en faisait trop. Que vous vous soyez aimés ou pas, vous aviez passé plusieurs années quasiment toujours en présence l’un de l’autre. Ca devait bien compter un peu. « Du moins ça t’as concerné à une époque que tu l'admettes ou pas. » Tu t’arrêtas. Tu n’avais pas envie de parler du passé. De ces souvenirs heureux qui étaient devenu tristes par ses actes incompréhensibles. Tu regrettais tes propos qui signifiaient implicitement que toi aussi tu étais concernée, attachée ne serait-ce qu'un peu. Il le savait déjà, mais ça ruinait tes beaux discours selon lesquels c'était de soulagement que tu avais pleuré à la rupture de vos fiançailles. Tu t'assénas une claque mentale et inquiète, lanças, la première chose qui te passa par la tête. « T'es un connard et t'es lâche, mais je t'apprends rien j'espère. » Ton dernier recours avait toujours été les insultes directes. Il te fatiguait autant émotionnellement que physiquement et tu retrouvais cette envie qui t'avais prise il y avait trois ans de ça, de le secouer comme un prunier jusqu'à ce qu'il t'explique tout, ou qu'il s'excuse, ou qu'il fasse quelque chose, n'importe quoi. Tu avais eu besoin qu'il réagisse. Et aujourd'hui encore tu avais besoin de le voir réagir, de provoquer quelque chose, d'exister à ses yeux quand tu te trouvais en sa présence. Tu détestais cette faiblesse de ta part, mais tu ne savais pas y résister, la preuve en était ton obstination à rester dans la salle commune quand ton cœur et ton esprit auraient été plus au calme dans ton dortoir, même avec les ronflements de ta camarade.

Finalement tu te levas de ton fauteuil. Pas pour partir, tu n'avais pas encore renoncé et surtout tu ne pouvais pas quitter les lieux sur ta dernière réplique pathétique et désespérée. Non au lieu de fuir comme toute personne censée tu t'approchas de la cheminée, comme pour voir ce qui le fascinait tant. Voir ce qui valait plus son attention que toi. Autant dire que ce n'était pas le feu crépitant doucement dans l'âtre qui su t'impressionner. Sans prévenir, sans même vraiment consulter ton cerveau, tu l'agrippas soudain par l'épaule pour le forcer à se tourner vers toi. « Tu pourrais au moins me regarder quand je te parle. » Fis-tu sèchement, mais sans réelle arrogance. Si tu voulais qu'il te regarde ce n'était pas par parce que tu le traitais avec condescendance, pas vraiment. « Si t'as pas de cœur, montre au moins que tu as des couilles. » lâchas-tu finalement, mi-douce mi-amère. La provocation restait ton but ultime, tu voulais le faire craquer à tout prix que ça soit pour qu'il t'éclaire un peu sur le sujet qui t'obsédais ou tout simplement qu'il s'avoue vaincu. Même le mettre dans une colère noir serait perçu comme un succès à tes yeux.




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MessageSujet: Re: creatures of the night ∞ ascentia   Lun 26 Jan - 17:35

Tu fermais les yeux. Attendant le couperet. Cette réplique cinglante qui balaierait les tiennes. Ce bon mot qui te mettrait à mal, une fois de plus. Tous les deux, vous sonniez comme un disque rayé. A vous renvoyer la balle, encore et toujours, jusque l’un cède et que l’autre sorte vainqueur de cette petite joute verbale. C’était ridicule, tu en avais pleinement conscience. Mais tu ne voulais pas la laisser gagner. Parce qu’alors, tu saurais qu’elle avait encore sur toi ce pouvoir dont tu cherchais tant à te défaire. Son emprise, tu la ressentais même en cet instant. Tu n’étais même pas capable de lui faire face. Mais tu enchainais les répliques, sans que sa voix cassante ne vienne t’interrompre. Elle se faisait silencieuse. Trop, à dire vrai. Tu l’imaginais touchée dans le plus profond de son être. Peut-être allais-tu trop loin, une fois de plus. Alors que tu terminais sur ton trait d’esprit qui se voulait détaché, tu te doutais qu’elle irait à répondre. Peut-être que ta phrase précédente aurait eu raison d’elle. Mais là, tu venais de lui donner à nouveau une arme à pointer sur toi. « Tu sais pourquoi ça te concerne, ne fais pas l’idiot. » Sa voix se voulait maitrisée. Comme toujours, elle tentait de rester digne. Mais les tremblements ne purent t’échapper. Elle pouvait toujours prétendre que ce que tu disais ne la touchait pas. Sa propre voix venait de la trahir. Tu aurais pu en tirer une quelconque satisfaction. Mais c’était loin d’être le cas. Coupable, tu laissas un instant tomber le masque froid que tu avais adopté pour elle, laissant transparaitre ton malaise. Une chance que tu lui ais tourné le dos. Sans quoi, à ton tour, tu aurais prouvé que son sort te tracassais mille fois plus que tu ne voulais bien l’admettre. « Du moins ça t’as concerné à une époque que tu l'admettes ou pas. » Le masque tombait une fois de plus. Tu ne tenais pas en place, intérieurement. Tu déployais des efforts incroyables pour garder ta contenance. Ne pouvait toutefois t’empêcher de tressaillir légèrement alors qu’elle évoquait à demi-mots votre passé commun. Tu n’avais bien entendu rien oublié des gestes que vous aviez l’un pour l’autre, autrefois. Mais tout ceci te semblait bien lointain. Tu étais un autre homme, alors. Et elle n’avait rien de commun avec la femme détruite que tu avais devant toi. Tout était de ta faute, tu ne pouvais le nier. Mais devant elle, tu préférais prétendre qu’elle avait sa part de responsabilité. Encore et toujours ce plan idiot que tu avais monté, pensant naïvement la préserver. En cet instant encore, tu te bornais à ignorer les conséquences que cela avait eu pour elle. Tu n’avais pas de mots pour elle. Tu ne savais pas quoi dire. Elle avait raison, sur le fond. Mais l’avouer aurait été pire que tout. Alors, ton silence était ta seule réponse valable. « T'es un connard et t'es lâche, mais je t'apprends rien j'espère. » Elle retrouvait de sa fougue, son orgueil reprenant le dessus. Mais elle avait porté des coups plus puissants que tu ne le pensais. Ses mots s’insinuaient en toi comme du venin. Oui tu étais un lâche. Egoïste et inconséquent. Persuadé d’agir dans son intérêt alors qu’au fond, tu n’en étais plus tout à fait certain. Voilà trois ans que tu trainais ce mensonge. Pas seulement auprès d’elle, mais auprès de nombreux proches qui ne s’expliquaient pas ton brusque changement d’attitude. Et à force, tu étais fatigué. Usé par la haine, le doute, la solitude qui avaient fait de toi cet être amère et froid.

Sa main sur ton épaule, brusquement, te fis réalisé qu’elle était à tes côtés. Désormais face à elle, tu te félicitais d’avoir su garder ta contenance, en dépit de ces mots durs qu’elle avait eu pour toi. Tu plongeais ton regard dans le sien, te souvenant encore de ce temps où dans ses yeux, tu lisais l’attachement qu’elle avait pour toi. Tu n’en décelais plus la moindre trace, à présent. « Tu pourrais au moins me regarder quand je te parle. » Tu ne faisais plus que cela, justement. Ton regard était accroché au sien, et tu cherchais tes mots. Il te fallait vite trouver, cesser de te laisser envahir par le doute. Chacun de ses mots, tu les ressentais comme un nouveau coup de poignard. « Si t'as pas de cœur, montre au moins que tu as des couilles. » Sa dernière réplique eu l’effet qu’elle escomptait. Une réaction de ta part. Enfin. Intérieurement, tu la remerciais presque. Elle avait su casser l’instant, ce moment presque paisible où les coups avaient cessé de pleuvoir, où ton regard s’était mis à se perdre dans le sien, comme avant. L’amour en moins, certainement. Tu étais encore secoué, chamboulé d’avoir pu voir ce qu’elle cachait sous le masque qu’elle te réservait d’ordinaire. Elle t’avait laissé entrevoir ses failles. Et elle reprenait à présent son rôle, jouant d’une nouvelle provocation. Il était temps que tu en fasses de même. Mais si ton cerveau semblait retrouver le chemin de la raison, ta bouche semblait déterminée à ne pas lui obéir. « Si tu savais… Non, il vaut mieux que tu ne saches rien. A une époque, j’ai toujours eu tes intérêts à cœur. » Tu te tais un bref instant. Tu sens qu’elle a besoin de savoir. Plus que jamais, tu le sens. Et tu ne peux pas lui dire, pas après trois ans à éluder la question. Mais peut-être qu’en sachant que tu lui as rendu service, elle finira par s’apaiser un peu. A cesser de se torturer. Sans lui avouer la vérité, tu comprends toutefois qu’il te faut lâcher du lest. Sans quoi, tu n’auras jamais de repos, toi non plus. « Tu n’as pas idée du service que je t’ai rendu en te laissant partir. » Tu mesures tes mots. Tu en dis juste assez pour être honnête, mais pas suffisamment pour qu’elle s’imagine la vérité. Tu sais que sa curiosité sera piquée encore davantage. Mais qu’une partie de ses questions auront peut-être trouvé réponse. Doucement, tu poses ta main sur sa gorge nue, laissant glisser tes doigts sur son cou si blanc, si mince, si fragile. Tu veux qu’elle comprenne ce qu’elle a évité. Le monstre en toi. Tu sers ta main autour de son cou. Te rendant compte à quel point il te serait facile de lui briser la nuque. Ce constat ne fait que renforcer ta conviction première : t’éloigner d’elle lui a sauvé la vie. Tu aurais fini par lui nuire, violent et imprévisible comme tu étais devenu. Alors, doucement, sans toutefois relâcher la pression, tu susurres à son oreille « Aurais-tu vraiment été prête à m’avoir pour époux ? Il y a une noirceur en moi que tu ne soupçonnes même pas. »


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MessageSujet: Re: creatures of the night ∞ ascentia   Lun 26 Jan - 23:59




Tu cherchais la bête et tu allais la trouver. Malgré ton éclat de peur quand il s’était brusquement approché de toi quelques minutes plutôt, en le provoquant comme tu venais de le faire, tu espérais presque qu’il te fasse vraiment peur. Qu’il te hurle dessus, qu’il te frappe. Toute réaction la plus extrême possible était la bienvenue, même celles qui te feraient d’ordinaire trembler. Tu étais visiblement devenue folle. Il avait plongé ses yeux dans les tiens, rendant ta position bien difficile. Tu avais demandé à ce qu’il te regarde bien sûr, mais tu ne supportais pas qu’il semble se perdre dans tes prunelles, t’invitant à en faire de même. Tu décidas toutefois que ce luxe ne t'étais pas autorisé. Alors tes yeux étaient voilés, voyant sans regarder, fixés mais sans focus dans ces deux perles céruléennes. « Si tu savais… Non, il vaut mieux que tu ne saches rien. A une époque, j’ai toujours eu tes intérêts à cœur. » Tu eus presque un mouvement de recul, déconcertée par cette réponse. Tu t’étais tellement attendue à ce qu’il réagisse mal que cette confession subite te prenait par surprise. Elle n’était pas celle que tu espérais, mais elle représentait une avancée considérable. Enfin une expression d’un quelconque sentiment passé à ton égard, chose que jusque-là tu ne n'imaginais plus possible. Ca t’étonnait tellement que tu ne pensas même pas à rejeter cette déclaration comme insincère. Tu voulais y croire après tout. Pourtant ça rendait la situation d’autant plus inexplicable ce qui ne t’arrangeait pas vraiment, au contraire. Mais en cet instant tu n’étais plus que curiosité. Tu n’y croyais plus et maintenant tu n’imaginais pas qu’il ne puisse continuer. Il allait forcément t’en dire plus. Il n’avait pas le droit de s’arrêter sur ces mots. C’est pour ça que tu ne répondis pas. À cause de cet espoir mêlé à la surprise de cette annonce. Quand il marqua une pause, tu pris peur: et si il revenait sur ses propos ?  « Tu n’as pas idée du service que je t’ai rendu en te laissant partir. » Autant dire que c’était bien la dernière chose que tu t’attendais à entendre. Il t’emmenait de surprise en surprise et si tu détestais ne pas savoir à quoi t’en tenir, tu devais admettre qu’elles avaient le mérite de ne pas être trop désagréables pour une fois. Tu n’avais pas la moindre idée de ce qui pouvait bien te valoir tant de bonté de sa part, mais tu ne crachais certainement pas dessus, buvant ses paroles, le voile de tes yeux définitivement levé, la curiosité faisant briller tes prunelles. Néanmoins ça ne voulait pas dire que tu étais heureuse d’entendre ce qu’il avait à te dire. Pas plus que cela voulait dire que tu étais convaincue par sa dernière réplique. Loin de là. Tu n'étais absolument pas d'accord avec ses propos. Pourtant tu avais lancé quelque chose au sens relativement similaire un peu plus tôt en clamant que tu lui devais une fière chandelle. Mais autant que tu avais voulu le croire, tu n'aurais su te convaincre de ce mensonge éhonté autrement qu'avec un lavage de cerveau.

Et puis, il leva une main sans brusquerie aucune, enroulant ses doigts fins, mais plus rugueux que dans ton souvenir, sur ta gorge blanche. C’était le premier vrai contact physique, peau contre peau, que vous aviez depuis trois ans et tu ne savais pas comment le prendre. Ton corps non plus. Ton souffle devint saccadé, mais c’était peut-être parce qu’il se mit à serrer ton cou si délicat. Si tu étais aussi effrontée à l’oral c’est que tu espérais ainsi compenser ta fragilité physique qui n’était pas feinte. Qu’on ne s’y trompe pas, tu savais te défendre, mais il y avait bien une raison pour laquelle tu n’avais jamais été intéressée par le Quidditch. Tu n’avais pas la force dans les bras pour et ta corpulence, petite et menue n’aidait en rien. Tu n’avais pas peur. Ou peut-être un peu, tu tenais à ta nuque comme tu tenais à l’air dont il ne te privait pas encore totalement. Il n’oserait pas vraiment te faire du mal pensais-tu. Pas dans la salle commune, malgré l’heure tardive et votre solitude. « Aurais-tu vraiment été prête à m’avoir pour époux ? Il y a une noirceur en moi que tu ne soupçonnes même pas. » susurra-t-il à ton oreille provoquant un frisson qui te parcoure l’échine. Et alors, tu compris. Tu parvins à faire sens de ce retournement de situation, de cet énième changement d’humeur. Il ne voulait pas que tu te fasses d’idée, que tu croies pouvoir en savoir plus, ou arranger les choses ou le comprendre entièrement. Ca n’était pas bien difficile à voir après tout, tu fonctionnais de la même façon, chaque fois que tu avais pu dire quelque chose de ne serait-ce qu’un peu positif tu revenais sur tes pas, l’attaquant de plus belle. Tu suffoquas un peu, la tête relevée par réflexe pour chercher l’air ailleurs. Pourtant, tu souris. « Oh que si. Je la vois très bien ta noirceur. Il faudrait que je sois non seulement aveugle, mais aussi stupide, pour ne pas réaliser ce que tu es devenu. » fis-tu pour une fois en toute sincérité. Tu voulais bien croire que son affection n’était pas feinte et par ricochet tu voulais bien admettre que ce que tu savais de lui avant que vous en arriviez là était vrai. Mais ça ne changeait rien de l’homme qui te tenait aujourd’hui par la gorge. Il n’avait pas besoin d’un tel geste pour te convaincre de sa brutalité. « Étais-je prête à épouser ce que tu étais il y a trois ans ? Oui. Mais si je te reconnais plus aujourd'hui et ne peut accepter ton changement ce n'est que parce que tu as toi-même fait en sorte de ne devenir pour moi qu'un étranger. » L'heure semblait être à la sincérité. Tu saluais sa confession par la tienne, admettant plus qu'explicitement tes sentiments passés. Et presque même présents au fond. N'admettais-tu pas à demi mots que s'il t'avait laissé la chance d'essayer le comprendre, tu serais sans aucun doute à ses côtés aujourd'hui ? « Quelqu'ait été ta raison, n'essaie pas de me faire croire qu'elle n'était pas égoïste. J'y crois pas. » Tu levas ta main, la posant délicatement sur la sienne un demi-sourire aux lèvres.  « Je suis une grande fille et je l'étais à l'époque aussi. Je pouvais très bien faire face à n'importe quoi. Cesse de prétendre que tu as fait ça par altruisme ou galanterie ou je ne sais quoi. On sait très bien toi et moi que ce n'était pas ce que je voulais du tout. » Tu te dévoilais un peu trop à ton goût, mais tu ne pouvais tolérer qu'il s'excuse comme il l'avait fait. Son argument t'avait certes touchée,  mais tu n'avais pas été convaincue le moins du monde. Si tu prenais pour vraie sa déclaration quant à ses bonnes intentions à ton sujet fut un temps, tu rejetais le reste avec véhémence. Tu ne voyais pas ce qui justifiait, comme il semblait le dire, que pour ton propre bien il lui ait fallu se passer de toi. Et tes sentiments, alors ? Et le fait que ton cœur ne semblait presque plus exister dans ta poitrine, toi qui avait été incapable d'aimer qui que ce soit depuis ? Et tes projets d'avenir que tu avais vu s'effondrer, t'efforçant de les reconstruire du mieux que tu le pouvais ? Soit il ne réalisait pas l'ampleur des dommages collatéraux de son "noble" geste, soit il mentait. Bien sûr, il était aussi possible que ton interprétation un peu rapide de ses propos, soit totalement fausse. Tu détachas un à un ses doigts de ton cou. « Ne refais plus jamais ça. » fis-tu fermement, soutenant encore et toujours son regard avec une fougue non cachée.



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MessageSujet: Re: creatures of the night ∞ ascentia   Mar 27 Jan - 17:35

Le contact de tes doigts sur sa chair t’avait manqué. Même si le geste n’avait rien de romantique ou de délicat, tu te sentais transporté à une époque où tes soucis te semblaient bien futiles. A une époque où tu aurais tout fait pour elle. Quitte à lui briser le cœur au passage. Et c’était ce que tu avais fait, piétinant tes sentiments et broyant les siens, imaginant sans doute que sans attaches, il vous serait plus facile de tourner la page. C’était faux, et naïf. Le temps te l’avait prouvé. Et cette scène, trois ans plus tard, en était la parfaite illustration. Ni toi ni elle n’étiez complètement remis de cette séparation. Tu cherchais son contact, même l’espace d’un instant, et elle ne te repoussait pas, alors que ses mots t’avaient laissé penser le contraire. Le fait qu’elle tolèrait tes doigts contre sa peau t’étonnait grandement. Elle ne te repoussait pas… Tu la voyais chercher son air, redresser la tête. Lentement, tu desserras ton emprise. Tu ne voulais pas lui faire mal, du moins pas trop. Juste assez pour qu’elle comprenne. « Oh que si. Je la vois très bien ta noirceur. Il faudrait que je sois non seulement aveugle, mais aussi stupide, pour ne pas réaliser ce que tu es devenu. » Elle pensait avoir mis le doigt sur ce qui n’allait pas. Elle pensait voir en toi cette chose bestiale que tu étais devenu. Sans vraiment se l’expliquer… Mais elle était encore trop loin du compte. Elle n’avait pas la moindre idée, en réalité. S’en était presque touchant, de la voir chercher. Non, elle ne pouvait réaliser ce que tu étais devenu. Il lui manquait une part importante du puzzle, cette même pièce que tu lui refusais le droit de connaitre. « Étais-je prête à épouser ce que tu étais il y a trois ans ? Oui. Mais si je te reconnais plus aujourd'hui et ne peut accepter ton changement ce n'est que parce que tu as toi-même fait en sorte de ne devenir pour moi qu'un étranger. » Elle vidait son sac, avec la même sincérité que toi quelques minutes plus tôt. Sauf que si Crescentia pouvait se permettre de parler sans filtre, n’ayant pas à surveiller ses mots par crainte d’en dire trop, ça n’était pas ton cas… « Quelqu'ait été ta raison, n'essaie pas de me faire croire qu'elle n'était pas égoïste. J'y crois pas. » Elle posa sa main sur la tienne. Sans le vouloir, tu frémis à son contact. Tout chez elle n’était que grâce et volupté. Sa fine main sur la tienne, tu la laissais faire, savourant un contact qui t’avait tant manqué, et auquel tu n’aurais probablement plus le droit. « Je suis une grande fille et je l'étais à l'époque aussi. Je pouvais très bien faire face à n'importe quoi. Cesse de prétendre que tu as fait ça par altruisme ou galanterie ou je ne sais quoi. On sait très bien toi et moi que ce n'était pas ce que je voulais du tout. » tu effleuras de ton pouce sa peau délicate, comme si tu voulais consoler une enfant. Tu savais bien qu’elle ne voulait rien de tout ça. Mais le destin en avait décidé autrement. « Tu aurais fait la même chose, si nos rôles avaient été inversé. Il y a des choses qui nous échappent, à toi comme à moi. » Tu marquas une pause. Tu soupiras. Tu savais qu’en parlant, tu ne te rendais pas service. Mais tu avais besoin d’en dire plus. Tu t’étais tue trop longtemps. « Ca n’était pas ce que tu voulais, mais c’est ce qui devait être fait. » Ton ton s’était fait plus dur, plus résigné. Tu étais sûr de toi, et tes paroles reflétaient ton état d’esprit. Elle aurait beau dire le contraire, tu étais persuadé d’avoir agi dans son intérêt. Elle aurait pu comprendre ta véritable nature. Mais jamais elle n’aurait pu la dompter. Et tes gestes emportés, ton impulsivité, l’auraient à coup sûr mise en danger permanent à tes côtés.

Sa main toujours posée sur la tienne, elle commença à déplier chacun de tes doigts. Lentement. Tu la laissais faire, comprenant que le contact qui vous unissait serait bientôt rompu. « Ne refais plus jamais ça. » Tu éloignas ta main d’elle, la posant contre le mur. Tu souris, avant de reprendre. « C’est justement ça, le problème. Je ne peux pas t’assurer que je ne recommencerais pas. » Tu fis un pas en arrière, ressentant brusquement le besoin de mettre de la distance entre elle et toi. De ne plus être aussi proche de son regard interrogatif. « Tu as voulu me mettre en colère. Sauf que le jour où tu y parviendras vraiment, tu regretteras amèrement ton geste. » Ta voix ne tremblait pas. Tout ceci sonnait malgré toi comme une menace. Mais tu savais au fond que tu avais raison. Elle ne semblait pas comprendre que tes gestes pouvaient très vite échapper à tout contrôle. Le poison qui s’était insinué en toi rendait ton âme noire et torturée. Mais si toi, tu commençais à en avoir l’habitude, tu t’inquiétais toujours pour ceux qui comptaient encore pour toi. Daenerys voulait que tu lui dises. Elle la pensait suffisamment forte pour comprendre. Mais comprendre était une chose. Ca n’enlèverait rien au danger.


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MessageSujet: Re: creatures of the night ∞ ascentia   Mar 27 Jan - 19:00



D’un geste que tu aurais presque pu qualifier d’affectueux il caressa doucement ta peau du bout de son pouce. Et toi, tu ne bougeas pas. Tu aurais du le repousser. Ca n’aurait été que logique vu le ton de votre conversation jusque-là. Tu n’aurais même jamais du laisser sa main venir se poser sur ton cou. Tu aurais du l’enlever tout de suite, au lieu de quoi tu avais cherché un moyen de t’en accommoder. Cherchant de l’air comme tu le pouvais. C’était de sa propre initiative et non de la tienne qu’il avait quelque peu desserré sa poigne. « Tu aurais fait la même chose, si nos rôles avaient été inversé. Il y a des choses qui nous échappent, à toi comme à moi.  » S’expliqua-t-il. L’heure n’était pas à la jubilation malgré toutes ces révélations. Elle était en quelque sorte plus à la colère que jamais. Tu mourrais d’envie de lui rétorquer quelque chose, de lui faire remarquer combien de choses t'échappaient beaucoup plus à toi qu’à lui puisque lui il avait au moins la chance d’avoir toutes les informations en main. Qu'il avait du culot dans ces circonstances d'oser parler en ton nom. Que tu n'étais absolument pas d'accord et que jamais tu n'aurais fait une chose pareille. Mais étrangement, tu lui laissas un instant de silence, étudiant son visage avec attention alors qu’il soupirait. Tu ne t’étais pas jusque-là autorisée à le faire, par peur de ce que ça pouvait provoquer en toi. Toutefois ce fut sa sincérité et le dépit de ses traits qui te marqua plus que son charme. Et tant mieux, tu n’aurais pas su faire face à ça dans ces conditions. « Ca n’était pas ce que tu voulais, mais c’est ce qui devait être fait.  » C’était facile à dire pour lui. Étais-tu censée le croire sur parole ? Tu aurais été bien stupide de le faire vu son passé de menteur. Et tu aimais à croire que, stupide, tu ne l’étais pas. Son ton ferme, dur même n’était pas suffisant pour te convaincre. À dire vrai tu n’étais pas sûre que quoi que ce soit, ait été en mesure de te convaincre à ce stade.

Tu choisis ce moment-là pour lentement rompre le contact de vos chairs, dépliant un à un chacun de ses doigts réalisant néanmoins que ça n’aurait jamais été possible si lui-même ne t’avais pas laissé faire. Il était plus qu’évident qu’il avait plus de force que toi. Mais pour garder cette impression que c’était uniquement par ta propre initiative que le lien avait été brisé, tu décidas, inutilement tu en avais conscience, de lui ordonner de ne plus jamais refaire un geste pareil. Capitulant, sa main vint se poser sur le mur, à distance suffisante de toi pour qu’elle ne représente plus la moindre menace. Tu avais tout de même la sensation que ton cou picotait à l’endroit où ses doigts s’étaient trouvés quelques instants plus tôt. À croire que ta peau regrettait ton geste. Il sourit et tu compris immédiatement que tu n’aimerais pas ce qu’il avait à te dire. « C’est justement ça, le problème. Je ne peux pas t’assurer que je ne recommencerais pas. » Tu fronças les sourcils, ne pouvant retenir ton incompréhension et ta curiosité, se traduisant en un regard interrogateur. Il sembla fuir ce dernier en reculant d’un pas, ce qui n’eut d’autre effet que de t’aider à reprendre contenance. Si tu comprenais chacun des mots qu'il avait employé, tu n'arrivais à faire sens de ses propos. « Tu as voulu me mettre en colère. Sauf que le jour où tu y parviendras vraiment, tu regretteras amèrement ton geste. » Il se voulait menaçant et plus que jamais tu aurais du prendre cela au sérieux. Maintenant que tu avais vu qu’il était capable de mettre ses menaces à exécution, tu aurais du te montrer prudente. Tu étais toutefois dotée d’un esprit de contradiction presque admirable tant il était développé et tu refusas de t’incliner. C’était trop tard selon toi. « Tu te trompes.  » fis-tu simplement sur un ton de défi. À ton sens, tu aurais pu t'arrêter là, imaginant pourtant bien qu'il n'y comprendrait rien. Par clémence, tu t'expliquas. « J’ai toujours su ce que je voulais. Et si je cherche à t’énerver crois-moi c’est que je tiens au résultat. » Tu ne faisais clairement pas grand cas de son avertissement, refusant de te montrer méfiante face à une brutalité que tu lui avais pourtant reconnu. Tu te disais que quitte à regretter ton geste parce qu’il te ferait mal, tu serais au moins plus proche de la vérité. Sans compter que tu ne voyais absolument pas où il voulait en venir. Il était bien capable de se contrôler comme tout le monde. S’il ne pouvait pas t’assurer qu’il ne réitèrerait pas son geste, ça devait être qu’une part de lui le voulait. Tu ne voyais pas d’autre alternative.  Il te mettait sur la piste et toi, malgré ton intelligence tu passais complètement à côté de son message. Tu devins soudain on ne peut plus sérieuse, tes yeux cherchant les siens comme pour essayer d’y lire une réponse qu’oralement en tous cas il refuserait certainement de t’accorder. « Pourquoi tu ne peux pas me le promettre ? Admets-tu que tu as envie de me faire du mal ?  » Lanças-tu aussi calmement que possible, pensant pointer la faille dans son argument.  « Ou bien tu ne sais pas te contrôler peut-être ? » fis-tu roulant des yeux avec une petite moue, montrant à quel point tu trouvais cette option-là ridicule. Tu le croyais coincé.

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MessageSujet: Re: creatures of the night ∞ ascentia   Mer 28 Jan - 14:05

« Tu te trompes.  » Alors que tu avais tant espéré voir le bout du tunnel, voilà que Crescentia replongeait de plus belle dans les ténèbres. Elle ne lâcherait jamais. Ce constat implacable te sautait aux yeux. Tu la savais têtue. Mais pas à ce point. On aurait dit un pitbull qui s’acharnait sur un os à moelle. Elle s’acharnait sur toi jusqu’à ce que tu sois complètement brisé. Jusqu’à ce qu’enfin, elle obtienne de toi ce qu’elle attendait tant. Cette dernière phrase prononcée dans la plus grande simplicité ne visait qu’à relancer les hostilités. Tu t’étais montré brusque, sensible, compatissant. Mais rien n’y faisait. Elle campait sur ses positions. Voyant cela, tu devais admettre que tu commençais lentement à t’énerver. Rien de ce que tu pouvais faire ne serait jamais assez bien à ses yeux. Elle semblait croire qu’elle était la seule à souffrir. Elle te traitait d’égoïste alors que tu n’avais jamais été aussi bienveillant envers qui que ce soit. C’était injuste, et tu commençais à douter de pouvoir la convaincre un jour. « J’ai toujours su ce que je voulais. Et si je cherche à t’énerver crois-moi c’est que je tiens au résultat. » Elle voulait donc te rendre fou. L’hypothèse te semblait improbable en ce début de conversation encore, mais à présent, elle prenait tout son sens. Crescentia semblait s’amuser à jouer sur tes nerfs, quitte à le faire au dépend des siens. Tu n’y comprenais plus rien. Que cherchait-elle, en vérité ? A avoir des réponses, ou à te pousser à bout ? Pensait-elle avoir l’un grâce à l’autre ? Tu la dévisageais avec incompréhension. Cherchant des réponses à son attitude. C’était toi, l’esprit habité par une créature qui te dépassait. Et pourtant, tu te donnais presque l’impression d’être le plus sain d’esprit. Crescentia marchait sur la tête, et cherchait à t’entrainer dans son délire. Pire, elle se riait presque de tes avertissements. Tu avais de plus en plus l’impression qu’elle te prenait pour un imbécile. Les mots prononcés plus tôt sonnaient différemment à tes oreilles, à présent. Tu étais lâche, tu n’avais pas de couilles ? C’était tout le crédit qu’elle te portait ? Elle n’avait que faire de tes menaces. Semblant croire que tu n’étais pas dangereux pour elle. Folle qu’elle était. Tu tentais de te calmer, mais ton esprit cogitait trop, à présent. Tu sentais poindre l’agacement. Tu serrais les poings, pour évacuer la colère qui s’accumuler. Enfonçant tes ongles dans la paume de ta main. Priant pour qu’elle ne le remarque pas. « Tu n’es qu’une idiote, Crescentia. Tu ne sais pas ce que tu fais. » Tu fermais un peu plus tes poings, suppliant Merlin de te laisser garder le contrôle de toi-même. La phrase t’avait échappé, et pour une fois, tu le pensais vraiment. Tu étais déçu qu’elle ne te prenne même pas au sérieux. Tu la trouvais folle, inconsciente.

Tu la voyais chercher des réponses dans tes yeux. Mais si tu soutenais  son regard, c’était pour mieux la fusiller sur place. Comment avais-tu pu te laisser attendrir par ses jérémiades ? Ça aussi, ça n’était qu’une part de son plan visant à te pousser hors de toi de même ? Jouait-elle avec toi comme avec une poupée depuis le début ? La réponse, tu n’osais y penser, même si une partie de toi tentait de faire taire cette paranoïa grandissante. « Pourquoi tu ne peux pas me le promettre ? Admets-tu que tu as envie de me faire du mal ?  » Elle insistait, encore. Enfonçant le couteau dans une plaie déjà béante, qu’elle entretenait malgré elle depuis trois ans. Mais en cet instant, elle le faisait bien volontiers. « Arrête ça. » Ta voix t’échappait complètement, rompant avec le calme qui s’était installé dans celle de Crescentia. Tu détournais ton regard, reculais encore, lui tournant le dos et prenant ta tête entre tes mains. Tu avais l’impression de devenir fou. Tous tes sentiments se bousculaient en même temps dans ta tête. Tu lui en voulais, tu la plaignais. Tu l’aimais, tu la détestais. Tu ne savais pas à quoi elle jouait, et pourtant tu croyais voir clair dans son jeu. Tellement paumé… Et elle, au contraire, semblé avoir recouvert toute sa maitrise. Ça ne faisait que te déstabiliser davantage. Tu avais toujours été un sanguin. Prêt à croire que tu pouvais te maitriser en toute circonstance. Mais la bête qui t’avait mordu avait accentué ce trait de ta personnalité. Des loups garou, il y en avait des centaines. Et pas un qui ne réagisse de la même façon à cette malédiction. Toi, tu t’étais laissé happer par un pouvoir trop fort pour toi. Un pouvoir qui t’avait incité à libérer tes pulsions les plus sombres. Crescentia aurait dû voir le changement. Elle aurait dû comprendre. Même sans que tu ais besoin de lui dire. « Ou bien tu ne sais pas te contrôler peut-être ? » Tu n’avais pas cessé de bouger, comme un dément qui tente de fuir les pensées qui le hantent. En entendant sa réplique tu te figeas tout net. Sa moue te tournait en ridicule. Tu lui avais sous-entendu que tu ne contrôlais rien. Mais une fois de plus, elle n’en croyait pas un mot. Tu aurais pu la frapper, tant ta colère crevait le plafond. Tu étais bien content d’avoir pris tes distances, sans quoi tu n’aurais peut-être pas su lui éviter un coup. Tu détestais la voir tout en contrôle, alors que lentement elle avait su obtenir ce qu’elle voulait. Elle avait le dessus. Tu te contentas te pointer ton doigt sur elle. « Tu la fermes, maintenant. Tu la fermes. Ou sinon je jure que… » Tu ne finis pas ta phrase, tant la suite te semblait évidente. Tu te retournais ensuite, la colère te donnant presque des vertiges. « Elle m’avait dit que ça finirait mal. » Tu murmuras pour toi-même, pas vraiment conscient de ce que tu venais de lâcher comme une bombe. Tes maux de tête te faisaient trop souffrir pour que tu y voies clair. Tu sentais bien que la situation t’échappait. Et ça ne faisait que te perdre encore davantage.


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MessageSujet: Re: creatures of the night ∞ ascentia   Mer 28 Jan - 20:51



Tu étais bel et bien folle en effet. Tu voulais des réponses et tu les voulais maintenant et tu te moquais ben de qui serait blessé au passage, toi, lui, n’importe qui. Tout le monde même s’il le fallait. Peut-être qu’il fallait blâmer ça sur l'intensification de ta curiosité, mais surtout de ta douleur ces trois dernières années. Tu n’étais pas aussi sereine que tu pouvais le sembler en cet instant, pas vraiment, même si la folie douce qui faisait plus que te guetter te rendait réellement insensible à toute menace. Tu avais besoin d’un résultat quelconque de n’importe quoi qui puisse t’aider à tourner la page au fond, c’était ça que tu voulais vraiment. Et sa rage tu la voyais bien, mais tes muscles refusaient de se tendre, ton âme de prendre peur. Tu restais fermement ancrée sur ta position, pour le meilleur comme pour le pire. La tension montait crescendo, une part de toi s’en rendait bien compte, mais ton cerveau refusait d’en tirer les conclusions nécessaires. « Tu n’es qu’une idiote, Crescentia. Tu ne sais pas ce que tu fais. » Cette fois-ci c’était lui qui piquait et non l’inverse. Alors comme ça tu n’étais qu’une idiote ? Toi. Comment pouvait-il te sortir une chose pareille ? Tout ça parce que tu n’avais pas pris sa menace au sérieux ? Mais il ne t’avait donné aucune raison de le faire: tout en lui criait la contradiction. Il changeait d’humeur et de ton à la vitesse de la lumière. Et toi aussi. Alors certes il avait eut ton cou si fragile entre ses doigts puissants, mais non tu refusais de prendre ça comme l’avertissement que c’était. Et tu savais ce que tu faisais, tu le lui avais dit plus qu’explicitement, ne comprenait-il pas l’anglais ? Il avait raison bien sûr, mais comment aurais-tu pu le savoir, toi qui n'avais pas la moindre idée de ce qu'il se tramait. Tu ne te laissas pas abattre par l’insulte toutefois, déjà parce qu’il aurait été étrange que tu te le permette étant donné que tu lui avais infligé pire, mais aussi parce que tu avais bien plus important à faire remarquer et que ton égo vexé passait ainsi au second plan. Insistant à pointer les contradictions dans son discours tu le relanças, l’étudiant du regard, captant l’avada kedavra silencieux de ses yeux. Tu n’avais d’empathie que pour un nombre très limité de personnes, dont il avait un jour fait partie. C’était toutefois un lien qui ne s’oubliait pas facilement et sa colère t’atteignit rapidement, te frappant en pleine figure. Et si ton ton était à la moquerie doucement, mais sûrement, ta propre rage se dévoilait. « Arrête ça. »  Jamais semblèrent dire tes yeux. Mais ton refus de prendre peur et l’immobilité des tes os n’empêcha pas ton cœur de battre plus fort dans ta poitrine. Maintenant qu’il se détournait, la tête entre les mains, tu réalisais à quel point la situation était extrême. Et contre toute attente tu t’avanças d’un pas vers lui comme à moitié consciente seulement qu’il n’avait pas la moindre idée de ton geste puisqu’il t’avait tournée le dos. Ca va ? avais-tu envie de lui demander. Pas un instant il ne te vint à l’esprit que peut-être il mentait, faisait semblant, essayant d’écourter la dispute. Ca aurait très bien pu être le cas, mais tu n’y pensas pas. Et il ne cessait de remuer dans un sens ou l’autre jamais vers toi, jamais te faisant face. Et finalement tu la lanças, cette réplique de trop, moqueuse, voulant ridiculiser un argument que par sa gestuelle actuelle il te prouvait pourtant vrai. Il n’allait pas bien, il avait du mal à se contrôler, mais ça ne te passas par la tête que quand tes mots eurent déjà quitté ta bouche et que lui s’était arrêté net, face à toi cette fois.

« Tu la fermes, maintenant. Tu la fermes. Ou sinon je jure que… » Fit-il en te pointant du doigt, te faisant, par un réflexe pour lequel tu te haïrais bien longtemps, reculer un peu. Sa colère n’était pas feinte, tu imaginais que la menace non plus et pourtant tu rattrapas ce misérable pas que tu avais fait en arrière, t’approchant un peu plus. Ne voulait-il pas comprendre que c’était précisément ce que tu voulais ? Pas le voir souffrir, juste qu’il te donne quelque chose, te montre un peu d’humanité comme il avait réussi à t’en faire entrevoir des résidus ce soir-là. Tu refusais d’être paralysée par l’appréhension de ce qu'il pourrait te faire, pas seulement parce que tout ton être refusait d’admettre qu'il puisse te faire du mal physiquement, mais aussi parce qu’encore une fois tu t’en moquais si par ce biais-là au moins tu avançais un peu plus dans ta quête. Il en avait déjà trop dit, ne pouvait-il pas en finir avec toi ? Montrer un peu de clémence ? Tu voulais le provoquer, mais en même temps tu voyais son malêtre, tu avais envie de lui demander ce qu'il comptait bien te faire et en même temps tu voulais l'aider. « Elle m’avait dit que ça finirait mal. » Et là tout, l’affaire entière, ton monde entier te sembla-t-il même, s’arrêta un instant. Parce qu’il t’avait semblé être réellement en mal, tu en aurais presque été revenue sur tes propos, tu avais même presque été sur le point de lui proposer de l’emmener à l’infirmerie. Mais maintenant c’était ta propre douleur, nouvelle, qui t’obnubilait. Tes dents grincèrent, tes doigts s’étirèrent formant finalement deux poings fermes.  « Qui elle ? » sifflas-tu ton cerveau devenait fou lui aussi, étudiant chaque possibilités différentes à la vitesse de l'éclair. « Arista ? » Cette gourgandine pour ne pas utiliser le mot beaucoup correct que tu aurais toi-même employé, avait du lui parler de toi derrière ton dos. Oh combien avais-tu eu raison de t’être méfié d’elle depuis le début, de la détester avec fougue depuis qu’elle s’était un peu trop approchée de lui. Tu sauras lui faire payer ça.  Ou peut-être que c’était ta sœur, cette petite idiote qui ne savait pas se garder de toucher à ce qui t’appartenait. « Ma sœur, elle t'a dit quelque chose sur moi ? » Et là, d’une pensée folle à une autre : « C’est pour ça que tu as rompu ? » Tu ne savais même pas quoi penser de tout ça. À la fois heureuse d’avoir enfin trouvé une solution plausible à ton énigme, mais incroyablement blessée par cette trahison potentielle et furieuse de la responsabilité probable d’Arista. Tu n’avais même pas pris le temps de réfléchir à l’invraisemblance de ta théorie, du moins en ce qui concernait ta sœur. Ton problème avec elle après tout résidait justement dans ses tentatives de séduction d’Aries et non dans la réussite de ces dernières. Il était par ailleurs impossible qu’elle soit la raison de la rupture des fiançailles sachant qu’elle avait été plutôt inquiète de l’absence de nouvelles de la part de ton fiancé, quand il n’était jamais venu chez vous cet été-là ou n’avait pas répondu à tes lettres. Du moins elle s’était montrée inquiète quand elle n’était pas trop occupée à retourner le couteau dans la plaie, essayant de te faire sentir plus mal encore que tu ne l’étais. Ta charmante frangine. Mais toi tu négligeas ce détail, pourtant important, prête à tirer n’importe quelle conclusion pourvu qu’elle te permette enfin de tourner la page.





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MessageSujet: Re: creatures of the night ∞ ascentia   Jeu 5 Fév - 20:02


Tu gesticulais, perdu. Tu avais presque l’air d’un dément, ta tête entre tes mains, tentant de calmer ces maux de tête qui rendaient toute réflexion impossible. Tu maudissais Crescentia et ses satanées paroles. Ce que tu prenais pour un manque évident de compassion à ton égard, son incapacité à te prendre au sérieux. Elle s’était jouée de toi, et voilà dans quel état tu te retrouvais. A lutter contre ta nature profonde, sauvage et torturée. Tandis qu’elle assistait au spectacle en nourrissant l’espoir que tu commettes un impair, que tu en dises de trop, une nouvelle fois.  Tu te sentais trahis. C’était pourtant stupide, tu n’avais plus rien à attendre d’elle, tu l’avais trop malmené pour exiger quoi que ce soit. Mais la façon dont elle te traitait te semblait injuste. Elle pouvait te mépriser, mais pas te traiter comme un gosse dont les menaces n’étaient que des pétards mouillés. Pourtant, si tout depuis son allure jusqu’aux mots qu’elle lâchait avec un air assuré semblaient habilement sous contrôle, Crescentia ne manqua pas de se trahir. Tes menaces, au fond, se répercutaient avec plus de poids qu’elle ne voulait l’admettre… Elle avait reculé. En dépit du fait que tu tournais dans la pièce comme un lion en cage, ce détail ne t’avait pas échappé. Qu’importe qu’elle se soit rapprochée presque aussitôt. Ta colère, pourtant, ne retombait pas. Elle te donnait encore plus l’impression que la Serpentarde ne comprenait rien, qu’elle jouait avec le feu. Tu aurais voulu la prendre par les épaules, la secouer jusqu’à ce qu’elle entende raison. Mais tu craignais trop de céder à tes pulsions et de la faire souffrir plus que de raison. Là, désorienté et tiraillé entre deux aspects de ta personnalité, tu ignorais toi-même de quoi tu étais capable. Alors comment lui expliquer à elle ? Comment lui dire que tu préférais fuir sa présence depuis trois ans car chacune de ses apparitions te faisaient douter des choix que tu avais fait depuis ta morsure ? Que tu choisisses le silence, la franchise ou la menace, tout te conduisait inéluctablement dans une impasse.

Tes derniers mots, tu n’en réalisas la portée que lorsque Crescentia ne put s’empêcher de réagir. Elle serra ses poings, mais dans ses yeux, il te semblait lire une détresse qui, pourtant, n’arrivait pas à t’émouvoir. Oui, tu regrettais déjà tes mots. Mais une part de toi était satisfaite. Tu n’étais plus le seul à te débattre pour garder la tête hors de l’eau. « Qui elle ? » Elle susurra entre ses dents comme le serpent prêt à mordre. Tu la savais mordante, prête à aller au front si ta réponse ne satisfaisait pas ses attentes. Pourtant, elle semblait déjà se répondre à elle-même. Tu n’étais plus le seul envahi par la paranoïa. Il suffisait que tu la regardes pour t’en convaincre. Elle explorait pour elle-même tous les visages qui lui étaient familier. Toutes suspectes, en son esprit. Pourtant, la réponse était évidente, mais Crescentia passait inconsciemment à côté. Tu l’observas un instant, la laissant à ses questions. « Arista ? » Elle semblait déjà avoir désigné sa coupable, guidée par sa haine habituelle de la Poufsouffle. En d’autres circonstances, tu aurais pu sourire de la voir s’accrocher à sa bonne vieille rancune. Mais là, tes sourires avaient cédé la place à une agitation qui t’empêchait de t’amuser des éternelles prises de tête de Crescentia. Non, Arista n’avait rien à avoir là-dedans. Elle aussi, tu avais estimé préférable de lui épargner la sinistre vérité. Son obsession s’acheva toutefois aussi vite qu’elle avait commencé. Déjà, elle passait en revue une nouvelle accusée. Et pas des moindres, là encore. « Ma sœur, elle t'a dit quelque chose sur moi ? C’est pour ça que tu as rompu ? » La cadette des Gaunt avait pour toi un intérêt qui te troublait au plus haut point. Et surtout, il ne passait pas inaperçu. Tu savais la rivalité entre les deux sœurs suffisamment forte pour que tous les coups soient permis. Même toi, tu étais au centre de leurs disputes, quand bien même tu n’avais jamais rien fait pour cela. « Arista ? Ta sœur ? Je ne fréquentais pas la première quand on s’est séparé. Quant à la seconde, c’était une gamine. Comme toi maintenant. Regarde toi, à battre le chaud et le froid, à chercher quelqu’un sur qui déverser ta haine. » Silence. Tu n’as pas cessé de bouger. Comme si, à chacun de tes tours, tu voulais creuser un sillon dans la salle commune. Mais tu ne peux pas rester inerte. Tu dois bouger, évacuer cette tension qui t’agite. Tu as peur de t’arrêter, d’avoir le geste de trop. Tu la regardes à peine, une fois encore. Plus tôt dans votre conversation, il t’avait semblé qu’éviter son regard t’avait amené à rester maître de toi-même. Alors tu continues, déterminé cette fois à ne pas la laisser capter ton regard.  Tu en aurais, des choses à dire, si tu pouvais parler sans filtre. La colère en toi te donne l’impression de voir les choses clairement, désormais. Mais demain, tu regretteras amèrement certains de tes mots. Comme ceux qui viennent, probablement. « J’ai vécu avec toi toute ma vie, et tu n’es même pas fichue de remarquer ce qui ne va pas chez moi. C’est ça, l’amour que tu me portais ? Il y en a qui n’ont pas eu besoin qu’on leur explique, ils ont compris tout seul. Mais toi, non. Toi, tu es trop occupée à geindre sur ton sort pour y comprendre quoi que ce soit. » Oui, certains avaient lu en toi comme dans un livre ouvert. Pour Daenerys, ça avait été plus facile que pour d’autres. Mais dans cette école, d’autres élèves avaient compris le changement. Ils avaient vu les signes, observé quelques temps. Et ils avaient compris. Et si une part de toi avait toujours été soulagée que Crescentia n’en fasse pas partie, tu avais toujours été un peu vexé, cependant. Car tu pensais qu’elle était comme ta moitié, et qu’elle aurait dû comprendre sans que tu ais besoin de lui dire… Frustré par cette simple pensée, tu fais voler d’un coup de pied la chaise la plus proche. Elle s’écrase contre le mur dans un vacarme assourdissant. Tu te fiches pas mal de réveiller ceux qui sont dans leurs dortoirs. Au pire, tu as réveillé quelques premières années. Ils n’auront jamais le cran de sortir voir ce qui se passe. « Je crois qu’on a fait le tour. Je n’ai rien d’autres à te dire, fous moi la paix. Cette fois, tu t’en vas. » Tu sonnais comme un disque rayé. Tu lui avais déjà dit de partir, de te laisser tranquille. D’arrêter. Mais ça n’avait eu aucun effet. Tu espérais que la crainte que tu avais cru lire dans son regard, un bref instant, suffirait cette fois ci à clore le débat. Même si tu avais pris grand soin de ne pas répondre à sa question, bottant en touche pour mieux lui rappeler ses propres fautes. Tu savais que tu n’avais pas gagné la partie. Vous restiez tous les deux campés sur vos positions. Ca pourrait durer des heures, encore. Mais tu n’aurais pas la patience de tenir. De plus en plus, tes nerfs lâchaient.


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MessageSujet: Re: creatures of the night ∞ ascentia   Sam 7 Fév - 18:22



Il avait laissé ta paranoïa s'exprimer sans venir à ta rescousse une partie de toi en était reconnaissante, tu avais eu besoin d'évacuer. D'un autre côté il aurait pu se montrer clément et t'épargner autant de doutes. La clémence ne faisait toutefois pas partie de ses qualités premières, tu l'avais appris à tes dépens. « Arista ? Ta sœur ? Je ne fréquentais pas la première quand on s’est séparé. Quant à la seconde, c’était une gamine. Comme toi maintenant. Regarde toi, à battre le chaud et le froid, à chercher quelqu’un sur qui déverser ta haine. » Il se trompait. Tu savais sur qui tu voulais verser ta haine et crier et frapper et pleurer. Cette personne était face à toi, et certes tu cherchais un bouc-émissaire, un co-responsable, n’importe quoi pour absoudre sa responsabilité, ou le condamner encore plus au contraire dans le cas où ta sœur était liée à la chose, mais il se trompait sur tes raisons. Tu faisais tout pour essayer de faire sens à tout ça parce que tu détestais que quelque chose t’échappe et que c’était pourtant le cas depuis bien trop longtemps. Tu agissais comme une gamine, il n’avait pas tord, mais seulement parce que tu te montrais capricieuse, curieuse à l’extrême n’acceptant pas qu’on puisse te refuser la moindre chose, dans ce cas-ci une information que tu estimais cruciale. Quant à ses arguments ils étaient loin d’être suffisants pour te convaincre, tu n’avais pas l’intention de le croire sur parole en ce qui concernait Arista, ils auraient très bien pu se fréquenter en secret. Pour ta sœur, si tu avais été aveuglée de longues années, tu pouvais à présent voir en toute clarté à quel point elle avait dépassé le stade de gamine. Il évitait ton regard en plus de tout, signe indéniable, selon toi du moins,  de son mensonge. « J’ai vécu avec toi toute ma vie, et tu n’es même pas fichue de remarquer ce qui ne va pas chez moi. C’est ça, l’amour que tu me portais ? Il y en a qui n’ont pas eu besoin qu’on leur explique, ils ont compris tout seul. Mais toi, non. Toi, tu es trop occupée à geindre sur ton sort pour y comprendre quoi que ce soit. » Tu avais envie de le frapper. Il n’avait pas le droit de te voler ton moment de colère. Qui avait fait du mal à l’autre ? Qui avait le droit de crier à l’injustice et de réclamer vengeance ou explication ? Les réponses étaient évidente. Tu ne supportais pas par ailleurs qu’il mentionne le passé, en un sens tu estimais que c’était ton privilège. Qu’il n’avait pas le droit de mentionner tes sentiments passés à son égard, parce qu’il ne les avait jamais mérité. Tes deux petits poings se resserrèrent un peu plus alors que tes ongles parfaitement limés te rentraient dans la chair et que tu retenais ta grimace de douleur. Tu essayais de comprendre le sens de ses propos, ce qu’il voulait vraiment dire et tes cerveau fonctionnait à toute vitesse. Il te sortit de ta réflexion en envoyant valser une chaise contre le mur. Tu sursautais, mais ne bougeas pas d’un poil, les yeux rivés sur lui. Faisait-il semblant pour te prouver son prétendu caractère dangereux ou ce geste était-il véritablement inspiré par sa violence intérieure que tu devinais être dirigée contre toi ? Tu desserras vaguement tes doigts, hésitante. « Je crois qu’on a fait le tour. Je n’ai rien d’autres à te dire, fous moi la paix. Cette fois, tu t’en vas. »

« Non. » ta réponse ferme te surpris presque toi-même. Tu étais têtue, mais ce n’était plus ta simple fierté qui te faisait rester. Tu ne savais plus vraiment pourquoi tu étais là au final. Ce n’était pas que tu refusais de t’avouer vaincue ou d’accepter qu’il soit dangereux. Ce n’était pas que tu voulais qu’il t’en dise plus. « Est-ce que Daenerys est au courant ?  » Tu marquas une pause, l’information faisant son chemin jusqu’à son cerveau. Le tien avait fait la déduction quelques minutes plus tôt et méditait la chose. Tu n’avais pas sifflé ta question, pas plus que tu l’avais crachée avec haine, ou marmonnée par peur de la réponse. Tu étais calme, un peu trop d’ailleurs. C’était toi qui avait des choses à ajouter au final. « Qu’est-ce que je raconte, bien sûr qu’elle sait ! » Te répondis-tu toi-même. Tu te sentais tellement bête de ne pas t’en être rendue compte plus tôt. Évidemment qu’elle avait utilisé ses pouvoirs sur lui. Pourquoi ne l’aurait-elle pas fait ? Tu ne te serais pas gênée à sa place. Tu laissas échapper un petit rire amer. « Tu sais quoi c’est même pas important. » Tu secouas la tête plus pour toi-même que pour lui. « C’est pas important parce que de toute façon j’avais pas à deviner. T’aurais du me le dire justement vu ce qu’on a vécu ensemble. T’aurais du répondre à mes lettre et au lieu de me virer de chez toi, on aurait du me donner les explications que j’étais venue demander. » Tu ne savais pas en quoi ce que tu disais faisait avancer la situation, ça ne le faisait probablement pas, mais tu avais eu besoin de le préciser. « Parce que et l'amour que t'étais censé me porter hein ? Il n'impliquait pas de ne pas se montrer cruel avec moi ? » tu haussais le ton et tu n'avais pas besoin de voir sa réaction pour savoir que tu ne faisais qu'envenimer les choses. Il fallait que tu te calmes, tu ne pouvais pas le laisser te rendre folle à ce point. « Désolée de pas pouvoir lire dans les esprits. » ajoutas-tu sèchement. En tant que meilleure amie, Daenerys aurait pu mettre fin à tes souffrances et t’expliquer ce qu’elle savait. Tu étais même d’avis qu’elle avait un devoir de partager l’information avec toi. Tu avais trop de choses en tête pour te sentir trahie par ta meilleure amie, mais dès que ta colère serait retombée et qu’il aurait quitté ta présence, tu ne serais plus capable de penser à quoi que ce soit d’autre. « Et peut-être que moi j’attendais de toi que tu sois un homme et me dise les choses directement plutôt que d’aller t’espionner. » Ca n’était qu’à moitié faux. Tu ne t’étais pas rabaissée à le suivre ici ou là, toi tu t’étais contentée de haïr les filles que tu voyais s’approcher un peu trop de lui. Parce que tu n’aurais pas su te persuader que sa vie ne t’intéressait pas si tu t’étais mise à l’espionner pour de vrai. Tu aurais peut-être du pourtant, surtout si comme il l’insinuait ça aurait pu suffire à ce que tu découvres la vérité. « Tu sais quoi ? T’as intérêt à surveiller tes arrières à partir de maintenant. » conclus-tu fermement avec un sourire mielleux. Tu étais gentille, tu prévenais.  Tu en voulais à Daenerys de ne t’avoir rien dit, mais ceci était entre vous deux. Tu n’irais pas la questionner à ce sujet. Parce que tu voulais découvrir la chose seule, t’en sortir au moins avec cette victoire-là. Ou peut-être te doutais-tu simplement qu’elle ne te dirait rien. Tu lui tournas le dos pour récupérer ton livre avec autant de dignité que possible. « Je vais te laisser. » Tu esquissas un sourire et te retournas vers lui. « Si tu me dis qui est ‘elle’. » Évidemment que tu n’avais pas oublié et que tu voulais toujours savoir. Ton offre était néanmoins sincère, s’il te répondait, tu partirai. Plus pour toi que pour lui, parce que tu n’en pouvais plus de le voir gesticuler comme un aliéné et parce que la conversation avait drainé le peu d’énergie que tu avais. Mais de cette façon tu pouvais partie vainqueur.




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