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⊰ Le calme avant la tempête + (Megara&Cole) ⊱
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MessageSujet: Le calme avant la tempête + (Megara&Cole)   Sam 17 Jan - 17:51

Le silence monte de plus en plus, au rythme de ses pas qui suit l'accélération de la course du soleil vers l'horizon. Le jour se couche, les élèves se pressent vers leurs dortoirs, et Cole les croise tous dans le sens inverse. Il intercepte, au passage, une ou deux interjections lui signifiant qu'il ne suit pas la bonne route, Morgenstern ! Il fait froid dans les couloirs, viens te réchauffer dans le dortoir ! Et il les suivrait bien volontiers si seulement son insigne de préfet, épinglé plus ou moins de travers sur sa poitrine, ne l'empêchait pas de les honorer de sa présence. Ce soir, il doit faire une ronde. Dans les couloirs sombres et humides du château. Autant dire que ça n'avait jamais été une partie de plaisir, bien loin de là, mais ça ne le dérangeait jamais réellement non plus. Il en profitait pour, discrètement, vérifier si ses cachettes n'avaient pas été découvertes. Si toutes ses bouteilles et autres substances illégales étaient toujours là. Et accessoirement si personne ne traînait dans les couloirs bien qu'il soit bien plus tolérant à ce niveau. Les voir courir à son approche ne lui procurait aucun plaisir, contrairement à d'autres préfets qui se délectaient de leur situation. En règle générale, il parvenait toujours à trouver un ou deux sujets de conversation avec ses compagnons d'infortune, envoyés comme lui dans la fraîcheur des couloirs en pierre. Seulement il arrivait que le compagnon en question fasse exception. Ceux de serpentard ne le portait pas vraiment dans leur cœur. Ceux de Serdaigle le toléraient. Ceux de Gryffondor riaient avec lui. Ceux de Poufsouffle l'écoutaient. En somme, il se frayait toujours un passage, anguille qu'il était. Electron libre que rien n'attachait à nulle part, tous les sujets de conversation lui étaient ouverts. Enfin presque tous... Lorsque son interlocuteur se trouvait être un sang-pur absolument dédaigneux des sang-mêlés et pire, des moldus, la conversation se faisait souvent très lourde malgré le ton enjoué d'un Cole qui tentait en général de faire parler son comparse.
Toutes ces idées en tête, légèrement anxieux quant à son sort, il croise des regards compatissants, la main rapide de Hope sur son bras pour lui communiquer du courage et le sourire de Vesper. Il leur répond et s'engage dans les escaliers du deuxième étage. Il est en retard, pas de beaucoup mais il suffit que l'autre soit un tant soit peu à cheval sur les horaires et il est cuit. ou bien que ce soit un sang-pur qui lui en veuille de toute façon. Ou bien que ce soit Cedrella qui remplit toutes les conditions précédentes. Quatre à quatre, il franchit les degrés. Il n’y a plus personne dans les couloirs maintenant, seulement lui et sa pesante impression de courir après le temps. Ce n’est pas dans ses habitudes. Il n’aime pas ça. Il a plutôt la réputation d’être quelqu’un d’intelligent et d’avisé, du moins dans la sphère professorale. La sphère estudiantine est bien plus mitigé à son propos mais il n’est pas préfet pour avoir plu aux élèves loin de là. Il n’est plus très loin, Cole, alors dans le couloir désert il parle à l’intention de celui ou de celle qui doit lui tenir compagnie ce soir, se trouvant certainement derrière l’angle qu’il va franchir dans quelques secondes « Pas de panique, j’arrive. On ne crie pas au scandale tout de suite. » Il prend le virage et se retrouve avec un visage connu. Très connu. Trop peut-être. Il s’arrête comme s’il s’étranglait, muet et sur place. Il devait tomber sur elle. Pas de chance. Si Cedrella était sa cible préférée, sa sœur Megara était au moins aussi porté sur le sang qu’elle. Et on ne peut plus féroce quand il s’agissait de se disputer. S’il se battait avec Cedrella autour des études, il se battait avec Megara autour de Cedrella et de sa fâcheuse habitude de tourmenter la sœur Harkness. Elles devaient également lui reprocher d’autres menus choses, comme la valeur de son sang ou sa propension à la fête mais en la voyant, Cole sut immédiatement que la soirée n’allait pas être aussi calme que prévu. « Charmante surprise. Je pense pouvoir dire que tu dois être aussi ravie que moi, je me trompe ? » Il s’approche d’elle, simule un baisemain et se redresse, grand seigneur, jouant la comédie, comme à son habitude dans ce genre de situation embarrassante. Situation où aucun des deux protagonistes n’a envie de faire une patrouille tout autour du château avec l’autre. Il fait un large signe de bras en direction du couloir qu’ils doivent parcourir et continue « Que la fête commence j’imagine ? »



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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête + (Megara&Cole)   Mar 20 Jan - 23:10


Épinglant son badge de préfet bien en vue sur le col de sa cape, Megara réajusta sa cravate avant de quitter la salle commune de Serpentard. Si le fait de consacrer quelques heures par jour à l'école pouvait être parfois embêtant, le privilège qui en découlait en valait largement la peine. Marchant d'un pas tranquille vers le grand escalier du hall d'entrée, la jeune femme s'émerveilla de nouveau devant l’effervescence qui régnait dans l'école. L'heure du couvre-feu approchait de minute en minute et les élèves se pressaient afin de regagner leurs salles communes respectives. Passant calmement entre les élèves, elle serra les dents en sentant quelqu'un la bousculer. Attrapant instinctivement le col du malheureux, un air dégoûté se peignit sur le visage de Megara quand elle réalisa qu'il s'agissait d'un sang-de-bourbe. Ne pouvant décemment pas l'insulter à haute voix, elle prit son air le plus autoritaire avant de relâcher la cape qu'elle agrippait fermement entre ses doigts. « Je veux du calme et de la discipline. La prochaine fois que je te surprends à te ruer ainsi dans le hall, tu peux être sûr que tu seras consigné pendant une semaine. » Jaugeant l'élève avec un regard des plus glacials, la jeune femme ne fut pas étonnée en le voyant déguerpir - à une allure raisonnable - comme s'il avait vu le diable en personne. Souriant comme si rien ne s'était passé, Megara jeta un coup d'oeil à sa montre et réalisa à contre-coeur qu'il fallait qu'elle se rende au deuxième étage. On lui avait annoncé qu'elle serait en duo pour cette ronde et cela n'enchantait absolument pas Megara. Avançant désormais uniquement grâce à la lueur des chandeliers disposés dans toute l'école, la jeune femme arriva au moins dix minutes avant le commencement de la ronde. Cherchant du regard le deuxième préfet, elle fronça les sourcils tout en croisant les bras. S'il y avait bien quelque chose que Megara ne supportait pas, c'était bien le retard. Approchant d'un mur, la jeune femme s'y adossa tout en surveillant régulièrement l'heure. Poussant un soupire d'agacement en constatant que le préfet avait cinq minutes de retard, elle se redressa en entendant des bruits de pas dans le couloir où elle se trouvait. Quittant le mur contre lequel elle s'était appuyée, Megara se figea en percevant la voix du retardataire. « Pas de panique, j’arrive. On ne crie pas au scandale tout de suite. » La jeune femme en aurait presque préféré sa très chère soeur Cedrella à ce Cole Morgenstern. C'était plus fort qu'elle, Megara n'arrivait pas à supporter ce gnome. Restant maîtresse d'elle-même, elle conserva son air impassible qu'elle ne garderait sûrement pas longtemps en présence de Morgenstern. Fusillant déjà du regard la silhouette qui venait d'apparaître devant elle, la déception qu'elle pu lire sur son visage fit écho à ce qu'elle ressentait présentement. « Charmante surprise. Je pense pouvoir dire que tu dois être aussi ravie que moi, je me trompe ? »  Arquant un sourcil devant le sarcasme évident du préfet de la maison des blaireaux - dans tous les sens du terme - Megara lui lança un regard à en faire pâlir plus d'un. « J'aurais peut-être pu l'être si tu es était arrivé à l'heure, Morgenstern. »  Le dégoût était perceptible dans sa voix, tout comme l'arrogance qui pouvai caractériser Megara. Si Cole n'était pas un né moldu, son sang restait tout de même souillé. Fronçant le nez à cette pensée, elle ignora le prétendu baisemain pour se concentrer sur le couloir dans lequel ils se trouvaient. Elle détestait prendre ses rondes tardivement, persuadée que des élèves réfractaires pourraient très bien se glisser dans les mailles du filet. Bien décidée à aller au bout de cette soirée, la jeune femme observa le geste de Morgenstern sans le commenter. « Que la fête commence j’imagine ? » Agacée, Megara n'attendit pas son compagnon de fortune pour se diriger vers le couloir. Comptant mener à bien sa ronde, le regard de la jeune femme se fit plus acéré. Ne remarquant rien qui ne sortait de l'ordinaire, un détail attira pourtant son attention quand ils passèrent devant les toilettes des filles, aujourd'hui à l'abandon. Se moquant bien de savoir si Morgenstern la suivait ou non, elle se rapprocha des portes et plissa les yeux. Il lui semblait bien avoir vu un éclat en passant. Examinant chaque recoin du regard, elle y entra et contourna les éviers qui formaient un îlot central. En quête d'un élève ou même d'un objet, un sourire victorieux se dessina sur ses lèvres quand elle y trouva un sac rempli de bouteilles d'alcool en tous genres. Prenant garde en le soulevant, Megara quitta les toilettes tout en faisant le moins de bruit possible. Inutile de se confronter à Mimi Geignarde. Regagnant le couloir où Cole l'attendait, visiblement anxieux, elle lui montra ce qu'elle avait trouvé avec un grand sourire. « C'est le concierge qui va être ravi. Je suis persuadée qu'il saura en faire bon usage. » Ricanant en pensant au concierge avec un coup dans le nez, Megara observa son interlocuteur avec minutie. Elle trouvait cela étrange qu'il ne soit pas réjoui par la trouvaille qu'elle venait de faire. Il semblait presque embêté que cette piètre cachette ait été trouvée. Levant les yeux au ciel, Megara décida de mettre cela sur le compte du fantôme terrifiant qui hantait les toilettes. Il aurait été absurde que Morgenstern ait quelque chose à voir avec cette cachette, malgré sa réputation. « Enlève cet air idiot de ton visage ou je te noie dans une des cuvettes des toilettes. » susurra Megara entre ses dents, passablement agacée par le préfet qui devait l'accompagner pour quelques heures. Une chose était sûre : elle n'hésiterait pas à mettre sa menace à exécution s'il ne se reprenait pas.
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête + (Megara&Cole)   Lun 2 Fév - 18:34


Le regard glacé qui l’accueille ne l’étonne qu’à moitié, Cole. Megara ne l’a jamais apprécié. Son sang impur peut-être. Ou bien sa perpétuelle activité de fauteur de trouble, notamment au sujet de sa sœur, Cedrella. Pour le deuxième point, il pouvait éventuellement faire quelque chose bien qu’il n’ait pas la moindre envie de changer ses habitudes, il aimait bien la serdaigle. Il aimait surtout ses coups de colère. Mais pour ce qui était du premier point, c’était impossible et une chose était certaine : il ne s’excuserait pas pour être né du « mauvais » côté de la balance, bien que ce côté soit tout à fait subjectif. Il n’en avait jamais eu honte mais en avait toujours souffert. Les regards froids, les piques, le mépris, il connaissait par cœur. Il en riait. Ce soir ne ferait pas exception et il se blinda intérieurement, paré à résister à toute attaque contre sa personne. Il se demande juste quand est-ce que l’offensive va commencer. Et la première phrase fut l’attaque qu’il attendait. Le ton était tellement glacial qu’il aurait suffit à geler sur place tout le château et le lac avec. Le message était clairement passé. Aussi il lui adresse un sourire goguenard, satisfait intérieurement. Au moins ne le déçoit-elle pas, cette langue de vipères aux airs angéliques. Elle reste de marbre tandis qu’il fait mine de détendre l’atmosphère, ses yeux ne le regardent pas. Elle ne s’abaissera pas à ça, c’est certain. C’est un challenge, Megara. C’est la parfaite sang-pur à la carapace si dure qu’on s’y fracasse à essayer de l’y faire sortir. Elle reste toujours maîtresse d’elle-même, elle ne montre aucune faille. Peut-être n’en a-t-elle pas mais Cole soupçonne que si. Elle reste humaine, la serpentarde. Aussi, secoue t-il la tête en souriant, toujours, et il la suit dans les couloirs où la clarté disparaît au fur et à mesure de chacun de leurs pas. Il regarde à droite et à gauche, se fichant éperdument d’où il marche. Il se contente de la suivre, elle n’est pas femme à suivre quelqu’un, encore moins un sang impur comme lui. Non, ses yeux cherchent quelque chose de bien plus important : pas plus tard que ce matin il a sorti de ses cachettes certains de ses meilleurs nectars. Ce soir, en rentrant de sa ronde, c’est fête illégale chez les Poufsouffle. Organisée par ses soins et ceux de Placid, il compte aussi sur Cato qui lui a assuré qu’il ramènerait du beau monde. Aussi, il a sorti de leurs cachettes quelques uns de ses produits qu’il pense récupérer sur le passage, hélas c’est sans compter les yeux perçants de sa partenaire. Les toilettes des filles ne sont pourtant pas le lieu le plus prisé de l’école, loin de là, mais elle aurait presque pu être chez les aigles rien que pour caractériser sa vision. Quand il la voit s’approcher des toilettes, pousser la porte, son cœur s’arrête presque et son sang se glace dans ses veines. Il reste totalement immobile, ne pipant mot. Et quand il la voit revenir, son butin entre les mains, sa mâchoire se crispe sans le vouloir. Il va falloir jouer serré. Très serré. Et une petite voix au fond de lui souffle qu’il aurait même presque intérêt à tout lui dire mais il n’en fait rien. Il faudra qu’elle devine par elle-même. Elle en serait capable la bougresse. Il ne répond rien du tout tandis qu’elle parle du concierge, un rictus sur le visage. Certes, l’image est hilarante mais son cerveau, à lui, tourne à mille à l’heure pour trouver une solution. « Enlève cet air idiot de ton visage ou je te noie dans une des cuvettes des toilettes. ». Il hausse les sourcils, presque surpris qu’elle ait remarqué son air anxieux. Alors ainsi il lui arrive de le regarder ? Il en serait presque flatté. « Bien que ton projet me touche beaucoup, je vais devoir passer et d’ailleurs… » Il tend la main vers le sac en question qu’elle manipule avec un soin presque maniaque « Tu ne penses pas que je devrais l’apporter moi-même au concierge ? Si c’est moi qui lui apporte, peut-être que les rumeurs à mon sujet arrêteront de circuler ». Ces foutues rumeurs qui se répandent comme une traînée de poudre dans le château. Il essaie de s’en protéger, Cole. Parce qu’il aime être bien vu des professeurs et c’est d’ailleurs pour ça qu’il est devenu préfet : il a une excellente image auprès d’eux. Cependant, ces derniers temps, des dires ont été murmurés et même rapportés et son image commence à en pâtir. Oh, certes, pas beaucoup, mais tout de même. Il s’en voudrait de ternir son avenir. Jusqu’ici, il a réussit à toujours jongler et passer entre les gouttes en s’en sortant bien. Le vent serait-il en train de tourner ? Pas sûr. Il se prépare à tout, avec Megara. Sa main se pose sur le sac, effleurant sa main et il s’attend presque à un électrochoc. Toucher une sang-pure, il va se retrouver non seulement noyé dans la cuvette des toilettes mais aussi balancé au poulpe qui séjourne dans le Lac Noir. « Et puis, franchement, c’est même pas de la bonne qualité, regarde-moi ça. Le concierge, il va pas apprécier c’est sûr. Alors que nous… » Il prend une bouteille dans sa main et la fait passer d’une paume à l’autre. Elle roule entre ses doigts, acrobate de verre suspendue au regard d’une préfète. Un sourire en direction de sa partenaire, il penche la tête sur le côté et murmure avec un air de connivence « Nous c’est sûr qu’on sait apprécier ce genre de chose ».



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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête + (Megara&Cole)   Lun 2 Fév - 23:08


Une chose était certaine, Megara n'avait absolument aucune sympathie envers Cole. Elle ne lui faisait pas plus confiance et se moquait bien de son opinion. A ses yeux, il était qu'un impur particulièrement insupportable et arrogant. Dès le jour où elle avait été forcée de le côtoyer, la jeune femme l'avait détesté. Un privilège rare puisque Megara se contentait d'ordinaire d'être purement indifférente aux autres. Il avait d'ailleurs nettement baissé dans son estime quand elle avait remarqué qu'il osait parler à ses soeurs. Cela n'avait fait qu'accentuer son agacement envers Morgenstern. De quel droit osait-il parler aux filles Harkness ? Il était soit idiot de se frotter à elles, soit totalement inconscient face au danger qu'elles représentaient à la fois individuellement et collectivement. Megara était d'ailleurs à sa façon la plus menaçante et elle n'avait pas manqué de le lui faire comprendre. Il était d'ailleurs inconcevable qu'un tel troll des montagnes ait pu devenir préfet de sa maison. Megara respectait le personnel de l'école mais ils avaient visiblement été trompés pour nommer Morgenstern à ce poste. Il ne lui avait pas échappé que des rumeurs circulaient sur son compte et Megara les trouvaient tout à fait viables. Si elle n'avait jamais été dans une de ces fêtes clandestines, elle en avait pourtant eu quelques échos. Or le nom de Cole revenait souvent parmi tant d'autres. De quoi l'enfoncer davantage. Trouver une réserve d'alcool prohibé à l'école était donc une petite victoire pour Megara, même si cela n'incriminait personne. La jeune femme aurait sûrement été bien plus satisfaite si elle avait surpris un élève dans les toilettes des filles. Une légère déception qui ne gâchait en rien sa trouvaille. Megara comptait bien se débarrasser d'une façon ou d'une autre de la marchandise qu'elle tenait entre ses mains. Il était absolument hors de question qu'elle laisse en circulation ces bouteilles. Déterminée à signaler ce qu'elle avait trouvé au concierge ou à un professeur, Megara ignora la réponse de Cole. La jeune femme avait hâte de montrer son efficacité en tant que préfet. Alors même qu'elle allait contourner ce dernier, Megara se raidit en le voyant tendre une main vers le précieux chargement qu'elle tenait entre ses mains. « Tu ne penses pas que je devrais l’apporter moi-même au concierge ? Si c’est moi qui lui apporte, peut-être que les rumeurs à mon sujet arrêteront de circuler. » Son argument était valable seulement Megara n'avait aucune confiance en lui. Elle croyait en ces rumeurs et si elles s'avéraient bien exactes, alors Cole était un des propriétaires de l'alcool qu'elle avait trouvé. Il était donc certain que Megara ne laisserait jamais Morgenstern se charger d'aller apporter le sac au concierge. Cela reviendrait à laisser un voleur partir avec son butin. Serrant le sac contre sa poitrine, les traits de Megara se durcirent en sentant la main de Cole effleurer la sienne, déclenchant aussitôt la fureur de la jeune femme. Elle allait le lui faire payer et elle le trouvait bien idiot de ne pas s'enfuir. Serrant les dents, Megara sentit ses doigts se crisper autour du sac. Réfléchissant déjà à ce qu'elle allait lui faire subir pour un tel affront, Morgenstern ne fit rien pour arranger son cas. « Tu ne penses pas que je devrais l’apporter moi-même au concierge ? Si c’est moi qui lui apporte, peut-être que les rumeurs à mon sujet arrêteront de circuler. » Bien trop énervée pour faire attention à ses paroles, le voir tripoter entre ses mains une bouteille poussa Megara dans ses derniers retranchements. Il lui était facile de l'imaginer ramener les bouteilles dans sa salle commune et de raconter comment il avait réussit à duper Megara Harkness. Ou du moins essayer puisqu'elle était loin d'être dupe. « Nous c’est sûr qu’on sait apprécier ce genre de chose » Comprenant très bien le message qu'il venait de lui passer, Megara n'en éprouva que plus de colère envers lui. Elle accordait beaucoup de respect et de sérieux au rôle de préfet. Ce n'était pas un titre parmi tant d'autres. Au fil du temps, elle avait compris l'importance que cela avait. Même si cela ne lui plaisait pas d'accorder autant de son temps pour cela, c'était essentiel au bon maintien des règles. Toujours silencieuse, un sourire s'étira sur les lèvres de Megara. Un signe annonciateur d'une tempête dévastatrice qui allait tout emporter sur son chemin. Cependant personne ne savait jamais quand elle souriait vraiment ou quand ce fameux sourire masquait en réalité sa colère. Cole n'échappait pas à la règle. Dirigeant lentement sa main vers la bouteille qu'il tenait, comme pour l'ouvrir par la suite et en boire la moitié  avec lui, elle s'en empara en se moquant bien de blesser Morgenstern. Si elle s'était écoutée, elle la lui aurait fracassé contre la tête. Seulement Megara n'avait aucune envie  d'avoir des problèmes à cause d'un tel acte. C'était bien trop difficile à nier et à expliquer.  Remettant la bouteille à sa place, elle abattit ensuite son poing contre le visage de Cole. Une façon de se venger qui n'allait pas lui porter préjudice. Elle imaginait en effet mal le poufsouffle dire à tout le monde qu'il s'était fait cogner par une simple femme. Quelque peu satisfaite, Megara ignora la douleur qui s'étirait dans ses doigts endoloris. Observant son interlocuteur avec mépris, elle entoura le sac de ses deux mains, bien décidée à le protéger de Morgenstern. « Si tu oses encore me toucher avec tes doigts répugnants, je te jure que je t'enverrais croupir au fond du lac noir. » susurra-t-elle avec une aversion non dissimulée. Constater que les rumeurs étaient apparemment fondées et que le rôle de préfet ne signifiait rien pour Cole avaient grandement offensé Megara. Se retrouver en sa présence était devenu quelque chose de vraiment détestable, bien plus qu'auparavant. « Et n'essaie pas de me duper. Je sais très bien que les rumeurs qui circulent sur toi sont sûrement vraies. »  poursuivit-elle avec plus de calme et d'impassibilité. Megara était détestable mais elle se transformait en véritable harpie quand quelqu'un se moquait d'elle comme Cole venait de le faire. La ronde ne devait pas durer longtemps et la jeune femme était persuadée que si elle confiait le sac au concierge, elle pourrait ensuite retourner à sa salle commune. Cependant elle voulait mettre les choses au clair avec Morgenstern avant de tourner des talons. « Que ce soit clair. Si tu essaies encore de mettre main basse sur ce sac, tu en paieras le prix. » déclara-t-elle tout en assumant sa menace. Il était dangereux de se mettre Megara à dos, encore plus dans le cas de Cole. La perspective de le noyer dans une des cuvettes des toilettes était plus que jamais attrayante aux yeux de Megara. Contournant Morgenstern, elle se mit en route pour le bureau du concierge, non loin de là.
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête + (Megara&Cole)   Mar 3 Fév - 19:57

Amadouer un cœur aussi froid, des yeux aussi glaçants étaient un véritable cauchemar. Et une catastrophe également. Il fonçait droit dans le mur, Cole. Il le sentait pertinemment. Jamais elle ne croirait à ces tissus de mensonge, jamais elle ne goberait le moindre mot venant de lui. Il n’était rien qu’un moustique sur son chemin, rien qu’un impur égaré là et qui devait, le temps d’une soirée, faire équipe avec elle. Seulement elle n’allait rien lui laisser passer. Aucun cadeau des sang-purs. Il ne savait pas d’où pouvait venir une telle haine, il n’avait jamais réellement compris. C’était peut-être au-delà de ses capacités de compréhension, peut-être était-il trop idiot pour le comprendre. Quoi qu’il en soit, ils n’étaient pas sur la même longueur d’onde, tous les deux, et l’électricité évidente entre eux allaient faire à tous les coups des étincelles. Voire même déclencher un incendie. Il n’en aurait pas été étonné. La bombe devait être désamorcé, et ce le plus vite possible. Il sent son fragile piédestal basculer, Cole. Il sent qu’elle le pousse et qu’elle en est satisfaite, la bougresse. Elle n’attend que ça, qu’il tombe pour mieux le piétiner. Au sens propre comme au sens figuré. Aussi quand leurs peaux s’effleurent, il la sent se crisper instinctivement. Tout son corps est une boule de haine qui ne cherche plus qu’à le détruire, lui et son sang. Lui et ce qu’il représente aussi peut-être. L’air est chargé, lourd, pesant comme une chape de plomb sur ses épaules tandis que la tension monte et qu’elle lui arrache la bouteille des mains avec un air de mépris absolument non dissimulé. Il sent pertinemment que sa menace précédente n’est pas loin d’être mise à exécution. Et le sourire qu’elle affiche ostensiblement est loin de le rassurer. Elle lui fait presque peur, la serpentard. C’est un ouragan qui monte en puissance et qui détruit tout sur son passage en se moquant des conséquences sinon celles qui se rapportent aux siens. Elle se fiche du poufsouffle qui se fout de tout. Elle se fiche du poufsouffle qui essaie de vivre loin des préjugés sans se préoccuper d’autrui. En ce moment, elle ne cherche qu’à l’écraser et il en a une conscience aigüe. Et ça lui fait peur autant que ça aiguise son envie de toujours s’opposer encore plus à elle.
Et soudain, elle le frappe.
L’attaque fut si soudaine, si vive, qu’il prit le coup de poing en pleine pommette sans rien pouvoir esquiver. Elle avait une force qu’il n’avait pas soupçonné et il reste presque sonné sous l’attaque de front. Il la pensait plus fine, Megara. Il pensait que les serpents agissaient plutôt sournoisement, discrètement. Mais non. Elle l’avait frappé avec toute la force de sa haine, endolorissant son visage. Il allait avoir un bleu. Il raconterait un cognard au quidditch, toutes les excuses seraient bonnes. Mais raconter qu’elle l’avait frappé reviendrait à l’auréoler d’un certain prestige. Ou bien à ternir son image, une image précieuse, celle de quelqu’un d’inaccessible. Les tentations étaient grandes mais l’heure n’était pas à ce genre de préoccupation. Pour l’instant, il est juste abasourdi, Cole. Abasourdi et quelque peu étourdi. Il porte la main à sa joue qu’il frotte un peu pour chasser la douleur diffuse en écoutant ses menaces, son regard flamboyant lui promettant mille morts. Encore plus que ses mots. « Woh… » Sur le coup il n’arrive rien à dire de plus, c’en est presque ridicule. Il la regarde autrement, Megara. Comme celle qui n’hésite pas à frapper et assène, acéré, monts et merveilles de douleurs. « Quel bel avenir tu me promets depuis tout à l’heure, j’ai du mal à résister à tes invitations. Je ne pensais pas que tu te préoccupais de moi à ce point là Harkness… » Elle reprend un ton impassible, sévère et légèrement plus calme qu’auparavant pour lui asséner encore une fois« Et n’essaie pas de me duper. Je sais très bien que les rumeurs qui circulent sur toi sont vraies. » Alors il hausse les épaules en prenant un air de fausse modestie. Sa renommée n’est plus à faire, elle s’est déjà répandue à travers tous les élèves et même jusqu’aux serpentards les plus purs. Pour un peu il en ressortirait un sentiment de triomphe et d’orgueil. Cependant, il n’en est rien puisqu’elle est de ceux qui n’hésiteraient pas une seule seconde à le faire couler. Il sourit de nouveau, ses yeux rivés aux siens « Les rumeurs ne sont pas toujours des tissus de mensonge, grand bien m’en fasse. Pour toi, par contre, j’en ai trouvée une nouvelle : une reconversion dans le domaine de la boxe pour Megara Harkness ? ça te plairait. Vu ta performance de ce soir, elle ne serait pas si fausse non plus. » Un rapide clin d’œil et pour un peu il voudrait y ajouter une œillade et une petite caresse sous le menton pour l’énerver encore plus mais il ne fait rien. Elle n’est pas comme Cedrella, la serpentard. Elle s’agite, Cedrella, mais n’a pas cette pointe de haine tueuse dans les yeux. Megara l’a, elle. Et elle agite sous son nez le butin tant escompté qu’elle escamote à son regard en le contournant rapidement. Il serre les dents, excédé. Ce n’est pas une tendre, ni une facile. Pour tous et toutes les autres, un sourire charmeur et une ou deux promesses d’invitation à une fête illégale. Avec elle c’est encore différent. Mais elle le hait déjà, autant continuer sur cette voie et lui donner de bonnes raisons de continuer dans cette voie. Après tout, le courroux d’un sang pur n’est pas pire qu’un autre et Cole s’est toujours fichu des convenances et de tout ce qui allait avec. Les poings serrés, le cerveau fonctionnant à cent à l’heure, il réfléchit en une fraction de seconde. Et il la rattrape en un battement de cœur. Il est devant elle sans se départir une seule seconde de son calme. Il ne la touche pas, Harkness, elle l’a prévenue et fait mine de prendre ses menaces très au sérieux. Il lève les mains devant son visage pour lui montrer qu’il ne la touche pas et ne la touchera pas. « Pause. On reprend, d’accord ? On est parti sur de mauvaises bases toi et moi et je sais bien que pour toi je serais toujours sur une mauvaise base. Honte sur moi et à mon sang, tout ça, ok j’ai compris… » .  Il plante ses yeux dans les siens, penche un peu la tête sur le côté et continue sur sa lancée, autant essayer jusqu’au bout de sauver ce qu’il peut. Avec son doigté et son habileté naturelle à la parole, il a l’intuition que ça ne fonctionnera pas forcément très bien, surtout avec elle, mais autant essayer. « Mais franchement ce serait un tel gâchis… Pas parce que le concierge les boiraient toutes sans aucune vergogne –bien que ça compte quand même- mais aussi pour moi. Je sais que tu n’en as rien à faire mais tu sais je crois qu’on est pareil, toi et moi. On cherche juste à s’en sortir du mieux qu’on peut et faire notre chemin en évitant de se planter. » .  Monologue impuissant, certainement perdu d’avance. Il a l’impression de s’embourber dans des marécages mais il ne se départit pas de son calme. Parce que dans un cas comme dans l’autre, rien ne l’impacterait réellement, lui. Il veut juste en profiter, il veut juste faire la fête et oublier un peu. « On fait avec ce qu’on a, avec nos convictions, certes, mais on fait avec. Finalement, on a la même force de caractère mais mis à un but différent, tu ne crois pas ? ». Et même un sang impur comme lui, qui ne doit rien valoir à ses yeux, est capable de s’en sortir. Elle doit le savoir, elle doit le sentir. Il s’en est toujours sorti, il n’est pas ce qu’on appelle un électron libre pour rien. Parce que lui mieux que quiconque peut réussir. Et qu'il ne veut surtout pas perdre son butin qui commence à ressembler de plus en plus à une bataille de conviction.



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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête + (Megara&Cole)   Mer 11 Fév - 17:05


« Woh… » Ce fut tout ce que Cole trouva à dire après qu'elle l'ait frappé. Megara ne lui en voulait pas vraiment puisqu'elle pouvait comprendre sa surprise. Il était vraiment rare de la voir perdre ainsi le contrôle. Si Megara s'était permis un tel geste, c'était uniquement parce qu'il était un impur et qu'il était insolent avec elle. D'ordinaire, elle aurait juste ignoré Morgenstern et serait passée à côté de lui sans le voir. Ce qu'elle faisait d'habitude. Elle avait profité de l'absence d'élèves dans les couloirs pour pouvoir se défouler sur Cole. Un geste qu'elle ne regrettait absolument pas et qui la soulageait à un plus haut point. Cela faisait depuis si longtemps qu'elle voulait remettre le poufsouffle à sa place qu'elle n'avait pas manqué l'occasion. Savourant même la douleur qui avait envahi sa main, un sourire satisfait s'était étiré sur ses lèvres. Elle avait désormais hâte de voir la réaction du concierge quand elle lui apporterait sa trouvaille. Le simple fait d'avoir privé Morgenstern d'une partie de ses vivres suffisait largement à Megara, même si elle aurait adoré voir son expression devant la confiscation de ses biens.   Quel bel avenir tu me promets depuis tout à l’heure, j’ai du mal à résister à tes invitations. «Je ne pensais pas que tu te préoccupais de moi à ce point là Harkness… » Levant les yeux, la jeune femme préféra ignorer les répliques hilarantes de son interlocuteur. Il l'ennuyait plus qu'autre chose à lui servir son baratin. Comme si Megara était assez dupe pour se laisser tromper de la sorte. La jeune femme ne jouait pas dans la même catégorie que lui et c'était presque ridicule de voir à quel point il essayait de s'en sortir. Entendant à peine la suite de son discours, Megara était déjà en route pour le bureau du concierge. Une décision bénéfique puisqu'elle n'eut pas à entendre Cole parler de boxe et de carrière. Megara ne se renfrogna que davantage puisqu'il faisait allusion au monde moldu. Or cela ne l'intéressait absolument pas. Marchant à vive allure, Megara jura à voix haute en voyant le préfet de poufsouffle revenir à la charge. Fusillant ce dernier du regard, elle soupira en le voyant mettre les mains en l'air. Il devait vraiment la craindre pour prendre ses menaces au sérieux. Grand bien lui en fasse. « Pause. On reprend, d’accord ? On est parti sur de mauvaises bases toi et moi et je sais bien que pour toi je serais toujours sur une mauvaise base. Honte sur moi et à mon sang, tout ça, ok j’ai compris… » Levant de nouveau les yeux au ciel, Megara commençait sérieusement à s'impatienter. Elle ne comprenait pas pourquoi il insistait tant auprès d'elle quand cela était perdu d'avance. Jamais au grand jamais elle ne lui donnerait de bonne foi le sac qu'elle avait trouvé. Cole ferait bien mieux de la laisser assumer son rôle de préfete. « Mais franchement ce serait un tel gâchis… Pas parce que le concierge les boiraient toutes sans aucune vergogne –bien que ça compte quand même- mais aussi pour moi. Je sais que tu n’en as rien à faire mais tu sais je crois qu’on est pareil, toi et moi. On cherche juste à s’en sortir du mieux qu’on peut et faire notre chemin en évitant de se planter. On fait avec ce qu’on a, avec nos convictions, certes, mais on fait avec. Finalement, on a la même force de caractère mais mis à un but différent, tu ne crois pas. » Là, à ce moment précis, il venait de nouveau de commettre une erreur fatale. Megara ne lui laissa même pas le temps de continuer sa plaidoirie qu'elle s'avançait vers lui avec un air menaçant, se moquant bien de le bousculer. « Nous ne sommes en aucun cas semblables. » Si Cole avait tant bien que mal essayé de s'en sortir et de toucher une corde sensible chez elle, il avait échoué de façon pitoyable. Ce n'était sûrement pas en les comparant qu'il allait gagner la partie. Megara était bien trop fière de son statut de préfete pour en bafouer les principes. Ce n'était pas parce qu'ils étaient au-dessus des autres que le règlement ne s'appliquait pas à eux. « Et même si cela avait été le cas, j'aurais eu honte d'être à ton niveau. Tu ne mérites en aucun cas d'être préfet. » déclara-t-elle d'un ton calme mais aussi méprisant. C'était incroyable de voir à quel point la bêtise de Cole arrivait à provoquer Megara. A croire qu'il ne réalisait pas lui-même la portée de ses paroles et de ses actes. « Maintenant, soit tu t'écartes volontairement, soit c'est moi qui m'en charge. Et cela ne va pas te plaire. » Megara ne supportait pas de perdre son temps ainsi, d'autant plus à cause de Cole Morgenstern. Elle n'avait absolument aucune sympathie envers lui, quelque soit ses liens avec Cedrella. Observant son interlocuteur avec un air menaçant, la jeune femme resserra son emprise autour du sac. S'il essayait de le lui prendre, il finirait sans aucun doute à l'infirmerie. Mieux valait pour lui d'accepter sa défaite.
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête + (Megara&Cole)   Mar 17 Fév - 13:57

Sa joue est encore cuisante du coup qu’il vient de recevoir et il se demande s’il aura un bleu. Il dira qu’il s’est pris une porte. Vesper rira et Arista le regardera avec de grands yeux. Fin de l’histoire. Mais ici, rien n’était encore terminé et c’est avec une certaine hargne qu’il se bat pour conserver son bien. Il aurait dû mieux planquer sa marchandise, c’est certain. Il aurait dû savoir que les yeux acérés d’une Harkness ne passeraient jamais outre un aussi beau butin. Les deux sœurs étaient un véritable cauchemar vivant dans le château. Il n’a pas peur d’elles, Cole. Il se fiche royalement qu’elles le piétinent allègrement sous leurs talons de princesse. Il se fiche de ces histoires de sang-pur. On a toujours dit de lui qu’il était un électron libre, qu’il avançait sans regarder alentours et trouvait son chemin. Mais les Harkness avaient la fâcheuse tendance à se pointer sur ledit chemin pour l’empêcher d’avancer ou lui mettre des bâtons dans les roues. Aléas de l’existence sans doute. Et tandis qu’il s’évertue à faire entendre raison à sa camarade préfète, il ne sait pas vraiment où il va. Tête de bois que cette serpentarde qui le contourne d’un air impérieux pour continuer son chemin vers le concierge. Et il s’enfonce toujours un peu plus dans un discours à n’en plus finir, la noie sous un flot verbal pour qu’elle ralentisse le pas et l’écoute un tant soit peu. Il se demande pendant une seconde si une seule de ses paroles atteint ne serait-ce que la moitié du mur de glace qu’elle s’est forgé. Mais lorsqu’elle s’arrête subitement alors qu’il vient de lui barrer la route et que l’indignation se peint sur ses traits, il esquisse un temps d’arrêt. « Nous ne sommes en aucun cas semblables. » Elle appuie avec insistance sur le mot, son regard glacé court sur lui en le jaugeant. Si ses pupilles avaient été des sortilèges de mort, il serait mort environ 15 fois. Au moins a t-il la certitude qu’elle l’écoute un tant soit peu. Il s’apprête à lui répondre mais elle continue sur sa lancée dévastatrice, lui fait clairement comprendre qu’ils n’ont rien en commun. Mais ça, il le savait déjà. Sa tentative désespérée a au moins eu l’avantage de lui rapporter un peu de temps. « Et même si cela avait été le cas, j'aurais eu honte d'être à ton niveau. Tu ne mérites en aucun cas d'être préfet. » Outch. Corde sensible, pour sa part. Il le sait pertinemment, qu’il n’a pas sa place en tant que préfet mais il n’a pas vraiment eu le choix et il doit certainement déshonorer quelque peu son rôle. Il fait bonne figure devant les professeurs, se fout de ce que les autres peuvent penser. Mais effectivement, il n’a absolument aucune légitimité en tant que préfet. Seulement, il est là. Tant pis pour elle. « Au moins j’ai la certitude que tu m’écoutes un tant soit peu Harkness. Alléluia tu n’es pas encore assez haut dans la hiérarchie pour rester sourde aux suppliques du bas-monde ». C’est ironique, c’est très théâtral mais il en joue. Autant temporiser, acheter du temps même s’il sent qu’il n’arrivera pas vraiment à faire plier le caractère rigide de son acolyte. « Et on est d’accord sur au moins un point, c’est déjà ça. ». Il ne cite pas lequel, qu’elle se débrouille toute seule pour le deviner. Le mépris avec lequel elle lui parle est bien plus que suffisant pour Cole qui commence à se lasser du manège mais ne laisse rien voir. Il lui montre un visage toujours plus affable, toujours plus aimable, qui vient se fracasser sur ses airs glacials. L’air menaçant, elle resserre son emprise sur le sac plein de l’alcool source de discorde. Elle n’en démord pas. Il écarte les bras pour bien lui montrer qu’il n’a pas sa baguette dans les mains. Coincé dans sa poche, il ne la sort pas. Il va le regretter ? Très bien qu’il en soit ainsi, qu’il semble lui crier. Un défi silencieux aux allures de grosse blague pour Morgenstern qui ne lâche pas son sourire. « Je t’attends Harkness. Je pense pas que te supplier pour récupérer ce qui est à moi marchera alors si tu veux m’en mettre une autre, profites-en ». Il va s’en sortir avec des bleus. Un œil au beurre noir. Bref avec tout l’arsenal mais il aimerait la voir sortir de ses gonds, une nouvelle fois. Ce serait déjà une petite victoire. A croire que la famille Harkness a sa bête noire, celui qui arrive à faire en sorte qu’elles tournent un peu en bourrique. Ce n’est que justice, après tout, chacun son tour n’est-ce pas ? « J’aimerais te voir essayer. Quoi qu’il en soit, je te promets une chose : à chaque menace, je bois une gorgée à ta santé ». Il sort sa flasque qui ne quitte jamais de sa poche arrière. Presque vide mais il compte bien la remplir dès que ce foutu sac sera en sa possession. « Tu n’as pas envie de me voir bourré dans les couloirs avec toi. Le concierge pourrait se faire des idées. ».



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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête + (Megara&Cole)   Jeu 26 Fév - 16:43


« Au moins j’ai la certitude que tu m’écoutes un tant soit peu Harkness. Alléluia tu n’es pas encore assez haut dans la hiérarchie pour rester sourde aux suppliques du bas-monde » Levant une nouvelle fois les yeux au ciel, la jeune femme perdit définitivement patience. Rare étaient les personnes qui arrivaient à faire un tel miracle. Ses propres soeurs n'arrivaient parfois jamais à arriver à un tel résultat. Il fallait dire que Cole Morgenstern était sans doute l'être le plus agaçant du monde magique que Megara avait rencontré jusqu'à présent. Depuis qu'elle était tombée sur ce troll, il n'avait pas cessé de l'ennuyer de toutes les façons possibles et imaginables, à croire que c'était devenu une sorte de lubie. Observant le poufsouffle avec mépris, la jeune femme était loin de se laisser berner par son petit manège. Elle savait très bien à quoi il jouait et cela lui déplaisait fortement. Morgenstern essayait de gagner du temps. Il devait bien être naïf ou crédule pour croire un seul instant que Megara se laisserait amadouer par des paroles aussi stupides et insensées. Cela ne l'étonnait pas vraiment mais elle l'aurait cru un petit peu plus intelligent que cela. Il devait sûrement connaître la réputation de la jeune femme alors pourquoi n'en tirerait-il pas les conclusions ? Megara était dangeureuse, surtout avec les impurs tels que Morgenstern. « Et on est d’accord sur au moins un point, c’est déjà ça. » Ricanant à cette réplique, la jeune femme se moqua bien de savoir ce qu'il venait de confirmer. Elle était maintenant persuadée qu'il était un moins que rien fêtard et irresponsable. Il ne la fera pas changer d'avis à ce sujet, quoiqu'il dise ou fasse. Megara comptait toujours apporter sa trouvaille au concierge, que le poufsouffle soit d'accord ou non. Il aura beau essayer de la convaincre, ce n'était pas dans la nature de la Harkness de faire défaut à ses obligations. Elle avait travaillé dur pour obtenir son badge de préfet et il était absolument hors de question qu'elle renie cela pour une simple beuverie. D'autant plus qu'elle n'était même pas amie avec Morgenstern. Alors pourquoi s'obstinait-il dans ce sens ? Essayait-il de l'amadouer afin de récupérer une partie du butin ? Fronçant les sourcils de méfiance en le voyant écarter les bras pour montrer qu'il n'avait pas sa baguette en main, la jeune femme conserva pourtant sa suspicion. Elle n'était peut-être pas aussi intelligente qu'un serdaigle mais elle était certes plus rusée et vicieuse qu'un poufsouffle. Elle n'aurait pas étonnée de le voir user d'un stratagème idiot. « Je t’attends Harkness. Je pense pas que te supplier pour récupérer ce qui est à moi marchera alors si tu veux m’en mettre une autre, profites-en » Sous le coup, Megara resta totalement ahurie en entendant son interlocuteur lui parler. Ce troll des cavernes venait tout juste d'avouer devant elle qu'il possédait bien l'alcool qu'elle tenait fermement dans ses bras. N'en croyant pas ses oreilles, un sourire moqueur s'étira sur ses lèvres. Il était définitivement plus idiot qu'elle le croyait. « Tu es franchement ridicule. D'autant plus que tu viens de confirmer mes doutes. » murmura-t-elle tout en commençant à s'avancer vers lui. Megara n'allait pas s'en prendre encore physiquement à lui. Elle avait certes perdu le contrôle le temps de quelques secondes mais c'était désormais du passé. La jeune femme voulait juste en finir avec cette ronde interminable et retrouver le confort de son dortoir. Que cela se passe bien ou non ne regardait plus que Cole. A lui de comprendre qu'elle n'était pas ce genre de fille à se laisser avoir aussi facilement. « J’aimerais te voir essayer. Quoi qu’il en soit, je te promets une chose : à chaque menace, je bois une gorgée à ta santé » S'arrêtant net en le voyant sortir une flasque de sa poche, Megara en resta bouche bée. Il dépassait vraiment les limites et était tombé encore plus bas dans l'estime de la jeune femme. Désormais convaincue qu'il était bien le responsable des fêtes et des beuveries réputées dans l'école, la jeune femme n'allait pas tarder à vouloir prouver l'implication de Morgenstern dans ces affaires. « Tu n’as pas envie de me voir bourré dans les couloirs avec toi. Le concierge pourrait se faire des idées. » Résignée, Megara adopta une nouvelle fois son masque d'impassibilité. Il n'avait fait qu'abuser de sa patience et elle en avait assez. Serrant davantage le sac contre elle, à s'en faire mal, la jeune femme s'avança vers le poufsouffle avec une démarche assurée. Fixant Cole avec supériorité, la jeune femme s'arrêta à quelques pas de lui. « Tu fais ce que tu veux, Morgenstern. Tu viens de me le prouver à l'instant. » susurra-t-elle entre ses dents tout en s'avançant toujours davantage en direction du bureau du concierge. « Sache seulement que le concierge ne trouvera que toi dans les couloirs quand je l'aurais prévenu. Après lui avoir remis le sac, bien évidement. » termina-t-elle tout en lui offrant un sourire des plus angéliques. Une apparence trompeuse puisqu'en réalité, Megara rêvait de l’éjecter dans le lac noir sans baguette et bouée de secours.
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête + (Megara&Cole)   Ven 20 Mar - 22:21

Le couloir semble désert et désolé. Il n’y a qu’eux deux, au milieu, qui bataillent comme des chiffonniers. Ou des alcooliques en manque. Autour d’un sac. Pour un peu la situation aurait prêté à rire mais c’est sans compter sur le ton coupant de Megara et sa façon de plaquer irrévocablement toute lamentation au pilori sans aucune pitié. Elle ferait une juge parfaite. Sans cœur mais parfaite. « Tu es franchement ridicule. D'autant plus que tu viens de confirmer mes doutes. » Ainsi elle n’avait que des doutes. Bien. Au moins maintenant, elle était fixée. Il lui sourit, presque fier de lui-même. Il se fiche totalement qu’elle sache que c’est lui qui orchestre les beuveries du château. Il se fiche qu’elle aille en parler aux professeurs. Sa parole a peut-être du poids mais il peut être diablement angélique, le Morgenstern, quand il s’y met. Il n’a pas peur de perdre ses privilèges de préfet, il n’a pas peur de tout ça. Aller contre le règlement est devenu une seconde nature chez lui. Il ne fait pas un préfet bien vaillant mais n’est-ce pas ce qui fait la beauté de la chose ? Il connaît tous les tours. Il est le mieux placé pour savoir comment déjouer les surveillances, il fait partie de ceux qui se faufilent au travers des filets. Ne dit-on pas que les voleurs font les meilleurs gardiens ? « Tu n’avais que des doutes ? Heureux d’avoir pu éclairer ta lanterne, permets-moi de considérer comme une fierté personnelle ce haut-fait ». Il s’attend encore au coup, mais ce dernier ne vient jamais. Elle a perdu son sang-froid une fois, pas deux. Elle n’est pas comme sa sœur, elle sort de ses gonds, une seule fois, et elle y revient aussi sec. Droite et digne, Megara. Pour un peu, on s’agenouillerait devant elle en courbant l’échine, elle a de la prestance, de la froideur. Tout ce qu’il faut. Même un sang-pur. Et méprisante pour ceux qui n’en ont pas. Parfaite héritière en somme. Grand bien lui en fasse. Alors il tente une autre tactique, beaucoup plus amusante pour lui en tout cas. Au lieu de se faire taper dessus, il va boire. Merveilleuse façon de passer sa soirée. Une ronde et une gueule de bois le lendemain matin. Les yeux de la serpentard le foudroie sur place au moment même où il lui annonce le deal en question. Et tandis que le liquide lui brûle l’œsophage, il sait déjà que la partie est perdue. Il sait déjà qu’avec la première lampée elle l’a enterrée six pieds sous terre. Tant pis. Maintenant, tout ce qu’il peut faire c’est lui casser suffisamment les pieds pour qu’elle supplie de ne plus jamais tomber avec lui pendant les rondes. Ce serait déjà une petite victoire, pour elle comme pour lui. Tout le monde y gagnerait. Son butin est perdu, certes, mais au moins il peut encore s’en tirer avec panache. « Sache seulement que le concierge ne trouvera que toi dans les couloirs quand je l'aurais prévenu. Après lui avoir remis le sac, bien évidement. » Il ricane, elle fonce droit sur lui la vaillante. L’impassible. Elle a mis son masque qui lui va si bien et le dévisage sans le voir. Il n’est qu’une ombre à ses yeux. Il prend de nouveau une gorgée. « Il ne me trouvera pas, dans trois secondes je suis loin d’ici. Je reste juste encore pour te faire respirer les vapeurs d’alcool ». Il lui agite la flasque sous le nez. Le niveau de boisson est bas. Il a peut-être un peu trop bu, un peu trop vite mais qu’importe. Maintenant, qu’importe. « Dès que tu auras le dos tourné, je file ». En attendant, il ne bouge pas du couloir, la regarde s’approcher. « On ne pourra pas dire que je n’ai pas essayé ». Et pour cause, leurs éclats de voix doivent résonner depuis quelques temps dans le couloir. Mais personne n’est venu. Personne n’est sensé venir certes mais tout de même. Le concierge doit certainement les attendre tranquillement. Il va avoir sa pitance, le bougre. Cole est presque sûr qu’il va mettre une bouteille de côté pour son profit personnel. Tant pis. « Mais dis-toi juste que ce n’était que le plan A, dis-toi aussi que je connais les autres lettres de l’alphabet ». Et sur cette petite remarque pleine de sous-entendue, il se pousse presque galamment pour la laisser passer. Il va juste devoir crapahuter en pleine nuit. Rien qu’il n’ait déjà fait.



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